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Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

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jeudi 15 juillet 2010

orchestre baroque Symphonie de Breizh : première saison

Première Saison de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh : "Que la fête commence !"
direction artistique : Claude Nadeau

pré-saison
Dimanche 19 septembre Notre-Dame de Quelven (Guern)
orgue historique de 1709
concert de clôture de l'Art dans les Chapelles
Handel, Pergolèse

Saison 1 - Arvest kentañ

au Théâtre Anne de Bretagne (Vannes), salle Ropartz

mardi 5 octobre - d'ar meurzh 5 a viz here
Lully - Bach - Vivaldi : 18 musiciens

mardi 1er décembre - d'ar meurzh 1 a viz kerzu
Nedeleg e Breizh - noëls baroques et noels traditionnels : 7 musiciens

mardi 22 mars - d'ar meurzh 22 a viz meurzh
Stabat mater de Pergolèse et motets de Daniel Daniélis : 12 musiciens

mardi 24 mai - d'ar meurzh 22 a viz mae
Piiiirates! quand la musique raconte les corsaires : Purcell, Vivaldi, Biber, musique baroque d'Amérique latine - 15 musiciens

toutes les infos sur www.symphoniedebreizh.eu

Handel, Cantate "Armida Abbandonata" - Soliste : Bleunwenn Mevel

Purcell, "la danse des singes", extr. Fairy Queen

« Le baroque casse la baraque » - Ouest-France, 13 juillet 09

« Les musiciens prenaient rapidement la mesure de l'allant de Claude Nadeau dirigeant de façon dynamique son orchestre. Un concert de qualité marqué par deux rappels du public. Dimanche, l'enthousiasme était présent dans le public, et parmi les musiciens » Le Télégramme, 14 juillet 09

vendredi 5 février 2010

Match au Stade de la Rabine : quand foot et culture font bon ménage

article paru dans Le Télégramme :

Voc. Cinq bonnes raisons d’aller à la Rabine

Deuxième match de la semaine pour le Voc, ce soir (20 h) contre Guingamp. Un derby breton après la Coupe de France. L’affiche est attrayante, d’autant que la Rabine sera copieusement remplie. Pas convaincu ? Voici cinq bonnes raisons pour venir encourager le Voc.

1. C’est un derby breton Vannes - Guingamp, un match de championnat pas comme les autres. Car il s’agit d’un derby breton, le Nord contre le Sud. Voilà un piment supplémentaire, même si l’enjeu sera la victoire pour les deux équipes, mal classées en Ligue 2. Le Voc sera d’autant plus revanchard ce soir qu’il a pris une belle raclée au match aller, 4 à 1. Un derby breton oui, mais aussi le vainqueur de la Coupe de France contre le finaliste de la Coupe de la Ligue.

2. Le stade sera aux trois-quarts plein Hier, plus de 3.200 billets ont été vendus. Ce qui laisse supposer la venue de 5.000 spectateurs ce soir. Un stade aux trois-quarts plein, ce n’est pas si courant. Pas plus tard que mardi, pour le 1/16e de finale contre Grenoble, ils n’étaient que 1.750 à avoir bravé le froid. Les indécis peuvent encore acheter leurs billets dans presque toutes les catégories (de 10 à 21 ¤ la place) à la boutique du Voc, au bas de la rue Thiers jusqu’à ce midi, puis au guichet du stade à partir de 16 h, ou à l’espace culturel Leclerc.

3. L’envie de prolonger l’euphorie de la coupe Ils étaient certes peu nombreux mardi soir, mais ils ont vécu un grand moment, avec de multiples rebondissements. Sept buts au terme de la prolongation : le spectacle était au rendez-vous avec un public debout à chanter et exhorter les Blanc et Noir. Et pourquoi ne pas prolonger l’euphorie ? Aux spectateurs de jouer, et de suivre le rythme des deux clubs de supporters, le Voc Populi et les Hermines du Voc.

4. Parce que Claude Nadeau sera là ! La plus Vannetaise des Québécoises, Claude Nadeau, assurera le lever de rideau, entre 19 h 15 et 20 h, accompagnée d’un compère musicien. Évidemment, elle « ne vient pas avec le clavecin sur la pelouse » mais elle entend bien « faire monter l’ambiance à la Rabine ». Et pourquoi pas, espère-t-elle, faire danser la mascotte D’Aucy ! Claude Nadeau à la Rabine : un clin d’oeil à la Bretagne, normal pour un derby.

5. Une merguez-frites le samedi, c’est le top ! Ils ne vont pas chômer, les 30 bénévoles du Voc chargés de la préparation des merguez-frites, le plat préféré des supporters de football. Jean-Paul Boulaire, le responsable, a prévu 400 baguettes de pain, 300 kg de frites, 500 saucisses chipolata et autant de merguez. Le match ayant été repoussé du vendredi au samedi, les spectateurs auront un avantgoût de Ligue 1 ce soir !
Emmanuel Nen

vendredi 27 novembre 2009

Nouvelles vidéos de concerts : Daniélis, Balbastre, Danigo, Pergolèse

Un peu de musique dans ce monde de brutes...


Jean-Pierre Danigo : Messe "cum quatuor vocibus" - Christe Eleison

Domine Deus (extr. Credo)
Ensemble baroque Symphonie de Breizh, direction Claude Nadeau. Solistes : Bleunwenn Mevel, soprano et Justine Curatolo, mezzo

Stabat Mater (Pergolèse)
concert du 13 août 2009 à Plescop (56)

Daniel Daniélis : motet Caeli rores
motet "Jesu dulcissile pastor" (extrait)
par des chanteurs issus de la Maîtrise de Vannes, direction Christophe Le Marrec concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Conservatoire de Vannes Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue continuo

motet : Jesu mi

Balbastre : A la venue de Noël (orgue solo)

Jehan Titelouze : Ave Maris Stella (alternatim) Concert de professeurs et d'élèves, semaine thématique sur la musique ancienne Lilan, ténor (classe de Agnès Brosset) Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue - concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Vannes

lundi 13 juillet 2009

Ouest-France au sujet du concert d'hier : "le baroque cassera la baraque"

Paru aujourd'hui dans le quotidien Ouest-France :

"Pas terne le baroque - La rock est sans doute plus populaire que le baroque, n'empêche, l'orchestre Symphonie de Breizh a rempli l'église Saint Patern hier soir. Encore quelques concerts et le baroque cassera la baraque"

la baraque? oh Yes we can! - prochain concert le 13 août à Plescop (56)
www.symphoniedebreizh.eu

Le Télégramme : Concert. La musique baroque résonne à Saint-Patern

Claude Nadeau, claveciniste, «artiste en résidence à la ville de Vannes», ouvrait, dimanche soir, les Fêtes historiques, à l'église Saint-Patern, où elle donnait un concert de musique baroque. Autour d'elle, quatre musiciens: deux violonistes, Pascal Jolivet, professeur au conservatoire de Vannes et le briochin Frédéric Moisan qui fait un parcours international, Bertrand Le Conniat, à l'alto qui a suivi une formation supérieure au conservatoire de Nantes, et Virginie Bédrine, violoncelliste et enseignante au conservatoire de Vannes. Mais aussi une voix: celle de Bleunwenn Mével, magnifique soprano. «Symphonie de Breizh» a interprété Lully, Daniélis, Nicolas Bernier, Händel, Danigo et Heny Purcell.

Promouvoir la musique baroque en Bretagne
Les musiciens, un peu tendus au début, prenaient rapidement la mesure de l'allant de Claude Nadeau au clavecin, dirigeant de façon dynamique son orchestre. Un concert de qualité marqué par deux rappels du public. Claude Nadeau, les quatre musiciens qu'elle a choisis, et Bleunwenn Mével veulent maintenant promouvoir la musique baroque en Bretagne, et ailleurs. Dimanche, l'enthousiasme était présent dans le public, et parmi les musiciens. A consulter www.symphoniedebreizh.eu

jeudi 14 mai 2009

Vidéos du concert du 6 mai à Vannes

Suite pour clavecin de Mars
Port an Deorai, gigues de Alan Stivell
Pe trouz war an douar, noël vannetais
Suite vannetaise pour clavecin électro de Yves Ribis, 1er mouvement, Gwerz Marv Jean Jan
3e mouvement : An-Dro

Voir toutes mes vidéos sur Youtube

Article paru dans Le Télégramme:

Claude Nadeau défriche des trésors cachés

C'est la plus vannetaise des Québécoises: la claveciniste Claude Nadeau joue ce soir à l'Auditorium des Carmes sur le thème «compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui».

Bretons, elle vous a compris! Née à Montréal il y a 33 ans, la Québecoise Claude Nadeau est «tombée dans la marmite bretonne» depuis dix ans. Cette claveciniste est en résidence artistique à Vannes, mais elle cite plus volontiers l'expression bretonne: «Arzourez degemeret, ça veut dire artiste accueillie.» Ce soir, elle veut «redonner aux Vannetais ce qui leur appartient». Son concert s'articulera en trois temps. Première partie: elle va jouer deux suites de Charles de Mars, qui a été organiste à la cathédrale de Vannes pendant 45ans au début du XVIIIesiècle. «Ces trésors cachés font partie de notre patrimoine». Deuxième temps de son concert: elle va jouer deux suites de compositeurs contemporains locaux. Il y aura d'abord une suite de Pierick Houdy, un Étellois de 80 ans qui a vécu 25 ans au Québec: ce morceau, «la gigue et la gavotte», n'a été joué qu'une fois, l'année dernière, pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Une musique vivante

Claude Nadeau va aussi interpréter une suite en trois mouvements pour clavecin électrique, écrite par Yves Ribis. Ce guitariste lorientais de 52ans a beaucoup composé pour Arz Nevez. «Je vais la jouer avec un boucleur, ce qui me permet de jouer en canon avec moi-même. C'est important de montrer que le clavecin n'est pas un instrument de musée». Dans la dernière partie de son concert, Claude Nadeau va réarranger de la musique traditionnelle bretonne: une suite de gigues écossaises d'Alan Stivell, deux suites de Didier Squiban et deux cantiques bretons.

Avec les félicitations des joueurs du Voc!

À ses yeux, c'est le temps fort de sa résidence artistique à Vannes, qui a commencé début 2008 et va durer au moins jusqu'à la fin de l'année. Elle s'est infiltrée dans la vie culturelle locale. Son leitmotiv: «créer des passerelles» et montrer que la musique classique peut plaire à tout le monde. Son dernier projet, mené en collaboration avec le Voc, en est une parfaite illustration: «Le stade est juste à côté, je veux entretenir des rapports de bon voisinage! J'ai invité les joueurs à venir au concert clavecin et percussions du 24mars. Une dizaine sont venus, ils m'ont dit qu'ils avaient adoré. Il ne faut pas opposer la culture et le sport. On partage des valeurs communes: entraînement intensif, discipline, technique, esprit d'équipe...»

Laurent Guenneugues

article paru dans Ouest-France:

Claude Nadeau dépoussière le clavecin

Claude Nadeau joue les compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui, ce soir aux Carmes. Elle va même amplifier son clavecin et jouer avec une pédale « loop ».

La claveciniste québecoise, en résidence à Vannes, ne considère pas son instrument comme une piècede musée. Ce soir, elle joue classique, contemporain, acoustique et amplifié.

Entretien

Claude Nadeau, cela fait un an et demi que vous êtes en résidence à Vannes. Vous donnez ce soir un concert de clavecin à l'auditorium des Carmes. Quel en est le programme ?

Déjà, c'est le moment fort de cette résidence. J'ai décidé de bâtir le programme autour de trois axes qui me tiennent à coeur : le patrimoine avec des oeuvres de Charles de Mars, organiste de la cathédrale de Vannes et compositeur du XVIIIe siècle ; des compositeurs contemporains vannetais, Yves Ribis et Pierrick Houdy ; et de la musique traditionnelle arrangée pour clavecin. J'ai transcrit des pièces d'Alain Stivell et Didier Squiban. Je vais aussi jouer des cantiques bretons, le cantique du Paradis et un Noël vannetais. C'est de la très belle musique.

Des auteurs contemporains écrivent pour le clavecin ?

L'avantage avec des musiciens contemporains, pour des instrumentistes comme nous qui jouons des compositeurs décédés il y a 300 ans, c'est qu'on peut les rencontrer, échanger, s'en faire des amis. L'écriture devient un projet commun.

Pierick Houdy, par exemple, m'a écrit une oeuvre l'an dernier que j'ai jouée pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Je ne l'ai donnée en public qu'une seule fois, là-bas.

Yves Ribis, lui, m'a écrit une suite vannetaise pour clavecin électrique. Le son sera amplifié et j'aurai un pédalier pour enregistrer des sons en direct et les faire tourner en boucle. Du coup, j'aurai les mains libres pour jouer en canon avec moi-même.

C'est la première fois que vous jouez du clavecin avec l'appui de ces technologies ?

Je suis très ouverte à tout ça. Je ne joue pas du clavecin avec une perruque XVIIIe. Ça n'est pas un instrument de musée qui a eu son heure de gloire et qu'on doit laisser prendre la poussière dans un coin. On peut le brancher sur un ampli Marshall.

Pour autant, je ne joue pas de la musique électronique. Le clavecin est équipé de capteurs. On l'amplifie sans déformation en respectant une certaine authenticité. Si Bach revenait, il se servirait de ces technologies pour écrire de la musique.

Quand j'entends des trucs qui me plaisent, je ne vais pas me priver de les jouer parce qu'ils n'ont pas été écrits pour le clavecin. Je transcris la partition. C'est ce que j'ai fait avec des pièces d'Alan Stivell et de Didier Squiban.

Denis Riou

mercredi 18 mars 2009

Claude Nadeau VS les joueurs du VOC (club de Foot de Vannes), en direct le 24 mars

L'arrivée du VOC en ligue pro et leurs succès récents font des joueurs les nouveaux héros des Vannetais. Pourtant la présence du stade en centre-ville pose certains défis de voisinage, notamment avec l'Ecole Nationale de Musique (Conservatoire à rayonnement départemental).

Les supporteurs traversent le Conservatoire pour accéder aux tribunes du stade de la Rabine, et les joueurs passent tous les jours devant l'Auditorium des Carmes, une des plus belles salles de concert classique de Bretagne, sans jamais y avoir mis les pieds (et probablement sans jamais avoir assisté à un concert de musique classique de leur vie)

La claveciniste bretonnante Claude Nadeau est "Artiste en résidence" à Vannes depuis janvier 2008. A ce titre, elle travaille sur les compositeurs bretons, et essaie d'infiltrer sa musique dans la vie vannetaise. Elle a eu envie de tisser un lien entre les "cultureux" et les "sportifs" : "Si moi, musicienne classique, je suis capable de commencer à m'intéresser au foot avec le VOC, pourquoi les sportifs ne pourraient-ils pas s'intéresser à la musique classique?" Après tout, nous sommes voisins, et nos métiers évoquent les mêmes valeurs, de discipline, de travail d'équipe, d'entraînement intensif et quotidien, etc...

Avec la complicité de Pierrick Dano (Intersport), l'un des principaux sponsors du VOC, et de la Direction du Club, Claude Nadeau a décidé d'inviter les joueurs et leur entraîneur à son prochain concert, mardi 24 mars à 19h à l'auditorium des Carmes à Vannes. Elle s'y produira en compagnie de Michel Gastaud, premier percu solo de l'orchestre de l'Opéra de Paris, dans un répertoire de musique classique et de musique actuelle (Bach, Piazzola, une création de Graciane Finzi et une oeuvre de Césarius Alvim, d'origine brésilienne, qui vit et travaille à Brest). A titre de clin d'oeil, les musiciens revêtiront, pour le dernier morceau du concert, le maillot du VOC (mais chut, c'est un secret!)

L'expérience sera-t-elle concluante? Peut-on apprécier la musique classique, souvent ressentie comme élitiste ou inacessible, quand on est un sportif professionnel? Si "du beau sport", ou "un bel effort" sont des valeurs universelles, est-ce que "de la belle musique" peut toucher quelqu'un qui n'est pas mélomane? Est-ce que l'émotion et l'énergie peuvent transcender les codes esthétiques?

C'est ce que nous verrons le soir du 24 mars!

Dernière minute !

Lire l'article du Mensuel du Golfe du Morbihan"

lundi 2 février 2009

La folle journée du clavecin à Vannes

Eh non, malgré toute l'envie que j'avais d'y aller, je ne suis pas allée à la Folle Journée à Nantes, puisque j'ai passé la journée au Conservatoire de Vannes avec des élèves du département claviers (piano, orgue) afin de leur faire découvrir le clavecin. Une folle journée en effet, car aujourd'hui j'ai fait jouer une bonne vingtaine d'élèves sur le clavecin, en consacrant une vingtaine de minutes individuellement à chacun. Et puis, comme à Nantes, ils ont presque tous joué du Jean-Sébastien Bach! :-)

C'est la suite d'un projet pédagogique qui avait commencé à Pontivy (voir le billet à ce sujet) et qui était proposé aux élèves de Vannes, Pontivy et Sarzeau. Environ 75 élèves ont été intéressés, et se sont portés volontaires pour prendre part au projet en plus de leurs heures de cours régulières. Merci aux professeurs de piano et d'orgue de s'être prêtés au jeu et d'avoir collaboré avec autant de complicité! Voici le compte-rendu qu'ont fait Le Télégramme et ouest-France à ce sujet : (cliquez sur les articles pour agrandir)

lundi 22 décembre 2008

Prochains concerts

31 décembre : Saint-Sylvestre à Pontivy (Palais des Congrès)
18 janvier : Concert au Château d'Ecouen avec l'Ensemble Enthéos, dir. Benoît Damant
22 mars : stage de chant médiéval, dans le cadre des Semaines de la Voix à Vannes
24 mars : concert de musique contemporaine avec Michel Gastaud, percusison, à Vannes
28 mars : conférence concert sur les instruments médiévaux à Vitré
6 mai : récital compositeurs bretons du XVIIIe et du XXIe siècle à Vannes

D'autres dates sont à confirmer et vous seront annoncées prochainement...

Je m'investis beaucoup dans ma Résidence Artistique à Vannes, et par la force des choses je joue un peu moins à Paris et en région parisienne... si vous avez des suggestions de lieux (églises, salles...), de Mairies ou quelque contact qui pourrait être intéressé par l'un de mes concerts: musique de chambre baroque, musique de la renaissance, récital de clavecin..., n'hésitez pas à transmettre mes coordonnées.

lundi 22 septembre 2008

Webnoz : pari réussi! le "clavecin en prime time" récolte les meilleures cotes d'écoute

Pari réussi pour l'équipe de Webnoz ! L'émission de jeudi dernier autour du clavecin, avec des morceaux interprétés en direct et devant le public, dans un café branché à Vannes et en breton a été un énorme succès : elle a récolté la meilleure audience de l'émission depuis sa création et la deuxième meilleure audience de la jeune chaîne, diffusée exclusivement sur internet (WebTV Brezhoweb).

Si vous n'avez pas regardé jeudi soir l'émission Webnoz, animée par Lionel Buannic (photo) en direct du café A l'aise Breizh à Vannes, vous pouvez écouter l'émission en suivant ce lien :

http://www.surlaplace.tv/voflashlive/live.php?stream=WN19_Gwened&path=&id=87

Même si vous ne parlez pas breton, ne vous laissez pas impressionner par la langue utilisée dans ce talk-show : après tout, la musique n'a pas besoin d'être traduite... On m'entend interpréter en public la Sarabande en ré mineur de Handel (1733), que vous reconnaîtrez sûrement car c'était le thème du film Barry Lindon, puis trois mouvements d'une suite française d'un compositeur vannetais (1735), ensuite le Prélude en do majeur du premier livre du Clavier bien tempéré de Bach (1722), une improvisation sur une mélodie bretonne traditionnelle, "An hini a garan", c'est une chanson d'amour... enfin en générique de fin, l'Andro (une danse bretonne) de la Suite vannetaise de Yves Ribis, un morceau pour clavecin électronifié avec boucleur composé pour moi ;-) par Yves Ribis.

Ma première intervention parle de l'instrument lui-même, et de mon parcours de musicienne ; la seconde, en compagnie de Bernez Gestin, fait le parallèle entre la musique baroque et ce qui se passait à ce moment dans l'histoire de Bretagne, la troisième intervention comprend un micro-trottoir avec des collégiens ("Aimez-vous la musique classique?") et un échange avec le public. Parmi les autres invités, le groupe Houarnaj (guitare-saxophone), ainsi que des personnalités de la vie vannetaise et bretonne.

Je remercie l'animateur Lionel Buannic et toute son équipe de professionnels, et je tiens également à remercier le designer de haute couture Christophe Le Bo, qui m'a habillée pour cette émission. J'adore le travail de ce créateur, qui a déjà la réputation d'être "le couturier des stars"! Le baroque et l'un des thèmes favoris de ses collections, et d'ailleurs vous remarquerez la correspondance entre les motifs "baroques" de ma veste et le décor du clavecin...

mercredi 10 septembre 2008

"Du clavecin en prime time" 18 septembre à 20h30

"Une première en France : du clavecin, en direct, en prime time… sur internet !

"La claveciniste Claude Nadeau, Artiste en Résidence à Vannes, sera l’invitée principale de l’émission WebNoz, le jeudi 18 septembre à 20 h 30, depuis « À l’aise Breizh Café », dans le cadre du festival Gwened e Breizh.

Elle évoquera son amour pour la musique classique et la musique bretonne, et interprétera plusieurs morceaux en direct et en public.

Claude Nadeau est une jeune artiste d’origine québecoise. Elle réside aujourd’hui en France où elle mène une carrière active de claveciniste professionnelle. « Tombée en amour » de la Bretagne, elle y mène un travail de recherche sur la musique baroque en Bretagne. Polyglotte, elle parle couramment français, anglais et breton !

WebNoz est un talk-show mensuel en langue bretonne, entièrement réalisé en direct et en public, depuis décembre 2006. Il est diffusé sur deux WebTV : brezhoweb.com et armortv.fr.

WebNoz aborde, chaque mois, des thèmes de société et invite des artistes à s’exprimer en direct. Inviter une artiste « classique » dans un talk-show en breton, dans un café « branché » est un pari, et un nouvelle preuve de la créativité de WebNoz et de la capacité à prendre des risques sur Internet.

L’émission, après sa diffusion en direct, restera en ligne pendant un an. Brezhoweb est la première WebTv 100% en langue bretonne. Elle propose 35 heures de programmes frais par an : talk-shows, dessins animés, sitcoms, films… Brezhoweb est soutenue par la Région Bretagne et les Conseils Généraux du Finistère, des Côtes-d’Armor et du Morbihan. Cette émission en direct de Vannes bénéficiera également du soutien de la ville de Vannes." Télécharger le communiqué de presse (.pdf)

Pour un avant-goût, vous pouvez aussi regarder les vidéos de mes concerts récents sur mon canal Youtube : http://www.youtube.com/contessa1750

Lire également l'article paru dans Le Télégramme (édition du 17 septembre) cliquer sur la miniature

vendredi 30 mai 2008

"La résidence de tous les possibles" - article dans Armor Magazine

cliquer sur l'article pour agrandir et lire ou imprimer

article paru dans Armor Magazine de juin 2008
photo : Romain JOLY

lundi 14 avril 2008

Semaine de la Voix à Vannes

Dans le cadre de la Semaine de la voix à Vannes, j'acccompagnerai les jeunes chanteuses du Conservatoire dans le Stabat Mater de Pergolèse mardi 13 mai à 18h à l'Hôtel de Limur, un superbe hôtel particulier à Vannes qui accueillera également des oeuvres du Festival international de Photo de mer.

J'animerai également un atelier de musique renaissance à l'intention des choristes dimanche 18 mai de 9h30 à 12h30. Ouvert à tous, pensez à vous inscrire!

J'ai commencé à travailler avec Sabine Argaut et les chanteuses du Conservatoire pour cet événement, et je dois vous dire que j'ai été stupéfiée par la beauté des voix et par le talent des jeunes musiciens avec qui j'ai le bonheur de travailler. Tout est donc réuni afin que cette Semaine de la voix soit vraiment un événement exceptionnel, où j'espère vous voir nombreux.

lundi 4 février 2008

"Claude Nadeau : la baroque star" Mensuel du Golfe du Morbihan

"Claveciniste de renom, Claude Nadeau, 32 ans, a posé ses valises à Vannes. Elle a carte blanche pour remuer le milieu culturel vannetais. Quitte à user d'un style atypique.

par Donovan POTIN - photo : Romain JOLY

Claude Nadeau, 32 ans, toutes ses dents... mais peut-être pas toute sa tête. Certains pourraient le penser. Cette claveciniste de renommée internationale dépote, défrise, déride, voire même dérange selon les goûts et les couleurs. Elle ne passe jamais inaperçue. (...) Un peu barrée, tendance musique baroque, ascendant rock star, le regard surligné d'un élégant petit chapeau brun, un sourire malin aux lèvres, Claude Nadeau a hâte de triturer la culture vannetaise et mettre les mains dans le cambouis."


Lire la suite

jeudi 24 janvier 2008

"Spered ar vro" - Article paru aujourd'hui dans Le Télégramme

Article de Lionel Buannic, paru aujourd'hui dans toutes les éditions du Télégramme
Photo: François Destoc

Claude Nadeau : Galv ar glavisin


Brudet eo e Breizh rak he deus desket brezhoneg ha savet Diwan Pariz. Med brudet eo e bed ar sonerezh ivez, rak ur sonerez glavisin a-vicher eo. Dispar eo Claude Nadeau e meur a zoare.

Pa veze ar re all o seniñ gitar pe o selaou rock, e veze hi o seniñ ograoù, bemdez, er skolaj, diouzh ar mintin, a-raok an oferenn 'bred. « Toud an dud, er familh, a oa sonerien.Kavet hon eus dielloù : gwir eo abaoe kantvedoù! Ma zad kozh a oa mestr-laz-kanañ er barrez. Kan gregorian a veze bemdez er ger. Donezonet e oa ma mamm ivez. Tud o chom war er maez e oant, e Bro Gaspesie, e Bro Gebek. Ar re a blije dezho ar sonerezh, d'ar mare-se, n'o doa nemet un dra d'ober : mont da ganañ pe da seniñ e-barzh an iliz. Ar memes tra e oa bet evidon. E Montreal o oan o chom. Ar sonerezh "ansian" a blije din. Ha gant ar seurezed em boa kroget seniñ piano ». Hag ograoù. Ha klavisin. Hag eo deuet brav ganti. Pevar bloavezh e-barzh skol-veur Montréal. Un diplom early music. « Morse n'em eus soñjet ober un dra bennak all. ».

Aesoc'h e Pariz
Ur vro nevez eo ar C'hebek. Ha n'eo ket sot an dud, du-hont, gant ar sonerezh klasel. « N'eus ket kalz a dud o vevañ diwar er sonerezh-se e Kanada.». Ha ret e oa dezhi choaz. Mont da Londrez, bro ar sonerezh barok, pe mont da Bariz. Re ger ar vuhez e Londrez. Kenkoulz mont d'ar Frañs. Resevet e oa bet Claude Nadeau en ur c'honservatoire e Bro Bariz. Priz kentañ ar glavisin he doa tapet ur bloavezh gloude. Soñjet em boa e vije bet aesoc'h amañ, met debret en deus bara du. Ur publik a zo evit ar sonerezh klasel ha pik echu. Ur publik all a zo evit ar rock, unan all evit ar jazz... Diaes eo sachañ tud nevez. Met deuet on a-benn da vevañ diwar ar vicher-se. Seniñ a ra e pep lec'h: en Opera Bastille, Marseille, Aix... E Bro- Japan a oa n'eus ket pell zo...

"An dud ne anavezont ket mat er glavisin. Soñjal a ra dezho eo evit ar re cheuc'h. N'ouzont ket ez eus moaien d'ober tango pe sonerezh a-vremañ gant ar glavisin. Ma fal eo mont da welet an dud-se."

Tud all eo deuet da welet Claude Nadeau : ar Vretoned ! E Pariz he deus kejet gant Breizh. Desket hor yezh. Ha deuet eo a-benn da gaout un doare da labourat e Breizh, e galleg hag e brezhoneg, e bed ar sonerezh. Pedet eo bet gant ti-ker Gwened da zont e « résidence » e-pad daou vloaz.

Daou vloaz e Gwened
« Muioc'h mui a dud a vez plijet gant ar sonerezh klasel e Bro Gwened. Emaon o vont da glask sevel ur strollad laz-seniñ barok. Ur "gartenn wenn" am eus bet ! Mont a rin da furchal e-barzh dielloù ar vro, da glask petra a veze sonet e Gwened, da vare ar barok, etre 1600 ha 1750. Dielloù a zo en eskopti. Mont a ran, ivez, da ijinañ traoù da sachañ ur publik nevez, doareoù nevez da ginnig sonerezh klasel d'an dud. Soñjet em eus sevel un devezh "Clavecin en libre service". Pedet e vefe toud an dud da zont da welet ar benveg, da selaou sonerezh, da douchañ ar glavisin... Mont a ran da labourat gant ar skolioù ivez. Ha gouest e vin da labourat e brezhoneg, evel just ! »

Pebezh kejadenn, memestra. Kejet he deus Claude Nadeau gant muzik hor yezh. Deomp-ni, bremañ, da gejañ yezh he muzik.

Lionel BUANNIC

Claude Nadeau : L'appel du clavecin

Elle est connue en Bretagne pour avoir appris le breton et avoir créé Diwan Paris. Mais elle est connue dans le monde de la musique aussi, pour être claveciniste de métier. Claude Nadeau est exceptionnelle à plus d'un titre.

Quand les autres jouaient de la guitare ou écoutaient du rock, elle jouait de l'orgue tous les matins à la messe au collège. « Tout le monde dans ma famille jouait de la musique. Nous avons fouillé les archives : c'est vrai depuis des siècles!  Mon grand-père était chantre à la paroisse. Il y avait du chant grégorien tous les jours à la maison. Ma mère chantait aussi. C'étaient des gens de la campagne, en Gaspésie, au Québec. Les gens qui aimaient la musique, à cette époque, n'avaient d'autre possibilité que de chanter ou jouer à l'église. J'ai fait la même chose qu'eux. J'habitais Montréal. J'aimais la musique ancienne. Et j'ai commencé le piano chez les soeurs. » Puis l'orgue. Puis le clavecin. Et ça lui a réussi. Quatre ans à l'université à Montréal. Un diplôme en Early Music. « Je n'ai jamais imaginé faire autre chose ».

Plus facile à Paris
Le Québec est un pays neuf, et les gens, là-bas, ne sont pas fous de musique ancienne. « Il n'y a pas énormément de gens qui en vivent, au Canada ». Et il lui a fallu choisir. Aller à Londres, capitale de la musique baroque, ou aller à Paris. La vie était trop chère à Londres, plutôt aller en France. Claude Nadeau est acceptée dans un conservatoire à Paris. Un an plus tard, elle décroche un premier prix de clavecin. Elle qui pensait que ce serait plus facile ici, elle a quand même eu des moments difficiles. Il y a un public pour la musique classique qui est très fermé. Un public pour le rock, un pour le jazz... Difficile d'élargir. Mais elle est arrivée à vivre de ce métier. Elle joue partout : à l'Opéra Bastille, Marseille, Aix... Au Japon même récemment...

« Les gens ne connaissent pas bien le clavecin. Ils croient que c'est un instrument de bourgeois. Ils n'imaginent pas qu'on peut jouer des tangos ou des musiques actuelles au clavecin. Mon but est d'aller vers ces gens. »

D'autres gens sont venus vers Claude Nadeau : les Bretons! C'est à Paris qu'elle a rencontré la Bretagne. Appris notre langue. Et fini par trouver un moyen de travailler en Bretagne, en français et en breton, dans le monde de la musique : elle a été invitée par la Mairie de Vannes à venir en « Résidence artistique » pour deux ans.

Deux ans à Vannes
« De plus en plus de gens sont demandeurs de musique classique à Vannes. Nous allons essayer de monter un groupe de musique baroque. C'est un peu une « carte blanche »! Nous allons chercher dans les archives que jouait-on à Vannes à l'époque baroque, entre 1600 et 1750. Il y a des archives au diocèse. Je vais aussi essayer d'imaginer des façons d'attirer un public nouveau, des nouvelles façons de présenter la musique classique aux gens. J'aimerais faire une journée « Clavecin en libre-service » pour que les gens puissent venir voir l'insturment, le toucher, l'écouter... Je vais travailler avec les scolaires également. Et je pourrai le faire en français mais aussi en breton, bien sûr! »

Quelle rencontre, quand même. Claude Nadeau est venue à la rencontre de la musique de notre langue. A nous maintenant d'aller découvrir le langage de sa musique.

Lionel BUANNIC (traduction : Claude Nadeau)


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lundi 3 décembre 2007

Ouest-France et Le Télégramme en parlent

Paru aujourd'hui dans Le Télégramme:

La claveniste Claude Nadeau en résidence d’artiste
À partir du 1er janvier 2008 et pour trois ans, Vannes soutiendra une nouvelle artiste : Claude Nadeau. Son petit accent qui perdure ne trompe pas, cette claveciniste est bien d’origine québécoise. Sa passion de la musique l’a menée en France, puis en Bretagne.

Est-ce le fait de parler « franc » dans un pays en majorité anglophone ? Claude Nadeau a le franc-parler et le verbe enflammé. Loin d’être exclusive dans ses passions, cette résidence à Vannes est pour elle l’occasion de « conjuguer mon amour de la culture bretonne à celui de la musique ». Et la présidente de Diwan Paris de préciser : « La musique bretonne ne s’arrête pas aux bagadoù ».

Carte Blanche
Imagine-t-elle déjà ce que sera sa résidence d’artiste à Vannes ? « Un artiste interprète en résidence dans un conservatoire de musique, c’est très rare. Cela dit, je ne suis pas une pédagogue, je ne viens pas pour donner des cours. Je vais commencer par observer Vannes : ce qui existe, qui fait quoi. Il y a un foisonnement culturel, je veux m’y inscrire. Je me vois comme une agitatrice, comme un catalyseur qui puisse faire des projets avec certains ou attirer à Vannes des artistes d’ailleurs. Cette résidence est comme une gigantesque carte blanche ! », constate-t-elle entre jubilation et trac. « En tout cas, j’espère porter la musique classique où on ne l’attend pas. » Et peut-être pas que la musique classique car Claude Nadeau joue aussi de la musique traditionnelle et de la musique contemporaine. Elle est issue d’une lignée d’organistes québécois, un flambeau qui se transmet depuis au moins cinq générations. Mais elle a une deuxième corde à ses doigts : le clavecin. C’est pour lui qu’elle est venue en France en 1998. « Je ressemble à mon instrument, explique-t-elle. Il est précis, réactif et nerveux. Et il ressemble à la langue bretonne. Il est ancien, fragile, et possède un répertoire bien plus large qu’on ne le croit ! » Sa première rencontre avec Vannes est d’ailleurs une histoire de répertoire. En faisant des recherches sur la musique ancienne, elle a trouvé mention d’une œuvre disponible chez l’auteur à Vannes...

Grâce à Jean-Odéo de Mars
Évidemment Jean-Odéo de Mars, le compositeur du XVIIIe siècle, était mort, mais la musicienne a fait revivre son œuvre. C’était en juin 2005, lors d’un concert à la cathédrale. Le public vannetais a ensuite retrouvé Claude Nadeau, en février 2007, à l’auditorium des Carmes. « Cette résidence est pour nous l’opportunité d’élargir l’offre culturelle de Vannes, précise le maire, François Goulard. Il y a une forte attente de la population en terme d’activité culturelle. Et un public pour la musique classique. » Cette résidence s’ajoute pour l’instant à celle du metteur en scène Vincent Colin, qui avait été prolongée d’un an, et la bourse de 8.000 € accordée l’an dernier à la photographe Hélène David, dans le cadre du Festival de la photo de mer.


Paru aujourd'hui dans Ouest-France :

La claveciniste Claude Nadeau résidra au Conservatoire dès janvier

La claveciniste d'origine québécoise, Claude Nadeau, a signé pour une résidence d'artiste de deux ans au Conservatoire de musique de Vannes. De 2008 à 2010, elle va explorer toutes les passerelles possibles entre son art et la pratique culturelle locale en vue d'un enrichissement mutuel.

« L'idée, c'est que Vannes devienne un immense terrain de jeu, qu'on y parle musique dans des lieux inattendus. Je me donne les premiers mois de cette résidence pour faire un inventaire des possibles. D'ores et déjà, je me sens moitié agitatrice, moitié catalyseur. »

Premier prix du conservatoire national en interprétation du clavecin, diplômée en musique ancienne de l'université Mc Gill, polyinstrumentiste, chef de choeur, cette jeune femme de 32 ans, s'est déjà produite à Vannes aux Carmes en février 2007. François Goulard avait eu l'occasion de la rencontrer à Paris dans son engagement associatif aux côtés de Diwan. La musicienne est en effet très attachée à défendre la cause de la langue bretonne. « Une résidence d'artiste interprète, c'est une première à Vannes, relève le député maire. L'intérêt de ce partenariat est d'élargir l'offre culturelle de la ville. »

samedi 1 décembre 2007

Claude Nadeau nommée artiste en résidence à Vannes (Morbihan, Bretagne)

Vannes crée une nouvelle résidence d’artiste

François Goulard, député-maire de la Ville de Vannes, a annoncé hier par voie de conférence de presse la création d'une résidence artistique qui sera confiée à Claude Nadeau.

Après la danse (Gilschamber), le théâtre (Vincent Colin), la photographie (Hélène David), la ville de Vannes crée une résidence d’artiste en musique en accueillant la claveciniste Claude Nadeau.

Cette résidence s’inscrit dans une actualité 2008 riche de créations au sein du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Vannes. Rappelons l’ouverture du 3e cycle de danse-jazz, inédit en Bretagne, et l’ouverture du département Musique traditionnelle.

Masterclass, stages ouverts aux élèves du conservatoire et de l’extérieur, concerts, interventions dans le cadre de l’Académie de musique, du festival de jazz... concrétiseront ces collaborations.

Les actions menées dans le cadre de la résidence seront d’ailleurs transversales :

- avec ces nouvelles disciplines proposées au sein de l’établissement mais également avec les classes d’ensemble

- avec les autres équipements culturels : Musée, Théâtre Anne de Bretagne (travail avec des comédiens)

- avec les associations locales

- avec les scolaires : interventions pédagogiques...

Egalement en projet, des collaborations avec le centre de musique sacrée de Sainte Anne d’Auray.

Cette résidence est conclue sur la période 2008-2010.

Claude Nadeau :

« Dans notre époque à la recherche de ses racines, la musique ancienne dévoile des trésors insoupçonnés.

J'aborde toutes ces musiques dans une quête sincère d'authenticité, à travers l'Histoire et la Tradition. »

Claveciniste (premier prix de conservatoire), organiste, chef de chœur (elle a dirigé le chœur de Radio France Outremer), Claude Nadeau est issue d’une famille de musiciens d’église au Québec.

Claude Nadeau est spécialisée en musique ancienne mais s’intéresse aussi aux musiques traditionnelles, au chant grégorien, à la danse, à la création contemporaine. C'est d'ailleurs dans un répertoire de musique contemporaine qu'on a pu l'entendre comme soliste en janvier 2007 à l’Opéra National de Paris.

Elle s’est produit à Vannes en février 2007 à l’Auditorium des Carmes, dans le cadre de la Saison musicale. Au cours du concert, elle avait joué des œuvres d’un compositeur baroque vannetais.

Claude Nadeau est par ailleurs, présidente du comité de soutien de l'école Diwan Paris.

source : mairie de Vannes

Vous pourrez suivre l'aventure de cette résidence artistique, au jour le jour, sur ce blog. Restez branchés!

Bon, cela suppose aussi que je m'achète un ordinateur portable...! ;-) Personne n'en aurait un vieux à donner, par hasard?... (je tente ma bouteille à la mer!)

vendredi 17 août 2007

Fêtes d'Arvor à Vannes

Ra vo saveteet ar Rouanez gant Doue! C'est Audrey Le Scouarnec qui vient d'être élue Reine de l'Arvor 2007 à Vannes (au milieu avec le tablier blanc), et j'ai eu le privilège de faire partie du jury qui évaluait les jeunes filles sur trois grands aspects : un jury "patrimoine", dont j'étais membre, qui jugeait la connaissance de la culture bretonne (culture générale, musique et danse, costume et langue), un jury "élégance et maintien" et un jury "authenticité du costume". Audrey porte avec beaucoup d'émotion la robe de mariage de sa propre grand-mère, et danse au sein du cercle du Croisty, en pays Pourlet. C'est la deuxième fois que j'ai le plaisir de faire partie du jury "patrimoine" et cette année, les candidates nous ont étonnés par leur niveau, tant et si bien que je crois que l'an prochain nous devrons être plus exigeants encore, et relever le niveau de nos exigeances afin de les départager!

C'est formidable de voir que onze demoiselles ont prétendu cette année au titre de Reine, pour lequel il ne suffit pas d'avoir une jolie tête mais également de l'avoir bien pleine. Et si pour l'année prochaine, nous demandions à chaque candidate de nous présenter un court exposé, une page disons, sur un sujet culturel de leur choix? Ainsi nous aurions le plaisir non seulement de voir ces somptueux costumes traditionnels, portés avec superbe, mais également d'entendre l'une nous parler des peintres de la côte, l'autre de l'architecture des maisons traditionnelles, ou une autre encore des traditions de mariage dans son propre village... Bref, d'envoyer chacune à la pêche afin qu'elles nous rapportent dans leurs filets de dentelle un élément culturel du pays de Vannes.

A l'occasion des Fêtes d'Arvor, j'ai essayé de lancer une nouvelle mode : se réapproprier certains éléments du costume féminin traditionnel et les intégrer dans une tenue moderne, dans un audacieux mélange de tradition et de modernité, comme les musiciens bretons ont si bien su faire avec leur art. C'est ainsi que j'ai porté la coiffe de l'île de Groix sur une robe qui, si elle est bien en velours noir comme les tenues traditionnelles, n'en est pas moins courte et tout à fait moderne, avec un perfecto en cuir blanc et des bottes montantes de cuir noir (sans oublier les bas résille, évidemment). Dazont ar brezhoneg n'o ket e botoù-koad med e botoù nadoz!

La coiffe et le béguin sont ceux de la mère de Yannig Baron, fondateur des écoles Dihun (langue bretonne au sein de l'enseignement catholique), qu'on voit sur la photo arborant le chapeau de son grand-père. A noter également le modèle réduit d'un thonnier groisillon, posé sur le dessus d'une presse à lin du 17e siècle, un meuble extrêmement rare et sans prix. Pour un Breton, la coiffe de sa mère est souvent le plus précieux des trésors ; porter celle de la mère de Yannick, vénérable militant et légende vivante de la langue bretonne, est donc tout un symbole, mais aussi toute une responsabilité!

Enfin, pour ceux qui se poseraient la question, il y a eu un peu plus de breton cette année à la messe du grand pardon de Notre-Dame d'Arvor à la Cathédrale de Vannes, mais labour 'zo c'hoaz! il reste du boulot, tri mil boulc'hurun! (tonerre de Brest!) Certes on a eu droit à quelques répons (acclamation après l'évangile, refrain de prière universelle...) et même la lecture de l'Évangile en breton vannetais à la suite du français, mais de cantique breton comme tel, point. Pire : en chant d'entrée, on a osé composer des paroles en français soi-disant à Notre-Dame d'Arvor sur le cantique "Eürus an hini": on garde donc la très belle mélodie bretonne, c'est déjà cela, mais on enlève les mots savoureux sur lesquels elle a été écrite pour les remplacer par des mièvreries en français à l'eau de rose. Qu'à cela ne tienne! puisque mon rôle de jury me donne accès aux premiers rangs dans la nef de la cathédrale St-Pierre de Vannes, je fais de la résistance et avec toute la puissance de ma voix, j'ai chanté le cantique original sur la poésie en breton pendant que le pauvre chantre ânonnait les paroles en français qui ne vont certainement pas remporter de prix nobel de littérature et qui spirituellement ne veulent rien dire.

Je ne comprends pas, et là c'est l'organiste qui parle, l'organiste qui a dans ses veines le sang de sept générations de musiciens d'église, je ne comprends pas pourquoi on continue d'appauvrir le répertoire de musique sacré catholique sous prétexte d'accessibilité au plus grand nombre. Surtout que cela produit exactement l'effet contraire, il n'y a qu'à voir les églises vides! Après le dernier concile, on a jeté le grégorien avec l'eau du bain "pour faire moderne" alors que rien dans les textes de Vatican II ne nous y obligeait : cette musique qui rythmait les offices depuis plus de mille ans, plongeant ses racines dans le chant ambrosien et le chant byzantin, disparaissait du jour au lendemain pour laisser la place à quelques très jolis chants en langue vernaculaire et beaucoup de musique d'ascenseur. En Bretagne on détient un fonds de cantiques sublime, il y en a des centaines, en pays vannetais, en Finistère, partout -j'ai des bouquins entiers à la maison, un rayon complet de ma bibliothèque!- et le peuple breton qui fut très pratiquant à une époque a mis tout son génie dans cette musique qui revêtait une importance primordiale dans leur société. Voilà qu'aujourd'hui on zappe tout cela, on le balaie du revers de la main, non seulement cela n'existe pas mais ne vous y intéressez surtout pas : cela n'a jamais existé, circulez il n'y a rien à voir, et lorsque je m'en insurge je passe pour une horrible militante arriérée et rétrograde, une communautariste sectaire!

Une Bretonne en coiffe!...

Remarquez on a le même problème en Provence. Régulièrement je participe à des messes en provençal (et costumée en Arlésienne, attention!), et il est difficile, au-delà de la lavande et des cigales, de dépasser le folklorisme aux yeux des gens.

Or l'humain a besoin de sacré. Il a besoin de Beauté. Ce n'est pas parce que les cantiques bretons sont en langue bretonne qu'ils sont beaux : c'est à l'inverse parce qu'ils sont beaux que ceux-là ont réussi à traverser les siècles. Dans quelques centaines d'années, quand on ne parlera plus français en France et que dans le cadre d'une fête traditionnelle on célèbrera une messe dans la nouvelle langue vernaculaire, le Globish, les cantiques en français du XXe siècle qu'on chantera peut-être seront ceux qui auront été assez beaux pour traverser l'histoire. Il en va de même avec les cantiques bretons aujourd'hui.

Qu'importe : moi je fais de la résistance, et je chante en breton, like it or not. Au sortir de la cathédrale j'ai lancé sauvagement le début d'un cantique en breton, dans la rue, et les fidèles qui étaient autour de moi se sont empressés de joindre spontanément leurs voix à la mienne, un large sourire sur le visage. Et quand on me demande en quelle langue a été célébrée la messe, je réponds que c'était une messe FLB. Français, Latin, Breton.

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