Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

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lundi 20 août 2012

Litanies en grégorien

J'ai reçu un @ de quelqu'un qui me demandait la partition des litanies en latin... J'ai pensé que la réponse que je lui ai faite pourrait rendre service à quelques personnes, intéressées par cette très belle musique! Dans ma réponse, je donne les partitions, et des indications sur comment les chanter. Et j'ajoute un commentaire personnel:

Oui c'est long. C'est le principe des litanies. Mais donc, c'est la longueur de cette prière qui en fait l'intérêt. Dans d'autres traditions, on parlerait de "mantra" ou de "transe", eh bien les litanies c'est cela. Si ce n'est pas long et répétitif, cela n'a aucun intérêt. C'est aussi pour cela que le chant grégorien a des vertus (scientifiquement avérées!) apaisantes, intériorisantes. En même temps, quand on se penche sur son histoire le grégorien au tout début (qui ne s'appelait pas encore grégorien...) découle de la langue parlée, donc dans un thème comme celui-là, la phrase ne doit pas être trop lente, et doit reproduire le rythme de la parole normale, posée, mais pas lente pour autant. On ne devrait pas avoir besoin de reprendre son souffle au milieu d'une phrase. Mais bon, vous avez sans doute l'habitude de chanter le grégorien...

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lundi 29 octobre 2007

Centre de musique sacrée de Saint Anne d'Auray : chapeau

J'ai assisté samedi soir au concert "Hommage à Jean Langlais" proposé par les Choeurs de la maîtrise de Sainte-Anne d'Auray à la Basilique du même nom dans le Morbihan : une splendeur!

Des oeuvres pour choeur et orgue de Poulenc, Pierre Villette, Jean Langlais bien sûr, mais également la "Séquence de Saint Michel" de Richard Quesnel, qui dirigeait la Maîtrise. Je découvre avec bonheur ce jeune compositeur et chef (né en 77), à la direction souple et confiante, qui arrive à tirer le meilleur des jeunes voix qui lui sont confiées. Sa "Séquence", créée il y a quatre ans, est une merveille et franchement, le concert fut exceptionnel. Ils sont jeunes, ils sont talentueux, ils sont beaux, transfigurés par la musique qu'ils partagent : ces musiciens vous donnent un profond bonheur à les entendre!

Le Centre de musique sacrée de Ste Anne d'Auray, sous la houlette de Bruno Belliot, est très actif, et organise notamment tous les ans une académie d'orgue.

lundi 30 juillet 2007

Supplique à Mgr Centène, évêque de Vannes, au sujet des cantiques bretons

Monseigneur,

Le 15 août prochain, j'aurai le bonheur de m'unir à votre prière pour la messe du pardon de Notre-Dame d'Arvor, puisque la Mairie de Vannes m'a fait l'honneur de me solliciter, cette année encore, pour faire partie du jury qui élira la "Reine d'Arvor" 2007.

L'année dernière j'avais déjà eu la joie de prier avec le Père Maurey et les centaines de fidèles rassemblés à cette occasion. Je ne suis pas d'origine bretonne, mais dans ma famille originaire du Québec je suis la 7e génération de musiciens d'église. Organiste, je m'intéresse de très près à la musique bretonne, qu'elle soit classique ou traditionnelle. J'ai eu l'occasion de faire un concert bombarde, orgue et chant en 2005 à la cathédrale de Vannes, au cours duquel j'ai fait la connaissance du Père Maurey (et bien sûr également de Michel Jégo). Plus récemment, j'ai effectué une tournée au Japon à l'occasion de la St Patrick 2007, avec le soutien du Conseil Régional, de l'Ambassade de France et d'Air France, au cours de laquelle j'ai fait un concert d'orgue à Tokyo qui a permis au public japonais de découvrir les compositeurs bretons et même vannetais tout aussi bien que les cantiques traditionnels bretons.

Je vous écris spécialement pour vous dire que j'avais été profondément attristée l'année dernière par la quasi absence de cantiques bretons au cours de la messe du 15 août.

Mon regard n'est pas celui d'une militante obtuse, et ces cantiques n'évoquent chez-moi ni l'enfance ni un certain folklorisme : ils sont seulement sublimement beaux.

Plus encore, j'ai remarqué à chaque fois que je participais à une messe en basse-Bretagne, que si les fidèles ânonnent les chants en français (qui sont souvent, avouons-le, d'une qualité musicale très discutable!), dès qu'on entonne un cantique breton, c'est toute l'assemblée qui chante à gorge déployée et avec une profonde joie - enfin, pour peu qu'on ait les paroles dans le feuillet de participation !

Je sais tout l'attachement que vous portez à la culture bretonne. Vous avez sur elle un regard qui est d'autant plus sincère que, comme pour moi, ce n'est pas la culture dans laquelle vous avez grandi. Je sais aussi à quel point vous êtes sensible à la belle liturgie, si importante pour que la prière sourde au coeur des fidèles. C'est la raison pour laquelle je me tourne vers vous pour vous demander d'essayer d'influencer les différents intervenants de la messe du 15 août prochain afin qu'il y ait un peu plus de place pour les cantiques bretons. Par ces cantiques, on détient en Bretagne un trésor musical inestimable ; or si on ne les chante pas en Bretagne, où les chantera-t-on? Laissera-t-on mourir ce répertoire qui vaut bien Mozart ou Bach à mes yeux ?

Bien sûr, nombreuses sont les personnes capables, à Vannes, de proposer à l'assemblée des cantiques bretons au cours de la messe du pardon de Notre-Dame d'Arvor. Mais s'il advenait que l'absence de ce répertoire à cette messe spécifiquement soit liée à un conflit de personnes ou toute autre raison non-musicale, je me propose à vous dans un esprit de service si je pouvais me rendre utile, comme animatrice de chant, pour faire profiter de ce répertoire la nombreuse assemblée du 15 aoît, (au moins chanter Rouanez karet an Arvor, "reine aimée de l'Arvor", c'est un minimum vu la circonstance!) .

Je vous remercie d'avance de l'attention que vous porterez à ma demande.

dimanche 3 juin 2007

Entre l'glise et la synagogue

Baptme ce matin Saint-Antoine des Quinze-Vingt de la petite Alicia, auquel la famille franco-italienne, qui semble apprcier la bella musica, m'a demand de participer par ma musique. Sitt fini, juste le temps d'avaler un repas express, en songeant aux agapes dont la France entire se gave en ce dimanche midi de la fte des mres, et en route... pour la synagogue et la clbration d'un mariage ashknaze.

Les Ave Maria ont donc cd la place aux 7 kiddouch et Siman Tov, et je joue mon rle de musicienne du culte toujours avec le mme srieux. Est-ce que le rabbin sait que je ne suis pas Juive? Peut-tre pas. Peut-tre que si. Qu'importe : je prfre chercher ce que nous avons en commun plutt que ce qui nous spare, et puis aprs tout, organiste c'est un mtier comme un autre, qu'on l'exerce dans une glise, une salle de concert, une synagogue ou un centre commercial! (comme au Japon...)

Aprs le mariage, je demande au rabbin, qui correspond soi-dit en passant en tout point l'image qu'un non-Juif peut se faire d'un rabbin -barbu, costaud, sympa, et muni d'une superbe voix qui sait ornementer avec sophistication les chants hbreux- je lui demande donc s'il est satisfait de moi et si ct musique tout s'est bien pass (comme je demande toujours tous mes interlocuteurs lorsque j'effectue un travail). Il m'a dit qu'il tait ravi, et qu'il avait eu la sensation que par mon accompagnement j'avais rellement su le "porter", qu'il s'tait senti libre dans son chant, suffisamment l'aise pour se laisser aller vocalement, confiant que j'allais le suivre et le soutenir.

Je vous avoue que j'ai t mue, qu'un grand gaillard dise une petite puce comme moi que j'avais russi le "porter" - l'image fugace d'un pas de deux loufoque o je le porte dans un entrechat digne de Fantasia m'effleure l'esprit - mais ce qui serait ridicule pris au pied de la lettre devient magique en musique.

Et c'est l que la magie opre, en fait : cette musique qui a su sourdre, qui survient un moment prcis en dfiant toutes les lois, celles des religions qui ne se parlent pas, ou enfin pas assez, celles de l'ge, et celles du genre, et alors l'instant magique se produit. Et dans mes propres croyances personnelles, cet instant de musique accompagnera tout au long de leur nouvelle vie les maris d'aujourd'hui...

Mazel tov! (et merci Bruno S. pour la photo!)

jeudi 5 avril 2007

Ubi caritas et amor

J'ai chant aujourd'hui pour la messe du Jeudi Saint, dans notre petite chapelle de l'Agneau Vainqueur (o je ferai d'ailleurs un concert le 29 avril, j'y reviendrai!), et o je continue de participer aux clbrations comme chantre. Pendant cet office, j'ai entonn avec l'assemble le chant "Ubi caritas et amor" : O sont charit et amour. Quelle belle langue chanter que le latin! Et pourtant de rares exceptions prs, on ne l'utilise gure que pour les chants sacrs (est-ce un plonasme? toute musique, par dfinition, est pour moi sacre)

Dans les stages de chant que je dirige, j'insiste beaucoup sur la "sensation de la voix". Quel bonheur de chanter le mot "AMOR" ; chanter le mot "amour", en franais, est tout fait diffrent. AMOR, mot mille fois chant fin' par les trobadors, mille fois prsent dans les tangos comme dans les opras, amor se chante sur tous les tons. La plnitude du chant grgorien de cette mlodie (ne dit-on pas "cantus plenus", chant "plein"... et plain-chant) associe la sensation des voyelles et la saveur des consonnes du mot "AMOR" qui remplit l'appareil vocal et le corps tout entier m'ont caus aujourd'hui beaucop de bonheur. Et merveille, l'assemble avec qui je chantais a partag, je crois, cette plnitude amoureuse accomplie par la musique. Si chanter c'est prier deux fois, c'est jouir combien de fois, d'aprs vous? (Grincheux passez votre chemin! j'assume mes verbes, et ce sujet j'pouse la mystique rotique de la Grande Tradition! Sainte Thrse d'Avila, Saint Jean de la Croix, ora pro ejus!)

Ubi caritas (grgorien) : partition et fichier midi - couter un MP3

mercredi 27 décembre 2006

Hommage aux passeurs de musique: Diogène et Jean-Baptiste LeBlanc, chantres

La généalogie est un sport national au Québec. Je profite de la période de Noël, temps où chantres et organistes travaillent beaucoup, pour rendre hommage à mon grand-père et mon arrière-grand-père Diogène et Jean-Baptiste Le Blanc.

J'écris parfois dans les notes biographiques des programmes de mes concerts, que je suis "la 5e génération de musiciens d'église dans ma famille". C'est faux! Je viens de découvrir que je suis au moins la 7e génération!

Mais revenons à mon grand-père Diogène, que je n'ai malheureusement pas connu. Père de 15 enfants, il exerçait le noble métier de "laboureur", comme on disait autrefois, à Saint-François de Pabos en Gaspésie au Québec. Je dis bien "noble métier", pour trancher avec les clichés de bouseux et de péquenots que cela peut encore évoquer pour certains de nos jours, car être laboureur, au Québec à cette époque, c'était être un homme libre. Tous les matins, beau temps, mauvais temps, pluie ou neige, même à 30 en dessous de zéro, mon grand-père attelait la jument de trait et allait chanter la messe en grégorien à la paroisse Sainte-Adélaïde de Pabos, au bord de la Baie des Chaleurs. Sa terre était "dans le rang" (l'organisation des terres labourées étant encore imprégnée de régime seigneurial), et le chemin qu'il empruntait avec sa jument pour aller à l'église porte aujourd'hui son nom.

Tous les soirs après souper, ma mère me raconte qu'il se mettait à l'harmonium avec son Paroissien Romain, et qu'il répétait sa messe du lendemain. On dit qu'il avait une très belle voix. C'est en tout cas l'image qu'en garde ma mère, chez qui toutes ces mélodies ont laissé une empreinte profonde. Si bien que lorsque j'étais petite, pour m'endormir ou pour me distraire, que me chantait ma mère? Ce qu'elle avait entendu chanter par ses propres parents : du chant grégorien!

Rares sont les gens de ma génération qui ont eu la chance de recevoir, j'oserais dire par filiation, le "virus" du chant grégorien! Certes en grandissant j'ai considérablement approfondi ma connaissance de cette musique aussi vaste que la mer qui frappe la falaise au pied de l'église Sainte-Adélaïde de Pabos, et travaillé les différents styles comme les différentes esthétiques de cette musique, et je ne chante certainement pas le chant grégorien comme pouvait le faire mon grand-père. Mais chaque fois que j'entonne la Messe des Anges, j'ai une pensée pour le laboureur père de ses quinze enfants qui l'a transmise à ceux qui me l'ont transmise, moi qui la transmets à mon tour... (voir le billet "Stage de musique médiévale" dans la rubrique "Actualités")

Il faudra que je demande à ma mère comment se fait-il que mon grand-père se soit retrouvé chantre à la paroisse. Sans doute de la même façon que moi : à 12 ans on m'a assise sur un banc d'orgue, avec à peine quelques cours de piano dans les pattes, et il ne faisait de doute dans l'esprit de personne que j'allais jouer! Je n'ai jamais arrêté depuis: du haut de mes 31 ans, cela fera bientôt 20 ans que j'exerce comme musicienne du culte. D'abord pendant mes cinq ans de collège chez les religieuses (tous les matins! une sacrée école!), puis à la paroisse Saint-Charles Garnier à Montréal, puis à la Chapelle Notre-Dame du Bon-Secours, superbe sanctuaire sur le vieux-port de Montréal. En France j'ai exercé à Notre-Dame d'Alfortville et à la Chapelle de l'Agneau Vainqueur à Paris, en plus de nombreux offices chez nos amis protestants et même dans les synagogues! Diogène Le Blanc n'a fait, j'imagine, que reprendre le flambeau de Jean-Baptiste Le Blanc son père (ci-contre en photo avec son épouse mon arrière-grand-mère Marguerite Grenier), qui l'avait lui-même repris de son père...

En fait, aussi loin qu'on puisse remonter de mémoire d'homme, dans ma famille, on a toujours animé des messes. Et voilà que ma mêre me fait part, par-delà la mémoire humaine, à travers la mémoire écrite, qu'elle a lu (tiens il faudra que je lui demande où) que notre aïeul Benjamin Le Blanc (né en Acadie en 1740) animait des "messes blanches". Les messes blanches étaient des célébrations dominicales, des batêmes ou des funérailles, où faute de prêtre un laïc célébrait. (voir l'excellent article à ce sujet sur le blog de la famille Dugas - note : le Charles Dugas dont il est question est le beau-père de Benjamin LeBlanc) Ce n'est donc plus la 5e génération de musiciens d'église, mais bien la 7e... enfin, au moins. Jusqu'à ce qu'on trouve une mention d'archive qui confirmera que le père de Benjamin LeBlanc, et son grand-père avant lui...

Qu'ils soient tous bénis, en ce temps de Noël, ceux qui ont passé le flambeau qui est arrivé jusqu'à moi et qui brûle encore!

Lire aussi : "Il touche l'orgue depuis 40 ans", un portrait de mon oncle Claude LeBlanc, organiste à Sainte-Adélaïde de Pabos

mardi 26 décembre 2006

Nedeleg Laouenn

J'aimerais offrir tous les lecteurs de mon carnet de bord deux mlodies bretonnes de Nol. Pour dballer votre cadeau (l'couter, le mettre sur votre iPod, le graver, l'envoyer vos amis, etc), faites un "clic droit" sur :
http://claudenadeau.free.fr/mp3/noel/bretons.mp3 (c'est ce que vous entendez actuellement avec la bote musique situe dans la colonne de droite)

ou pour couter avec Real Player:
http://claudenadeau.free.fr/mp3/noel/bretons.ra

Mais oui, je suis gnreuse de ma musique! Incroyable dans cette socit de consommation et de droits de sacem... Je vous demande juste, si vous transmettez ce fichier vos amis (ce quoi je vous encourage vivement!) de ne pas enlever mon nom, et si possible d'tablir un lien en retour vers mon site www.claudenadeau.net . Et si ces fichiers sonores vous donnent envie d'entendre le tout en musique vivante, en "live" comme on dit en anglo-saxon, eh bien sachez que c'est possible et que vous n'avez qu' me contacter pour que je vienne jusqu' vous partager la musique que je porte en moi comme on porte un enfant...

Le premier cantique est du pays de Gurande, Bel astre que j'adore, et le second du pays de Vannes, Pe trouz war an douar (l'une des plus belles parmi toutes les mlodies bretonnes, mon avis). Vous entendrez sur cet enregistrement-concert la hautboste amricaine Allison Smith, que j'accompagne l'orgue de ma petite chapelle Paris.

C'est ma faon de vous souhaiter Nedeleg Laouen, et surtout d'essayer que, croyants ou pas, personne ne laisse sombrer dans l'oubli ce fabuleux rpertoire breton.

Bonne coute et bon Nol tous!

PS pour les curieux : les paroles des cantiques

Pe trouz war an douar, pe gan a glevan-me ? Na kaer eo ar mouezhio a zeu eus lein an nev ? Aeled, lavarit deomp perak ho kanaouenn ? Er bed petra nevez zo erru a laouen ?

Kanit ivez ganeomp, kanit, pobl an douar Ni deu da lret deoc'h un neventi hep par : Ur Mabig benniget, Roue Jeruzalem, A zo ganet 'vidoc'h e kr a Vethleem

En un taol 'kreiz an noz eo ganet war ar maez En ur c'hozh kraou disto, 'kreiz an dristidigezh, C'hwi her c'havo eno, dister etre daou loen 'Vit tomma e vempro n'en deus 'met o alan

Eno e vo gwelet Mestr bras an holl er bed War un dornadig plouz en un nev astennet E zeu da veza paour 'vit hor pinvidikaat 'Vit distag ho kalon diouzh ar bed evit mat

Erru eo an termen eus ar profesio O noz mil gwech erus a dorr hol liammo ! Kanit gloar hag enor da Jezuz, da Vari, Deut eo Doue da zen, erru eo ar Mesi

traduction:

Quel bruit sur la terre, quel chant est-ce que j'entends ? Que les voix qui viennent des cieux sont belles ! Anges, dites-nous, pourquoi votre chanson ? Qu'est-il arriv de neuf dans le monde ?

"Chantez donc avec nous, chantez peuples de la terre Nous vous annonons une grande nouvelle: un petit enfant bni, Roi de Jrusalem est n pour vous dans la ville de Bethlem.

Il est n au milieu de la nuit dans la campagne Dans une vieille crche, au milieu de toute tristesse Vous le trouverez l-bas, entre deux btes il n'a que leur haleine pour rchauffer ses membres

L vous verrez le matre de l'univers sur un peu de paille dans une mangeoire allong il est venu pauvre nous apporter la plus grande richesse pour dlivrer nos coeurs pour de bon

Les prophties sont ralises O nuit mille fois heureuse qui vient briser nos chanes ! Chantez gloire et honneur Jsus, Marie : Dieu s'est fait homme, le Messie est arriv

Nol gurandais:

Bel astre que j'adore, Soleil qui luit pour moi, C'est toi seul que j'implore, Je veux n'aimer que toi. C'est ma plus chre envie, Seigneur, en ce beau jour, O je ne dois la vie Qu' ton immense amour.

Du fond de cette crche, J'entends, rempli de foi, Ta voix qui ne me prche Que cette douce loi. Divine et pure flamme, Descends du haut des cieux, Remplis, remplis mon me, Oh ! viens combler mes voeux !

Plaisir, honneurs, richesse, Longtemps, m'ont trop charm ; Je veux t'aimer sans cesse, Toi qui m'as tant aim. De mon long esclavage Je suis donc rachet ! toi seul tout hommage, Mon coeur, ma libert !

Seigneur, que la mmoire De tes divins bienfaits, Le zle de ta gloire En moi vive jamais ! Je veux toujours te suivre, Je n'ai plus qu'un dsir, Pour toi seul, je veux vivre, Pour toi, je veux mourir.

Et vous, choeurs angliques, Qui du Seigneur naissant Chantez dans vos cantiques L'heureux avnement, Venez pour moi, saints anges, Redire au doux Sauveur Vos hymnes de louange, Les chants de mon bonheur !

mardi 19 septembre 2006

Et lux perpetua

Longue journée aujourd'hui : j'ai chanté à Arnaville, du côté de Metz, à la cérémonie de funérailles d'une dame qui avait exprimé le désir d'avoir du chant grégorien à cette occasion.

Bien sûr jouer ou chanter pour des baptêmes ou des mariages semblerait plus gai. Toutefois, j'aime beaucoup chanter pour des convois, et j'ai la conviction que ma musique, tel Charron, contribue par sa spiritualité à "porter" la personne vers l'autre rive...

Il y a donc une sorte de relation presque intime à être l'outil de ce passage pour des gens que la plupart du temps je ne connais pas, et à qui je prête ma voix au moment d'avancer, nu, vers la lumière. Je ne sais pas comment décrire ce sentiment, mais en tout cas j'ai vraiment l'impression que ma musique, et le recueillement qu'elle impose aussi à ceux qui restent, sort de moi de façon transcendante : ma voix ne m'appartient pas, elle est l'outil, mon corps qui chante est le filtre, ou plutôt le catalyseur, et la Musique survient.

Retour en TGV vers 21h, ouf, la journée a été longue. A toutes les personnes qui trouveront ce document utile, voici le feuillet de participation qui reprend les partitions de la messe des morts en grégorien: www.claudenadeau.net/doc/funerailles_gregorien.doc

vendredi 14 juillet 2006

Il touche l'orgue depuis 40 ans

Un article paru dans le journal gaspésien "Le Havre" au sujet de mon oncle Claude LeBlanc, organiste en paroisse en Gaspésie. Quand on vient d'une famille de musiciens...

Par Louise Bourque
Les samedis et dimanches, Claude LeBlanc, l'organiste de l'église de Ste Adélaïde-de-Pabos, accompagne les deux chorales de la paroisse avec le même enthousiasme qu'à ses débuts en 1966.

Il est toujours là pour adoucir la peine aux funérailles ou souligner la joie lors des mariages. L'orgue électrique Baldwin est une amie qu'il aime toucher comme disent les gens du métier. Il en joue avec une ferveur faite de retenue et de ravissement que la musique religieuse lui procure, particulièrement son compositeur préféré, Bach dont il s'inspire dans ses improvisations.

M. LeBlanc célébrera son 73e anniversaire en août. La musique fait partie de sa vie. Il se souvient qu'à 5 ou 6 ans, il jouait des "reels" sur l'harmonium familial. La famille de Diogène LeBlanc a toujours aimé la musique, "magique et naturelle" à la maison dit M. LeBlanc. C'est d'ailleurs son père qui lui a montré les principaux accords mineurs et majeurs quand il avait huit ans. Il se rappelle avec émotion la fois, où à 12 ans, il a accompagné à l'harmonium les chants lors du grand congrès eucharistique à Grande-Rivière. Sa mère l'avait autorisé à s'avancer pour jouer; un micro avait été installé dans l'instrument; tout le monde l'a entendu. "Ma mère était fière de son petit gars. Je n'ai jamais oublié cette soirée. "

"Jouer de l'orgue à l'église, c'est ma manière d'exprimer un message de paix et de joie. J'aime que ce soit joyeux et pieux. Je remercie Dieu de m'avoir donné ce talent pour la musique d'église. Faire de la musique à l'église ou être membre d'une chorale est un privilège du Divin. C'est un bel héritage que j'ai reçu de mes parents."

paru dans le journal Le Havre

samedi 8 juillet 2006

Organiste et chantre

Claude Nadeau

organiste à la Chapelle de l'Agneau Vainqueur (Paris 12e)
vous propose ses services d'organiste et
d'animatrice liturgique (chant)

Pour un remplacement (convoi de funérailles, mariage, baptême, messe...) ou une occasion spéciale, n'hésitez pas à me joindre au 06 14 39 76 76

Je suis disponible en semaine (y compris les mercredis) et parfois certains dimanches.

A l'orgue mon répertoire est principalement baroque, et j'accompagnerai avec plaisir un chanteur s'il y a lieu.

7e génération de musiciens liturgiques dans ma famille originaire du Québec et moi-même chef de choeur, je peux aussi assurer l'animation liturgique (chant) accompagnée par un organiste (ou pas). J'ai des affinités particulières pour le chant grégorien et la musique ancienne, mais je possède bien le répertoire liturgique moderne (Chants notés...) et les grands classiques (Ave Maria, Laudate Dominum...). Petite coquetterie : je connais bien les cantiques bretons ! (et en breton s'il vous plaît!)

J'ai joué ou chanté le plus souvent dans des églises catholiques romaines (St Philippe du Roule, St Pierre de Montrouge, St Eustache, St Lambert de Vaugirard... pour ne nommer que celles-là à Paris, en plus de nombreuses églises et cathédrales en province ainsi qu'au Québec), mais suis également tout à fait à l'aise chez les protestants (Temple de l'étoile, Temple des Billettes...) et dans les Synagogues (Synagogue de Neuilly, synagogue de Vincennes...). Je peux travailler en français comme en anglais.

Dans ma musique, que ce soit à l'orgue ou au chant, mon but est de me mettre au diapason avec les autres intervenants (prêtre, autres musiciens, familles) afin d'essayer de porter la lumière et de faire rayonner la Beauté qui est un don de Dieu. Pour un convoi, j'apporte une attention particulière aux demandes de la famille et j'ai la conviction intime que, tel Charron, ma musique contribue au passage vers l'autre rive et aide la famille à traverser ce moment dans la sérénité. Conformément à l'esprit de Vatican II qui nous dit que dans une célébration, c'est toute l'assemblée qui est "liturge" avec le prêtre, j'essaie de faire de mon travail de musicienne liturgique une démarche spirituelle au service de la communauté. N'hésitez pas à me solliciter!


Funéraille à l'orgue de choeur de l'église St Eustache
(attentive au signe du prêtre!)


Animation liturgique du chant


Concert à la cathédrale de Vannes


Bombarde et orgue à l'abbaye Saint Victor à Marseille


Dans la demi-pénombre... Concert de Noël à l'Agneau Vainqueur


Orgue Debierre à Saint Pierre de Montrouge (Paris)

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