lundi 16 août 2010
Par Claude Nadeau,
lundi 16 août 2010 à 11:15 :: Concerts
AAAAAHHH mais c'est que, après tous ces efforts, cela fait vraiment plaisir d'avoir un bel article!

Claude Nadeau, claveciniste engagée, a séduit le public - Plouha
Dans le cadre du festival de breton, mercredi soir, Kalon Plouha avait invité Claude Nadeau, claveciniste, à la chapelle de Kermaria à l'acoustique exceptionnelle.
Une artiste qui a plusieurs cordes à son arc
Claude Nadeau s'intéresse tant au répertoire baroque que contemporain. Très active, elle anime aussi des émissions à Radio Breizh Izel.
Une sarabande, en écho à la danse macabre, a reçu une ovation soutenue du public comme pour ses autres interprétations remarquables des musiques de Charles-de-Mars, d'Alan Stivell, de Didier Squiban ou encore d'Yves Ribis. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle excelle dans l'art de réciter des poèmes en breton.
Une musicienne engagée
« La musique, il faut que cela vive. Il faut avoir du bonheur et en donner. Je construis mon concert en contrepoint, en symbiose avec l'esprit du lieu », explique-t-elle.
Claude Nadeau milite en faveur de la diversité culturelle et s'élève en fervente défenderesse des cultures minoritaires et régionales. « Le patrimoine musical ou architectural menace de disparaître si l'on n'y prend garde », poursuit-elle. Avec ce festival du breton à Plouha, la culture bretonne se pérennise.
et et pour ajouter à mon bonheur, voici un petit mot que je reçois du compositeur d'une de mes pièces, Monsieur Pierick Houdy (photo). Je dis "Monsieur", car pour ce compositeur de 81 ans joué partout autour du monde, on peut bien dire "Monsieur"!
Bien chère Claude,
Quelle soirée éblouissante !
Je savais que tu jouais magnifiquement du clavecin ( ou, comme aurait
dit François Couperin; tu possède absolument "l'art de toucher le
clavecin"), mais j'ignorais tes dons de conteuse, ta manière
magistrale de faire comprendre les rouages de la musique,ton "sens" de
la scène, enfin. Et tout cela dans la plus grande simplicité. La
musique, la poésie et toi n'étaient qu'une seule réalité.
Et l'interprétation de ma musique fut pour moi un régal.
Il faut que nous nous revoyions pour parler de tout cela et de ce que
tu sais, comme personne, faire avec la musique.
après autant de travail, comme cela fait du bien de savoir qu'on a donné du bonheur aux gens!
Plus de photos du concert : (merci Thérèse et Jean-Yves!)
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Mots-clés : chapelle bretonne, compositeurs bretons, concert, Pierick Houdy, Plouha
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vendredi 6 août 2010
Par Claude Nadeau,
vendredi 6 août 2010 à 23:01 :: Concerts
C'est tellement dur préparer un récital.
Peut-être que certaines personnes tirerent un grand orgueil à pouvoir dire "mmmm'ouaiseuuuuh... moi je fais un récital en sooooloooo euh... je suis un grand sooooliste" mais franchement je trouve que préparer un récital est un travail de dingue.
C'est un vrai marathon, qui exige une grande forme physique : faire le show tout seul, tenir 1h20 seul sur scène, sans jamais pouvoir se cacher derrière les autres, surexposé, en ne pouvant compter que sur soi-même, c'est incroyablement difficile.
Passer successivement d'une émotion extrême à une autre émotion extrême, rire, pleurer, s'exposer, offrir son coeur, ses tripes, son savoir-faire et sa technique tout seul sur scène devant un public est un effort surhumain.
Sans compter tous les à -côtés, préparer le programme qui sera remis au public, réfléchir à comment on va s'habiller (en accord avec le caractère des morceaux qu'on joue, bien sûr), préparer ce qu'on va dire au public pour présenter ses pièces, c'est du boulot. Transporter le clavecin, veiller à ce qu'il arrive en un seul morceau, s'assurer que le lieu du concert soit disposé à le réceptionner, courir autour de l'église pour trouver le sacristain qui détient la clé, et qui croyait qu'on arrivait à une autre heure, poser le clavecin, l'accorder...
Se recueillir dans sa loge, tout seul, se maquiller devant son miroir en chantonnant les notes du premier morceau (ne pas oublier le doigté qu'on vient de changer en haut de la page 4, ne pas rater le tremblement lié dans l'allemande), stresser parce qu'on sait le compositeur dans la salle, ou tel programmateur de festival, essayer de se concentrer pendant que le public s'adonne à des mondanités, flipper tout seul dans la sacristie quand l'organisateur vient vous dire qu'on va commencer dans 5 minutes et garder son calme pendant le "mot du maire"...
Y aller. Entrer en scène. Paraître clame et sûre de soi. Sourire. Ne pas se prendre les pieds dans le bas de sa robe longue. Sourire. Saluer. Papillons. On respire, on se jette à l'eau, point de non-retour.
Parfois je me dis que c'est surhumain comme effort. C'est l'effort d'un sportif de haut niveau, d'un athlète professionnel qui travaille sur la discipline, sur l'entraînement intensif, le mental, la visualisation de sa performance. C'est une vocation. Mais je ne sais rien faire d'autre.
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Mots-clés : concert, métier de musicien, sport, trac
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lundi 19 juillet 2010
Par Claude Nadeau,
lundi 19 juillet 2010 à 15:23 :: Cinéma, TV et paillettes

Ce soir à 19h30, rendez-vous sur Mezzo en direct du festival d’Aix en Provence, William Christie dirige Pygmalion et Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau dans la chorégraphie de Trisha Brown.
Rameau! sublime Rameau, j'ai toujours dit que c'est sa tête qu'il faudrait mettre sur les billets de banque. Certainement l'un des plus grands musiciens français, qui a écrit dans tous les genres. Et surtout, génie de la Tragédie Lyrique, précurseur de l'art total : de la musique, de la danse, du théâtre, des artifices, du grand déploiement, c'était déjà tout ça la tragédie lyrique de Rameau.
Et ce soir, William Christie remet ça, en confiant la chorégraphie à Trisha Brown, pour un Pygmalion qui sera sûrement exceptionnel. Heureusement qu'il y a la télé pour retransmettre le tout. C'est sur Mezzo dès 19h30, et en HD par dessus le marché.
Ramiste, je suis définitivement ramiste.
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samedi 17 juillet 2010
Par Claude Nadeau,
samedi 17 juillet 2010 à 22:12 :: Concerts

C'est dans la sublime chapelle
Kervaria an Iskuit, Ã Plouha (22), que j'aurai le bonheur de jouer, le
mercredi 11 août prochain, dans un concert tout clavecin.
Ce concert est présenté dans le cadre du festival du breton du Goëlo, organisé par Kalon Plouha.
Cette chapelle, dont les plus anciennes parties datent du XIIIe siècle, est classée Monument historique. Ses deux plus beaux atouts sont son porche, qui comporte les douze statues des apôtres, mais surtout une fresque qui court à l'intérieur de l'église et qui représente une danse macabre du moyen âge, l'une des seules en France et la seule en Bretagne avec celle de l'église de Kernascléden (si si, là où il y a les colonies de chauve-souris!)
Avec des oeuvres de Charles de Mars, Pierick Houdy, Yves Ribis, mais également des musiques traditionnelles bretonnes arrangées pour clavecin sur la base du travail d'Alan Stivell ou Didier Squiban, vais-je réussir à faire danser les morts?

Venez nombreux à ce concert exceptionnel et invitez vos amis!
Voir l'affiche
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vendredi 19 mars 2010
Par Claude Nadeau,
vendredi 19 mars 2010 à 20:34 :: Concerts

Julien ROUSSEL : violoncelle baroque
Jérôme CHABOSEAU : viole de gambe
Jon Michael McLEAN : théorbe
Claude NADEAU : clavecin
oeuvres de Vivaldi, Geminiani, Barrière, Corette...
Le premier concert du nouvel ensemble baroque TACTUS... Ã ne pas manquer!
Concert participatif : chacun donne le prix qu'il estime être juste
Date : dimanche
21 mars 2010
Heure :
16:00
Lieu :
Chapelle de l'Agneau de Dieu
Adresse :
place Henri Frenay (face à la Gare de Lyon)
Ville :
Paris, France
Page Facebook de l'événement!
vous allez voter d'abord, puis vous venez au concert ensuite! ;-)
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Mots-clés : baroque, concert
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vendredi 27 novembre 2009
Par Claude Nadeau,
vendredi 27 novembre 2009 à 20:23 :: Concerts
Un peu de musique dans ce monde de brutes...

Jean-Pierre Danigo : Messe "cum quatuor vocibus" - Christe Eleison
Domine Deus (extr. Credo)
Ensemble baroque Symphonie de Breizh, direction Claude Nadeau. Solistes : Bleunwenn Mevel, soprano et Justine Curatolo, mezzo
Stabat Mater (Pergolèse)
concert du 13 août 2009 à Plescop (56)
Daniel Daniélis : motet Caeli rores
motet "Jesu dulcissile pastor" (extrait)
par des chanteurs issus de la Maîtrise de Vannes, direction Christophe Le Marrec concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Conservatoire de Vannes Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue continuo
motet : Jesu mi
Balbastre : A la venue de Noël (orgue solo)
Jehan Titelouze : Ave Maris Stella (alternatim) Concert de professeurs et d'élèves, semaine thématique sur la musique ancienne Lilan, ténor (classe de Agnès Brosset) Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue - concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Vannes
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Mots-clés : chant choral, compositeurs bretons, concert, musique sacrée, orchestre, orgue, Plescop, Vannes
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mercredi 18 novembre 2009
Par Claude Nadeau,
mercredi 18 novembre 2009 à 14:32 :: Un peu de tout
article paru dans Le Télégramme d'hier :

"Le Conservatoire de musique de Vannes accueille un jeune artiste, Volny Hostiou, spécialiste du «serpent», ancêtre du tuba, de la famille des cornets, pour une semaine consacrée à la musique ancienne. Jeune musicien de 28 ans, né à Quimper, spécialiste du tuba, Volny Hostiou se consacre aujourd'hui à cet instrument moins connu, apparu en France à la fin du XVIesiècle. Il enseigne le tuba et dirige les ensembles de cuivres du Conservatoire de Rouen. Quasiment abandonné dès le milieu du XIXesiècle, le serpent a été redécouvert il y a une vingtaine d'années et réintroduit en musique ancienne par une poignée de musiciens. Proche du cornet à bouquin, il était l'instrument privilégié d'accompagnement de la voix dans la musique d'église, puis dans les orchestres militaires et symphoniques.
Un concert et deux auditions
Premier rendez-vous de cette semaine spéciale, ce soir, à l'auditorium des Carmes, pour un concert-conférence autour de la «Musique ancienne», avec Claude Nadeau, claveciniste concertiste, en résidence depuis quelques mois à Vannes, organiste également, et Volny Hostiou. Deux autres temps forts sont programmés durant cette semaineà l'auditorium des Carmes: jeudi 19novembre, à 18h30, audition cuivres; et vendredi20, à 18h30, audition cordes et voix. Pratique Concert-conférence, mardi 17novembre, à 20h, à l'auditorium des Carmes, place Maurice-Marchais. Entrée libre pour les trois rendez-vous."
J'ajouterai que franchement c'est une superbe expérience, car le serpent est un instrument que l'on n'entend pratiquement jamais... D'ailleurs avant de jouer avec Volny, même moi je n'avais jamais entendu un serpent autrement que sur disque. C'est un bonheur de jouer avec Volny Hostiou, véritable virtuose passionné par son instrument. Le concert d'hier a été superbe... rendez-vous jeudi et vendredi!
Et comme toujours... bientôt les vidéos du concert! ;-)
Auditorium des Carmes. Le serpent à l'honneur
23 novembre 2009 - Le Télégramme
L'auditorium des Carmes accueillait, mardi soir, pour son second concert, un bien curieux serpent. Rencontre avec un instrument atypique.
Un serpent. Outre l'animal à la si mauvaise réputation, qu'est-ce que c'est? «Notre volonté ce soir, expliquait Volny Hostiou, est de vous faire découvrir cet instrument et ses possibilités». Il s'agit donc d'un instrument de musique... Encore que! Le serpent a longtemps été considéré comme... une voix: au XVIIesiècle du moins, le joueur de serpent se trouvait avec les chanteurs, pas avec les instrumentistes. Cet ancêtre du tuba était employé alors essentiellement dans les églises. On a ainsi joué du serpent à la cathédrale de Vannes en 1685.
Joué par cinq musiciens en France
Aux côtés de Claude Nadeau, (clavecin et orgue), le jeune instrumentiste-chercheur a expliqué au public attentif, l'usage du serpent, son histoire, tout en interprétant quelques airs de la période baroque. A l'issue du concert, une partie du public a tenu à échanger avec Volny Hostiou et à voir de près cet instrument rare. A ce jour, il en existe une centaine et seuls cinq musiciens en jouent de façon professionnelle.
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mardi 6 octobre 2009
Par Claude Nadeau,
mardi 6 octobre 2009 à 19:40 :: Un peu de tout
Il y a des concerts qu'on est particulièrement contents d'avoir faits. Ce fut le cas hier, à la
Société de Curiosités, salle étonnante en plein Paris.
Musique Post-Bourgeoise y poursuivait sa résidence, "6 signatures de la main gauche". Pendant cette série de 6 concerts, les textes et les chorégraphies sont conjuguées avec plusieurs signatures musicales. Hier, c'était avec le clavecin :
olivier urman, alias "Docteur Urman" : textes paranoïaques dits au mégaphone
constantin leu, alias "Karl Mark", est le support visuel
claude nadeau, alias "la Barock Star", au clavecin, "déconstruit" des oeuvres de JS Bach
Pour chacune des chansons, j'ai utilisé un procédé de déconstruction sur une oeuvre de JS Bach - partita, aria des variations Goldberg, ou choral. La matière musicale est triturée, inversée, étirée, tronquée, sériellisée, recomposée, comme une sculpture contemporaine qui serait réalisée avec d'anciens matériaux.
Etonnant, étrange, eh oui... mais précisément n'est-ce pas la nature même de la musique "expérimentale", qui renouvelle l'expérience d'écoute?
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Mots-clés : art comtemporain, avant-garde, concert, musique contemporaine, nuit blanche
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mardi 11 août 2009
Par Claude Nadeau,
mardi 11 août 2009 à 21:02 :: Vannes - Gwened
paru aujourd'hui dans Ouest-France
Trois questions à Claude Nadeau,
directrice artistique de Symphonie Breizh
Qui êtes-vous ?
Je suis claveciniste (premier prix de conservatoire), organiste, chef de choeur, issue d'une famille de musiciens d'église au Québec. Je suis spécialisée en musique ancienne mais je m'intéresse aussi aux musiques traditionnelles, au chant grégorien. Je suis aussi présidente du comité de soutien de Diwan Paris.
Parlez-nous de « Symphonie de Breizh » ?
Nous sommes cinq musiciens accompagnés par deux voix de chanteuses. Nous avons envie de sortir du cadre musical classique et de créer de l'économie culturelle. L'ambition serait de faire grandir l'orchestre pour créer une formation d'une vingtaine de musiciens. Nous souhaitons aussi mettre en valeur le patrimoine culturel vannetais qui compte nombre de compositeurs.
Quel est votre projet sur Plescop ?
Le concert du 13 août à l'église Saint-Pierre-ès-liens, à 20 h 30, pour une ouverture vers les musiques sacrées et baroques. Nous jouerons en exclusivité une messe écrite par un compositeur vannetais, Jean-Pierre Danigo. Le coeur du programme sera le Stabat Mater de Pergolèse, des pièces de Haendel, Jean-Pierre Danigo, et Daniel Danielis, lui aussi compositeur vannetais. Ce programme est une exclusivité pour Plescop !
Jeudi 13 août Saint-Pierre-ès-liens, 20 h 30, participation libre.
Article paru dans Le Télégramme:
L'orchestre baroque Symphonie de Breizh se produira le 13 août à l'église de Plescop. Parmi les morceaux programmés, des oeuvres de compositeurs vannetais.
Plescop accueille, jeudi 13août, à l'église paroissiale, l'orchestre baroque Symphonie de Breizh. La formation est composée de cinq musiciens, accompagnés par deux voix féminines. Symphonie de Breizh souhaite sortir du cadre musical classique pour créer une économie culturelle. «Nous proposons des projets musicaux, afin qu'à plus ou moins long terme, nous puissions gérer nos propres emplois. Notre ambition serait de faire grandir l'orchestre pour créer une formation d'une vingtaine de musiciens», souligne Claude Nadeau, directrice artistique et claveciniste.
Mise en valeur du patrimoine vannetais
La formation souhaite mettre en valeur le patrimoine culturel vannetais, qui compte nombre de compositeurs. «Sans être passéistes, nous souhaitons un retour aux sources», précise-t-elle au nom du groupe. Le concert du 13août, à l'église Saint-Pierre-es-Liens, est une ouverture vers les musiques sacrées et baroques. La formation jouera un programme exclusif pour Plescop. Parmi les morceaux choisis, une messe écrite par un compositeur vannetais, Jean-Pierre Danigo, dont l'interprétation n'a été jouée qu'une seule fois à Versailles. Le coeur du programme sera la «Stabat Mater», de Pergolèse, puis des pièces de Handel, Danigo et Daniel Danielis, lui aussi compositeur vannetais. Pratique Le concert sera donné à l'église paroissiale Saint-Pierre-es-Liens, à 20h30. Participation libre.
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Mots-clés : compositeurs bretons, concert, Mairie, Plescop
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lundi 13 juillet 2009
Par Claude Nadeau,
lundi 13 juillet 2009 à 12:37 :: Vannes - Gwened
Paru aujourd'hui dans le quotidien
Ouest-France :
"Pas terne le baroque - La rock est sans doute plus populaire que le baroque, n'empêche, l'orchestre Symphonie de Breizh a rempli l'église Saint Patern hier soir. Encore quelques concerts et le baroque cassera la baraque"
la baraque? oh Yes we can! - prochain concert le 13 août à Plescop (56)
www.symphoniedebreizh.eu
Le Télégramme : Concert. La musique baroque résonne à Saint-Patern
Claude Nadeau, claveciniste, «artiste en résidence à la ville de Vannes», ouvrait, dimanche soir, les Fêtes historiques, à l'église Saint-Patern, où elle donnait un concert de musique baroque. Autour d'elle, quatre musiciens: deux violonistes, Pascal Jolivet, professeur au conservatoire de Vannes et le briochin Frédéric Moisan qui fait un parcours international, Bertrand Le Conniat, à l'alto qui a suivi une formation supérieure au conservatoire de Nantes, et Virginie Bédrine, violoncelliste et enseignante au conservatoire de Vannes. Mais aussi une voix: celle de Bleunwenn Mével, magnifique soprano. «Symphonie de Breizh» a interprété Lully, Daniélis, Nicolas Bernier, Händel, Danigo et Heny Purcell.
Promouvoir la musique baroque en Bretagne
Les musiciens, un peu tendus au début, prenaient rapidement la mesure de l'allant de Claude Nadeau au clavecin, dirigeant de façon dynamique son orchestre. Un concert de qualité marqué par deux rappels du public. Claude Nadeau, les quatre musiciens qu'elle a choisis, et Bleunwenn Mével veulent maintenant promouvoir la musique baroque en Bretagne, et ailleurs. Dimanche, l'enthousiasme était présent dans le public, et parmi les musiciens. A consulter www.symphoniedebreizh.eu
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Mots-clés : concert, fête historique, orchestre, presse, Vannes
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mardi 19 mai 2009
Par Claude Nadeau,
mardi 19 mai 2009 à 11:46 :: Concerts

Musique baroque du 17e siècle italienne et anglaise (Monteverdi, Frescobaldi, Strozzi, Purcell, Dowland), entrecoupée de poésies d'un maître bouddhiste vietnamien, Thich Nhat Hanh.
Brian Cummings, contre-ténor
Frederico Yacubsohn, viole de gambe
Claude Nadeau, clavecin
Benoît Damant, récitant
Mercredi 20 mai à 20h30 Théâtre L'Archipel, 17 bd Strasbourg 75010 Paris (métro Strasbourg Saint Denis)
vidéos
The Fatal hour, Purcell : http://www.youtube.com/watch?v=vn5JcDn8kjs
Flow my tears, Dowland : http://www.youtube.com/watch?v=2aM1oYBliic
Greensleeves http://www.youtube.com/watch?v=ccsI39xoF1U
Billetterie
Page Facebook de l'événement
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Mots-clés : Archipel, clavecin, concert, Paris, théâtre
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lundi 4 mai 2009
Par Claude Nadeau,
lundi 4 mai 2009 à 01:06 :: Concerts
J'ai le plaisir de vous inviter à mes
prochains concerts :
Lundi 4 mai, Théâtre Pierre Cardin,
Paris
Cérémonie de gala, remise des prix les David de
l'art contemporain
Performance artistique de "Musique
Post-Bourgeoise", trio de musique électronique de salon (Olivier
Urman, Constantin Leu, Claude Nadeau)
Mercredi 6 mai, 20h, Auditorium des Carmes,
Vannes
Récital de clavecin "Compositeurs
vannetais du XVIIIe siècle à aujourd'hui" : musique baroque, oeuvres
commandées à des compositeurs vivants, et musique bretonne adaptée
pour clavecin. Oeuvres de Mars, Pierick Houdy,
Yves Ribis, Alan Stivell, Didier Squiban, et deux noëls
bretons.
Samedi 16 mai, 19h, Moigny sur
Ecole
Banquet médiéval - animation musicale sur
instruments d'époque
avec l'ensemble An Dud Nevez (Daniel Dupitier,
Pierre-Olivier Schmitt et Claude Nadeau)
Mercredi
20 mai, 20h30, Théâtre L'Archipel, Paris
Concert de musique ancienne : Brian Cummings, contre-ténor; Federico Yacubsohn, viole de
gambe; Benoît Damant, ténor et récitant; Claude Nadeau, clavecin
Dimanche 31 mai et Lundi 1er juin, Ville
d'Agde
Animation de musique renaissance par An Dud Nevez et concert de
clavecin
Dans le
cadre de la manifestation "Agde au fil du temps"
Bien
entendu vous retrouverez des échos de ces concerts, des photos et des
extraits musicaux sur ce blog...
Au plaisir de vous voir ou revoir lors d'une ces
manifestations!
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Mots-clés : Archipel, compositeurs bretons, concert, Paris, Pierre Cardin, post-bourgeoise
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lundi 22 décembre 2008
Par Claude Nadeau,
lundi 22 décembre 2008 à 14:32 :: Concerts
31 décembre : Saint-Sylvestre à Pontivy (Palais des Congrès)
18 janvier :
Concert au Château d'Ecouen avec l'Ensemble Enthéos, dir. Benoît Damant
22 mars : stage de chant médiéval, dans le cadre des Semaines de la Voix à Vannes
24 mars : concert de musique contemporaine avec Michel Gastaud, percusison, Ã Vannes
28 mars : conférence concert sur les instruments médiévaux à Vitré
6 mai : récital compositeurs bretons du XVIIIe et du XXIe siècle à Vannes
D'autres dates sont à confirmer et vous seront annoncées prochainement...
Je m'investis beaucoup dans ma Résidence Artistique à Vannes, et par la force des choses je joue un peu moins à Paris et en région parisienne... si vous avez des suggestions de lieux (églises, salles...), de Mairies ou quelque contact qui pourrait être intéressé par l'un de mes concerts: musique de chambre baroque, musique de la renaissance, récital de clavecin..., n'hésitez pas à transmettre mes coordonnées.
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Mots-clés : château, concert, Ecouen, Pontivy, Saint Sylvestre, Vannes, Vitré
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mardi 18 novembre 2008
Par Claude Nadeau,
mardi 18 novembre 2008 à 09:55 :: Concerts

Samedi 22 et dimanche 23 novembre, j'aurai le plaisir de jouer avec l'Orchestre de Chambre de Vannes (photo ci-contre : en répétition!), pour deux concerts :
Bach : Suite en si pour flûte et orchestre ; soliste : Luc Perus ; Beethoven : Symphonie n° 3 en mi bémol majeur, la «Symphonie Héroïque ». Direction : Stéphane Charles. Denise Caro, violon solo.
Samedi 22 novembre à 20h30 à l’église St. Patern et dimanche 23 novembre à 17h30 à l’église St. Vincent Ferrier.
Tarifs: 10€ ; groupes: 7€; étudiants: 4€ (gratuit pour les élèves du Conservatoire de -18 ans). En vente à la Librairie Cheminant 02 97 42 74 11 et à St. Vincent Ferrier 02 97 63 22 03
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Mots-clés : Bach, concert, orchestre, pratiques amateures
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lundi 21 juillet 2008
Par Claude Nadeau,
lundi 21 juillet 2008 à 16:18 :: Concerts
Première vidéo du concert: (4 min)
Quelven. Claude Nadeau en concert jeudi - Article paru dans Le Télégramme

Depuis le 1er janvier et pour deux ans, Claude Nadeau est en résidence à Vannes. Jeudi, l’artiste donnera un concert à Quelven. Son petit accent qui perdure ne trompe pas, cette claveciniste est bien d’origine québécoise. Sa passion de la musique l’a menée en France, puis en Bretagne.
Au programme de ce concert :
Magnificat du Premier Ton (Livre d’orgue de Montréal), Deux chorals (J.-S. Bach), Salve Regina grégorien (chanté, sur le ton solennel), 2 Ricercar sur le Salve Regina (Manuscrit de l’Escurial), Lauda Sion (Arauxo), Kantig ar Baradoz - traditionnel « Le Paradis », extrait. « Huit chants de Bretagne » (Jean Langlais-1975), Deux Noëls, extrait du Premier livre (Claude Balbastre).
Concert à 17 h. Entrée libre
Tél. 02.97.27.70.08 (mairie). www.orgue-de-quelven.org
Lire la suite
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Mots-clés : concert, musique sacrée, orgue, Télégramme
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samedi 21 juin 2008
Par Claude Nadeau,
samedi 21 juin 2008 à 20:17 :: Concerts
Vendredi 4 juillet 2008, 20:30 Eglise Notre-Dame des Victoires, vieux-Québec
Jeudi 10 juillet 20:30 Château Ramezay, rue Notre-Dame, Montréal
Dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, et de la venue du vieux-gréement breton Le Bélem, l'Union des bretons du Canada invite Claude Nadeau pour un récital intitulé "Musique bretonne au temps de la Nouvelle-France", en l'église Notre-Dame des Victoires dans le vieux-Québec le 4 juillet, et au Château Ramezay, à Montréal, le 10 juillet.
Au programme : trois suites pour clavecin du compositeur breton Jean-Odéo de Mars (1735), un 'chant de Bretagne' de Jean Langlais, la création mondiale d'une suite pour clavecin sur des danses bretonnes de Yves Ribis, dédiée à Claude Nadeau, création mondiale d'une oeuvre de Pierick Houdy dédiée à Claude Nadeau à l'occasion du 400e.
Le premier concert au Québec de Claude Nadeau depuis 10 ans. Naturalisée Française, elle revient au Québec spécialement pour deux concerts à l'occasion des Fêtes du 400e.
Claude Nadeau sera habillée par le designer de haute couture Christophe Le Bo (Paris), originaire de Bretagne.
Concerts présentés grâce au soutien de la Région Bretagne et en partenariat avec la Fondation Bélem.
Le Bélem

et à l'intérieur, dans le salon du capitaine... un petit instant de détente!

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Mots-clés : 400e, clavecin, concert, Louis Le Duff, Montréal, Nouvelle-France, Québec, récital
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mercredi 16 avril 2008
Par Claude Nadeau,
mercredi 16 avril 2008 à 22:37 :: Vannes - Gwened
Ce matin à 9h15, le téléphone sonne; au Service Culturel de la Ville de Vannes, on vient d'avoir une idée géniale : et si, pour la grande soirée de gala d'inauguration du
Festival International de Photo de mer, on faisait un concert baroque?
Ce Festival est événement d'envergure, qui regroupe plusieurs des grands noms de la photographie : Philip Plisson, Marc Riboud, Hélène David... Après tout, je suis Artiste en Résidence à Vannes, c'est fantastique d'avoir le privilège de participer aux activités les plus marquantes de la ville, et cela affirme ma présence dans la Cité des Vénètes... Oui mais voilà : la soirée en question, c'est samedi prochain!
Monter un concert baroque en trois jours? c'est une blague? ou un défi? "Donnez-moi la journée pour y réfléchir". Et surtout pour voir qui serait disponible, au pied levé, pour jouer avec moi à cette occasion, en pleines vacances scolaires... Certes c'est un peu tard pour avoir l'idée de monter un concert ; mais l'essentiel n'est-il pas qu'on l'ait eue, cette idée? Et en milieu d'après-midi, fière comme Artaban, je rappelle la Mairie : "Pari tenu!" - ce sera un concert violon baroque, violoncelle baroque et clavecin !
En gros, nous avons deux jours pour monter ce concert, qui se tiendra dans l'Hôtel de Limur, magnifique hôtel particulier au coeur de Vannes, en présence des élus, des médias (Paris Match, Vogue...), des sponsors et d'invités choisis.
Mes deux complices seront Pierre-Éric Nimylowycz au violon baroque, et Claire Gratton au violoncelle baroque. Quant à moi, j'apporterai avec mon clavecin une touche de pétillance à cette eau de mer... à moins qu'il ne s'agisse d'un baiser salé?
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samedi 1 décembre 2007
Par Claude Nadeau,
samedi 1 décembre 2007 à 00:31 :: Vannes - Gwened
Vannes crée une nouvelle résidence d’artiste
François Goulard, député-maire de la Ville de Vannes, a annoncé hier par voie de conférence de presse la création d'une résidence artistique qui sera confiée à Claude Nadeau.
Après la danse (Gilschamber), le théâtre (Vincent Colin), la photographie (Hélène David), la ville de Vannes crée une résidence d’artiste en musique en accueillant la claveciniste Claude Nadeau.
Cette résidence s’inscrit dans une actualité 2008 riche de créations au sein du Conservatoire à Rayonnement Départemental de Vannes. Rappelons l’ouverture du 3e cycle de danse-jazz, inédit en Bretagne, et l’ouverture du département Musique traditionnelle.
Masterclass, stages ouverts aux élèves du conservatoire et de l’extérieur, concerts, interventions dans le cadre de l’Académie de musique, du festival de jazz... concrétiseront ces collaborations.
Les actions menées dans le cadre de la résidence seront d’ailleurs transversales :
- avec ces nouvelles disciplines proposées au sein de l’établissement mais également avec les classes d’ensemble
- avec les autres équipements culturels : Musée, Théâtre Anne de Bretagne (travail avec des comédiens)
- avec les associations locales
- avec les scolaires : interventions pédagogiques...
Egalement en projet, des collaborations avec le centre de musique sacrée de Sainte Anne d’Auray.
Cette résidence est conclue sur la période 2008-2010.
Claude Nadeau :
« Dans notre époque à la recherche de ses racines, la musique ancienne dévoile des trésors insoupçonnés.
J'aborde toutes ces musiques dans une quête sincère d'authenticité, à travers l'Histoire et la Tradition. »
Claveciniste (premier prix de conservatoire), organiste, chef de chœur (elle a dirigé le chœur de Radio France
Outremer), Claude Nadeau est issue d’une famille de musiciens d’église au Québec.
Claude Nadeau est spécialisée en musique ancienne mais s’intéresse aussi aux musiques traditionnelles, au chant
grégorien, à la danse, à la création contemporaine. C'est d'ailleurs dans un répertoire de musique contemporaine qu'on a pu l'entendre comme soliste en janvier 2007 à l’Opéra National de Paris.
Elle s’est produit à Vannes en février 2007 à l’Auditorium des Carmes, dans le cadre de la Saison musicale. Au cours du concert, elle avait joué des œuvres d’un compositeur baroque vannetais.
Claude Nadeau est par ailleurs, présidente du comité de soutien de l'école Diwan Paris.
source : mairie de Vannes
Vous pourrez suivre l'aventure de cette résidence artistique, au jour le jour, sur ce blog. Restez branchés!
Bon, cela suppose aussi que je m'achète un ordinateur portable...! ;-) Personne n'en aurait un vieux à donner, par hasard?... (je tente ma bouteille à la mer!)
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Mots-clés : artiste, Bretagne, clavecin, concert, conservatoire, François Goulard, Vannes
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lundi 29 octobre 2007
Par Claude Nadeau,
lundi 29 octobre 2007 à 13:35 :: Musique sacrée

J'ai assisté samedi soir au concert "Hommage à Jean Langlais" proposé par les Chœurs de la maîtrise de Sainte-Anne d'Auray à la Basilique du même nom dans le Morbihan : une splendeur!
Des oeuvres pour choeur et orgue de Poulenc, Pierre Villette, Jean Langlais bien sûr, mais également la "Séquence de Saint Michel" de Richard Quesnel, qui dirigeait la Maîtrise. Je découvre avec bonheur ce jeune compositeur et chef (né en 77), à la direction souple et confiante, qui arrive à tirer le meilleur des jeunes voix qui lui sont confiées. Sa "Séquence", créée il y a quatre ans, est une merveille et franchement, le concert fut exceptionnel. Ils sont jeunes, ils sont talentueux, ils sont beaux, transfigurés par la musique qu'ils partagent : ces musiciens vous donnent un profond bonheur à les entendre!
Le Centre de musique sacrée de Ste Anne d'Auray, sous la houlette de Bruno Belliot, est très actif, et organise notamment tous les ans une académie d'orgue.
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jeudi 11 octobre 2007
Par Claude Nadeau,
jeudi 11 octobre 2007 à 22:00 :: Un peu de tout

Les fleurs qui trônaient sur ma table ont terminé leur spectacle : elle se courbent pour saluer.
Sous vos applaudissements, messieurs et mesdames, les gerbera viridifolia du Léon : eh oui, même les fleurs sont bretonnes chez-moi, et celles-ci ont tenu le haut de l'affiche durant presque deux semaines.
Clap - clap - clap -clap - clap -clap pour elles.
Rideau.
Je reçois un coup de fil étonnant ce soir, de la part de l'épouse d'un ami claveciniste qu'on vient d'hospitaliser pour une pneumonie. Bon, rien de grave, mais il ne pourra pas assurer son concert dimanche de clavecin solo, et on me propose l'opportunité de le remplacer, et puisque le public va venir, de faire moi-même un concert de clavecin solo, ce dimanche, à Paris.
Grave décision : je suis actuellement dans une phase mijotante, je fais un travail très intérieur et toute à la préparation de mes nouveaux projets, je n'ai rien de cuit, rien de prêt à manger pour dimanche prochain.
Que faire? Accepter tout de même et ressortir les valeurs sûres qui font partie de mon répertoire, ou décliner et rester dans ma caverne?
Qu'en pensent les visiteurs de ce blog?
PS: la signification do mot "marcescence" se trouve dans ce billet
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samedi 8 septembre 2007
Par Claude Nadeau,
samedi 8 septembre 2007 à 11:31 :: Actualités
Un article du quotidien 20 minutes sur les obsèques de Pavarotti nous décrit la célébration comme "digne de funérailles nationales" : présence de chef d'Etat, ballet aérien des avions de l'armée qui ont dessiné les couleurs de l'Italie... Déjà j'en entends penser : n'est-ce pas un peu trop pour un chanteur? Et surtout un chanteur lyrique qui s'est invité dans le star-système et qui a flirté avec la pop, siffleront certains...
"Quand Mozart est venu au monde, c'est au monde entier qu'il est venu", écrivait Sacha Guitry entre deux propos misogynes. Combien de personnes n'auraient jamais écouté d'opéra si Pavarotti n'était pas venu vers eux avec ses "amis", que ce soit les "trois ténors" ou les chanteurs de variété avec qui il a osé construire des ponts musicaux? C'est au monde entier que Pavarotti a donné sa voix, ce sont des millions de personnes qui ont ressenti une émotion en l'écoutant, un jour ou l'autre. Et parmi celles-là , la plupart d'entre elles n'avaient jamais mis les pieds dans un opéra.
Qui se souvient du nom des ministres des finances de l'Autriche ou même de l'empereur à l'époque de Mozart? Qui peut nommer l'un des présidents de l'Italie à l'époque de Caruso? Se souviendrait-on autant des Borgia ou de François 1er s'ils n'avaient pas été de grands mécènes qui ont vécu entourés d'artistes? Qu'est-ce que la politique ou la finance comparées à la musique?
Nous devrions être les héros de cette société. Nous, musiciens. Nous, artistes. Chaque jour nous polissons notre art, consciencieusement et sans relâche, pour donner au public un instant d'émotion, un instant de beauté, un instant d'amour, les seules choses qui restent quand on fait le compte de sa vie.
Nous travaillons comme des dingues pour préparer des concerts que nous offrons dans les églises et où le public, qui s'étonne que le concert ne soit pas gratuit, laisse une aumône de pièces jaunes dans le panier à la sortie. Un musicien classique a autant d'années d'études derrière lui qu'un chirurgien cardiaque ; et pourtant il faut nous battre avec les organisateurs de spectacles, les mairies, les centres culturels, pour décrocher un cachet de 150€ pour un concert qui nous a coûté 45h de répétitions (non rémunérées bien sûr), et encore c'est un bon cachet, qu'on négocie à coup de 10€ comme des marchands de tapis. Parfois l'employeur ne veut même pas déclarer, et alors il faut se battre pour avoir une fiche de paie, courir après les attestations Assédic.
Je ne me plains pas, ce métier de musicien je l'ai choisi et j'en suis fière. Je relève au quotidien le défi de vivre d'un instrument aussi improbable que le clavecin, et pour une intermittente du spectacle, je m'en sors plutôt bien! Mais je m'étonne à chaque fois de constater le peu de valorisation de notre métier par la société actuelle, le faible revenu qu'il génère si l'on prend en compte le niveau d'études et le temps consacré au travail (hormis quelques stars, mais en musique classique elles ne sont pas nombreuses), et l'antipathie quasi générale pour les intermittents du spectacle, dont on s'apprête encore à durcir le régime.
Moi je m'en sors bien, mais combien d'amis autour de moi, musiciens, danseurs, comédiens de talent, ont été éjectés du système parce que ce qu'ils faisaient n'est pas assez lucratif. La source s'est tarie, maintenant ils exercent un autre métier pour gagner leur vie, et ne peuvent plus consacrer 40, 50 ou 60h par semaine à préparer leurs spectacles. C'est fini, leur talent n'irriguera plus notre société qui a tant besoin de rire, de s'émouvoir, de chanter, de s'extasier, de jouir, de vibrer. C'est ce métier que je défends, le beau, grand et noble métier de saltimbanque, un terme méprisable pour certains mais qui sonne chez moi comme un mot d'amour.
Cela dit, heureusement certaines structures valorisent encore le rôle de l'artiste : on vient de m'annoncer sous couvert du secret une grande nouvelle qui ne manquera pas de faire du bruit, il y a une nomination dans l'air et elle me concerne! Mais j'ai promis de ne pas en parler jusqu'à la conférence de presse... restez branchés, vous serez les premiers informés!
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lundi 6 août 2007
Par Claude Nadeau,
lundi 6 août 2007 à 10:30 :: Concerts

"Mais il va venir jusqu'ici, le public?" C'est la question que nous nous posions, alors que nous serpentions dans les cols qui mènent à Lalouvesc, 1100 m d'altitude dans les Cévennes, à 45 minutes de Valence. Une petite ville dotée d'une jolie basilique construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, dans laquelle un orgue assez récent nous attendait. Un instrument assez étonnant en vérité et un peu hétéroclite, puisque selon ce qu'on m'a expliqué on a récupéré des éléments de trois orgues différents pour en construire un seul. J'ai pu commencer à répéter dessus mardi pour le concert de jeudi, et tout naturellement j'ai proposé d'accompagner les messes de semaine tous les jours de ma présence à Lalouvesc, ce qui m'a permis de me familiariser avec l'instrument. Lalouvesc, près de 500 habitants de nos jours, fut un très grand centre de pélerinage puisque c'est en cet endroit que mourut saint Jean-François Régis. Encore aujourd'hui, la présence des pères Jésuites et des religieuses du Cénacle est très affirmée.
Eh bien le public est venu, et la basilique était presque comble pour le concert du 26 juillet, qui ouvrait le festival "Promenades musicales à Lalouvesc". Le public enthousiaste nous a même gratifiés d'une ovation debout après le concert! Quel bonheur, d'autant plus que nous avons pris réellement un grand plaisir à faire ce concert, qui comportait, en ce qui me concerne, le concerto pour orgue en si bémol majeur op. 4 n° 7 de Handel (le même que j'ai joué à Quintin) ainsi que le Stabat Mater de Pergolèse (solistes : Lys Nordet et Jean-Pierre Tazé), dans lequel j'ai fait le continuo d'orgue.
L'orgue est situé dans la nef, à hauteur même du sol, ce qui a permis à l'orchestre de venir se placer tout autour de l'instrument. Un orgue avec de très jolies sonorités (et notamment de belles mixtures!), très lumineuses, et parfaitement appropriées pour Handel!
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mardi 24 juillet 2007
Par Claude Nadeau,
mardi 24 juillet 2007 à 06:58 :: Concerts
Dimanche soir j'ai assisté à un très beau concert ; ça faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un concert "côté public"!
Or j'ai observé que la personne qui était assise à côté de moi, bien qu'appréciant manifestement la soirée, n'applaudissait pas. Avez-vous remarqué que certaines personnes, au concert, n'applaudissent jamais?
De quoi un musicien a-t-il besoin? Il a besoin qu'on l'aime. Et comment le public manifeste-t-il qu'il aime ? en applaudissant. Si personne n'applaudit, le flux d'énergie est rompu avec l'artiste et il n'a plus qu'à rentrer chez-lui. Si la salle applaudit à tout rompre, l'artiste est électrisé : les applaudissements sont le salaire du musicien !
(pourquoi sinon croyez-vous qu'on exercerait un métier aussi mal payé?) ;-)
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vendredi 20 juillet 2007
Par Claude Nadeau,
vendredi 20 juillet 2007 à 17:33 :: Concerts
Les miracles se produisent souvent dans les églises. Et comme nous autres organistes nous fréquentons régulièrement ces lieux, statistiquement nous sommes bien placés.
Très mauvaise répétition mercredi soir avec l'Ensemble Instrumental du Val de Loire en prévision du concert de jeudi à la basilique de Quintin : la tribune de l'orgue étant trop petite pour accueillir l'orchestre, je joue le concerto op. 4 n° 7 de Handel (en si bémol majeur - celui qui est également souvent joué à la harpe) seule à la tribune alors que l'orchestre est en bas, dans le choeur. Ce qui n'a pas manqué de nous causer un problème MAJEUR de synchronisation! La basilique est vaste, le son y connaît une très belle résonance ; mais cela implique également un léger décalage entre le moment où l'archet fait vibrer la corde dans la nef et le moment où mes doigts font parler les tuyaux cent mètres plus loin (et quinze mètres plus haut! je laisse les trigonomètres calculer l'étendue de notre désarroi).
Résultat, une catastrophe: je n'entends l'orchestre qu'avec beaucoup de retard, le chef ne me voit pas, cachée derrière la console à trois claviers, tout le monde marche sur des oeufs et le résultat musical ressemble à une grosse soupe, ou plus précisément au kig ha farz qu'on nous a servi hier soir au dîner, avec le far bien "brujunet"! (émietté) - (pour les ignorants culinaires de ce délice, le kig ha farz est à la Bretagne ce que le couscous est à l'Afrique du nord... c'est dire! pauvre Handel!)
Rien de pire qu'une mauvaise répétition la veille d'un concert. Ca vous sape un moral, je vous jure! Surtout quand on a deux jours pour monter un programme de concert d'une heure et demie, avec la journée de travail qui commence à neuf heures du matin et qui se termine à 23h30! Je suis sortie mercredi soir de la Basilique livide, angoissée, perplexe. Normalement pour jouer ce genre d'oeuvre, soit l'orchestre est en haut à la tribune près de l'orgue (mais ici il n'y a pas la place), soit l'orgue est dans le choeur, comme à Carhaix, donc près de l'orchestre... Mais à Quintin, avec les contraintes évidentes du lieu, comment faire pour se synchroniser?
Je n'en ai pratiquement pas dormi de la nuit (et le chef d'orchestre non plus, m'avouera-t-il après le concert). Le problème lié à la configuration du lieu semble impossible à régler. Vais-je demain soir me couvrir de ridicule en transformant en soupe immonde mon premier concerto de soliste avec orchestre? D'autant plus que lorsqu'on est dans une position aussi inconfortable, les doigts se mettent à faire n'importe quoi. Tourne et retourne dans le lit, tic et tac la pendule, je compte les heures et je fais la crêpe en cherchant quel côté serait le plus susceptible de faire venir le sommeil. Mais quelle idée aussi de faire un concerto d'orgue dans des conditions aussi abracadabrantes. Et puis après tout, toutes les églises sont faites comme cela, ou presque, et on ne va tout de même pas s'empêcher de jouer du Handel pour si peu. D'ailleurs Handel, qu'aurait-il fait à ma place? C'était un musicien comme nous, il a certainement été confronté lui aussi à ce genre de problème. Tic, tic, tic, trois heures. Soupir. Et si je ne le jouais pas? Tant qu'à me couvrir de ridicule avec un magma informe et les doigts qui n'en font qu'à leur tête, autant ne rien jouer: la répétition de ce soir a été si mauvaise... Et puis d'abord, sale métier que celui de musicien. Mal payé, mal aimé, mal traité, mal apprécié du grand public toujours à l'affût de la moindre fausse note, c'est décidé, demain j'arrête. Et tant pis pour Handel. Et dommage pour ce beau trois-claviers et pour le jeu de keraulophone qui... qui... qui... zzzzzzzzzzzzzzzzzzz.
Jeudi matin, je me suis réveillée dans la peau d'une guerrière. J'allais trouver une solution. Coûte que coûte.
En route vers le champ de bataille : direction la basilique. J'y ai passé la journée. A jouer de l'orgue, à explorer les lieux, à prendre possession mentalement du bâtiment, à en observer les moindre détails, à m'approprier l'esprit du lieu, à me mettre au diapason avec ses murs, à me fondre dans la lumière des vitraux. A réviser ce concerto, à répéter par coeur le moindre solo, lentement, prestement, à le décortiquer, le rejouer encore, jusqu'à le graver dans le granit de la basilique. La guerrière fourbit ses armes, elle veut observer et stratégir. Elle a décidé qu'elle vaincra.
La basilique n'est pas ancienne, elle date du XIXe siécle, et fait un peu penser à la basilique de Montréal. Celle de Montréal comporte un orgue Casavant, qui fut l'élève de Cavaillé-Coll ; celle de Quintin comporte un Claus, qui fut également élève du même facteur. Un peu avant midi, au moment où le jeûne commence à se faire sentir, de guerre lasse je vais m'asseoir tout au fond du choeur, devant le maître-autel et la statue de Notre-Dame de Délivrance. Cela fait trois heures que la guerrière a investi la basilique et toujours pas de solution. Alors mon regard s'est perdu dans la contemplation des gisants de Geoffroy Botherel et celui de Jean II de Bretagne, et je me dis qu'elle est belle ma grande théorie de rédemption par la Beauté si je suis infichue de jouer proprement un "simple" concerto de Handel... Du dehors, mon regard s'est tourné en dedans, et j'ai bien dû rester une demi-heure, trois quarts d'heure en prière et en méditation, jusqu'à sentir en moi sourdre la source qui -j'en suis certaine!- jaillit sous la basilique, et qui, sans que je puisse expliquer comment, m'a apaisée et m'a permis de me lever pour aller déjeuner.
Deux heures sonnent au beffroi, je suis de retour à l'orgue, studieusement. J'entends des pas dans l'étroit escalier de granit : c'est Monsieur le Maire en personne qui, "passant par là ", vient me voir avec l'un de ses adjoints. Je le complimente sur l'orgue de Quintin, en assez bon état, malgré qu'il ne serve qu'une fois l'an, en somme, pour le pardon au mois de mai. "D'ailleurs, me dit le Maire, à cette occasion nous sommes obligés d'installer une caméra en circuit fermé afin que l'organiste puisse voir le maître de chapelle, sinon, vous comprenez, il y a un sérieux problème de synchronisation..."
Le voilà le miracle. Et voilà comment jeudi soir nous avons fait un superbe concerto de Handel, dans lequel l'orgue dialogue joyeusement avec l'orchestre et se permet même de jouer à l'unisson avec lui dans les tutti, sans décalage. Un concert d'autant plus réussi que nous avons tellement eu chaud, et lorsque le concerto a été terminé, dans toute la splendeur de l'art handélien, j'ai eu envie de hurler de joie.
Regardez bien au centre de la photo : la fameuse caméra!

Merci à Claude Morin, maire de Quintin, pour son intervention miraculeuse, matérialisée par M. Nédélec (nedeleg, en breton, a la même signification que Nadeau, ou nadau en occitan : nativité), de Plouescat, avec qui j'ai eu le plaisir de parler en breton - un beau breton bien articulé et riche en vocabulaire!- , venu tel un archange salvateur avec sa caméra... pour le plus grand bonheur - et surtout le plus grand soulagement!- du chef et des musiciens. Et puis, que diable, pour une fois on a de l'orgue à la télé!
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mercredi 18 juillet 2007
Par Claude Nadeau,
mercredi 18 juillet 2007 à 00:15 :: Concerts
Répétition en solitaire ce matin en vue du concert de jeudi à la basilique de Quintin, sur le superbe orgue de la basilique de Quintin, construit par le Rennais Jean-Baptiste Claus au 19e siècle et classé monument historique en 1999:

Entre le trop et le trop peu, comment trouver la bonne ornementation, en fonction de la nature de l'instrument, car tous les orgues sont uniques, -et je viens tout juste de faire la connaissance de l'orgue avec qui (si si, avec "qui") je jouerai jeudi - et comment trouver le phrasé juste en fonction de l'acoustique tout à fait particulière de la basilique... L'orgue de Quintin présente quelques exotismes, notamment une pédale de tonnerre, et un jeu que je n'ai jamais vu nulle part ailleurs, qui me semble une néo-bretonnitude : le
keraulophone.

Ker pour la Bretagne, "aulo" pour aulos, l'instrument à vent grec, et phone pour le son (comme saxophone...), sans doute...
Longue journée, qui se termine par une répétition du sublime Stabat Mater de Pergolèse, l'occasion de rencontrer le sympathique (et talentueux!) contre-ténor Jean-Pierre Tazé, avec qui je me suis rendue au café internet "Le Celtic" à Quintin pour vous rédiger ces lignes... Rendez-vous pour le concert jeudi à 20h45 à la basilique!
Pour ceux que ça intéresse, la composition de l'orgue:
|
Grand orgue
Bourdon 8'
Montre 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Octavin 2'
|
Récit
Quintaton
Cor de chamois 8'
Keraulophone
basson - hautbois
Flûte traversière 8'
|
Écho
Voix céleste
Gambe
Dulciane
Flûte harmonique 8'
Trompette 8'
Voix humaine 8'
|
Pédalier Flûte 8' Soubasse 16'
|
Machine Barker. Pédale d'expression (cuiller!). Trémolo. Accouplements en tout genre (honni soit qui mal y pense!). Pédale de tonnerre! VROUM!
l'orgue est plus ancien que la basilique, il a été conçu pour le couvent des Ursulines (toujours à Quintin), ce qui explique la sobriété des jeux, conçus surtout pour l'accompagnement.
Difficile de bien registrer de la musique baroque sur un orgue romantique! Mais avec un peu d'imagination et en rusant bien, on finit par arriver à le faire sonner baroque... ;-)
Belle mécanique bien précise (loué soit Barker - quand la machine fonctionne bien!), qui permet à mes petits doigts de claveciniste (tic tic tic!) de caracoler dans tous les ornements qui taquinent le clavier aux reprises.
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lundi 9 juillet 2007
Par Claude Nadeau,
lundi 9 juillet 2007 à 12:46 :: Mariages

Encore un gros week-end, puisque vendredi soir je suis allée prêter main-forte au
Bagad d'Aix qui effectuait la première partie d'un concert de Tri Yann au festival "
Les Nuits de Gignac" dans le Gard. Ca impressionne toujours un bagad, même hors de Bretagne, et même un bagad qui n'a que quelques mois d'existence comme le Bagad d'Aix en Provence. Mais malgré le nombre de décibels (15 cornemuses, bombardes et tambours, ça s'entend!), il a encore fallu se battre contre le sonorisateur qui a lancé la sonorisation sur scène alors que nous étions en train de jouer (en acoustique, forcément), au mépris des danseurs qui nous entouraient. On est toujours fragile quand on fait de la musique non amplifiée, même de la musique de bagad ; et il faut encore et toujours se battre et pousser une gueulante pour faire respecter notre musique contre la toute-puissance des musiques amplifiées...
Levés tôt le lendemain matin, c'est en voiture que nous avons parcouru la distance entre Montpellier et Paris pour être en costumes et prêts à jouer à 16h à Linas-Monthléry. Traversée du viaduc de Millau à 8h du matin, sous le soleil matudinal, quelle splendeur. Puis très belle cérémonie de mariage en l'église Saint Jean Baptiste de Leuville-sur-Orge pour les épousailles de Dame Sandra et Sieur Julien (bientôt des photos!). J'ignorais jusqu'à notre arrivée qui était le saint patron de l'église où allait être célébrée la bénédiction: Jean-Baptiste occupe une place de choix dans mon esprit car non seulement c'est le patron du Québec (notre fête nationale est le 24 juin), mais également, c'est l'hymne à St Jean Baptiste, couchée sur papier par Guido d'Arezzo vers le XIe siècle, qui a donné leurs noms aux notes de la gamme.

Quel dommage, je ne sais par coeur que le premier couplet, et je n'ai pas la partition sur moi: je ne pourrai donc pas la chanter... J'en fais part au sacristain, et vite vite avant la noce nous fouillons dans tous les placards de la sacristie pour chercher un vieux Paroissien Romain qui traînerait par là ... nous avons trouvé moult livres, des tonnes de poussière, des bouts de cierges, mais de Paroissien Romain, point... Toute triste, je me suis résoute à chanter autre chose et la cérémonie commence. Vers le milieu de la première lecture, le sacristain arrive, un peu essouflé, et me tend un feuillet : c'est "Ut queant laxis!" (mot à mot : "Que tes serviteurs chantent d'une voix vibrante!") C'est l'hymne! Il a couru chez-lui, l'a trouvée sur internet (!!!) et me l'a imprimée. Alleluia! Au moment voulu, je me suis donc placée sous la clé de voûte de cette église plusieurs fois centenaire, et la voix est montée comme l'encens qui emplit la nef de ses volutes... Frissons.
Pour la prochanie fois (et pour tous ceux que ça intéresse!) la partition de cette hymne se trouve ici (au format .pdf)
Au fait, une petite règle de grammaire rigolote : "hymne" est féminin lorsqu'il s'agit d'une hymne religieuse, mais masculin lorsqu'il s'agit d'un hymne national... (laïcité, quand tu nous tiens...!)
Dans le même ordre d'idées, on pense tout de suite à "amours, délices et orgues"... qui sont masculins au singulier mais féminins au pluriel. Si ce n'est que selon le Grévisse (LA référence... d'autant plus que Maurice Grévisse était Belge : on ne va tout de même pas laisser les francophones de France s'occuper de leur langue, il seraient capables de ne pas en prendre soin), orgues n'est féminin pluriel uniquement lorsqu'il ne s'agit que d'un seul instrument : les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, mais les beaux orgues de Bretagne...
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mercredi 4 juillet 2007
Par Claude Nadeau,
mercredi 4 juillet 2007 à 15:00 :: Concerts
|
Le Festival de chant choral « La voix dans tous ses états », qui se tiendra à Quintin (22) du 14 au 22 juillet, accueillera Claude Nadeau pour un concert exceptionnel le jeudi 19 juillet à 20h45 à la Basilique de Quintin avec l’Ensemble Instrumental du Val de Loire sous la direction de Gilles Lefevre.
Le programme de ce concert présentera une partie du travail des choristes (direction : Rémi Corbier), le Stabat Mater de Pergolèse (solistes : Lys Nordet et Jean-Pierre Tazé), le Concerto pour hautbois de Cimarosa (soliste : Michel Tizon), ainsi que le Concerto pour orgue op. 4 n° 6 de Handel, avec Claude Nadeau comme soliste à l’orgue de la Basilique, un instrument construit par le Rennais Jean-Baptiste Claus au 19e siècle et classé monument historique depuis 1999.
Bien connue des milieux bretons comme fondatrice de l'école Diwan de Paris, Claude Nadeau est également l'une des jeunes interprètes les plus en demande de du monde de la musique ancienne. Septième génération de musiciens d’église dans sa famille originaire du Québec, elle aime bien raconter qu’étant enfant, on l’a assise sur un banc d’orgue sans plus d’explications, avec un seul mot : « joue ! ».
On connaît la suite, et l’année 2007 est particulièrement riche pour cette jeune musicienne : elle a fait en janvier ses débuts à l'Opéra de Paris comme soliste au clavecin, et elle a effectué en mars une tournée au Japon avec le soutien du Conseil Régional de Bretagne, au cours de laquelle elle a eu l’occasion de faire découvrir au public nippon les différents aspects de la musique bretonne. Ce concert du 19 juillet représente une première pour cette jeune artiste, puisqu’il s’agira de son premier concerto de soliste avec orchestre, une œuvre pétillante et pleine d’énergie.
Depuis 10 ans, Quintin est l’écrin de « La voix dans tous ses états », un festival de chant choral où se rencontrent chanteurs et musiciens de toute la France et d’ailleurs. Au cours de sept jours de formation, les choristes auront cette année l’occasion de travailler la messe « Nelson » de Haydn, ainsi que le répertoire d’opérette. Six concerts seront présentés tout au long de cette semaine.
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Gouel laz-kanañ « La voix dans tous ses états », adalek ar 14 betek an 22 a viz Gouere e Kintin (22), a zegemero Claude Nadeau evit ur sonadeg espar d’an 19 a viz Gouere da 8e45 e Penniliz Kintin, gant Laz-seniñ Traoñienn al Liger, dindan renerezh Gilles Lefevre.
E-kerzh ar sonadeg-se e vo klevet labour al laz-kanerien (renerezh: Rémi Corbier), Stabat Mater Pergolesi (soloourien : Lys Nordet ha Jean-Pierre Tazé ), ar C’hengerzad evit oboell gant Cimarosa (soloour : Michel Tizon) hag ar C’hengerzad evit ograoù op. 4 niv. 6 gant Handel, ha gant Claude Nadeau evel soloourez war ograoù ar Benniliz, ur benveg savet gant ar Roazhonad Jean-Baptiste Claus en 19vet kantved, ha rummet monumant istorel abaoe 1999.
Anavezet-mat eo Claude Nadeau gant ar Vretoned p’eo bet diazezet ganti skol Diwan Pariz. Unan eus ar sonerezed yaouank a vez goulennet ar muiañ eo ivez e-touez bed ar sonerezh kozh. Ar seizhvet rummad sonerien a iliz eo en he familh a orin eus Kebek. Plijout a ra dezhi kontañ an dra-mañ : pa oa yaouank a oa bet azezet dirak un ograoù hag e oa bet lavaret dezhi ur ger hepken : « c’hoari ! »
Ha diwar neuze eo bet pinvidik-tre ar bloavezh 2007 evit ar sonerez yaouank-mañ : graet he deus he c’hammedoù kentañ e miz Genver evel soloourez war ar c’hlavisim en Opera Pariz, ha graet he deus un droiad e Japan, gant skoazell Kuzul-rannvro Breizh, evit diskouez d’ar Japaniz ar sonerezh breizhat. Ar sonadeg e Kintin a vo un abadenn dreistordinal evit an arzourez, abalamour ma vo he sonadeg kentañ gant ul laz-seniñ, gant un oberenn leun a vuhez ha leun a startijenn.
Abaoe 10 vloaz dija ez eo Kintin kalonenn gouel ar vouezh « La voix dans tous ses états », gant kanerien ha sonerien eus Frañs a-bezh hag eus lec’h all. Er bloaz-mañ, e-pad seizh devezh stummadur e vo al laz-kanañ o labourat an oferenn « Nelson » gant Haydn ha rollad tonioù an operetenn . C’hwec’h sonadeg a vo kinniget e-pad ar sizhun.
Kemenadenn e brezhoneg gant skoazell Ofis ar Brezhoneg
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Mots-clés : Bretagne, brezhoneg, chant choral, concert, orgue
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mercredi 13 juin 2007
Par Claude Nadeau,
mercredi 13 juin 2007 à 13:39 :: Concerts
Nous proposons deux nouveaux concerts aux organisateurs de spectacles et aux responsables de lieux de diffusion :
« Anachronismes » : Baroque-tango pour violon, clavecin et vibraphone
Une première partie propose des œuvres baroques (Bach, Handel, Corelli) au violon, au clavecin, et avec la complicité vivifiante d’un vibraphone ;
une deuxième partie propose des tangos de Piazzola, où cette fois c’est le clavecin qui semble faire figure d’anachronisme… et qui pourtant possède tout le mordant de l’esprit tango.
Un concert qui plaira à tous les publics.
« Toccata » : musique contemporaine pour clavecin et percussion
Un concert créé en janvier 2007 à l’Opéra national de Paris, qui présente des œuvres actuelles pour un duo qui peut sembler contre nature mais dont les sonorités combinées se révèlent fascinantes. Inclut la « Toccate pour clavecin amplifié et percussion », de Graciane Finzi, dédié à Michel Gastaud et Claude Nadeau, qui en ont assuré la création mondiale.
Un concert étonnant, qui a fait salle comble à l’Opéra. Suite à ce succès, une partie en a été diffusée sur Radio-Classique.
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Mots-clés : clavecin, concert, opéra, spectacle
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