Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

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jeudi 6 mars 2014

concert baroque : Vivaidi

regardez la vidéo que nous avons réalisée lors du concert du 26 octobre dernier à Vannes :

Vivaldi, Laudate Pueri RV 601 - Soliste : Fanny Pytkiewicz

enregistrement-concert en l'église Saint Patern, Vannes

mardi 19 février 2013

vente chez Emmaüs

comment aimez-vous le nouveau foulard vintage que je viens d'acheter 50 centimes chez Emmaüs? ;-)

dimanche 4 novembre 2012

une journée avec Céline Dion sur France Bleu pour son nouvel album "Sans attendre"

Céline Dion sur France BleuCéline DION en interview exclusive sur France Bleu et francebleu.fr ! Lundi 5 novembre, jour de la sortie de l’album France Bleu « Sans attendre », les 43 radios locales publiques proposent aux auditeurs de passer Une Journée avec Céline DION. France Bleu, la radio des « plus belles chansons françaises » accompagne la sortie du dernier album de l’artiste internationale francophone la plus populaire de la planète.

Les rendez-vous à ne pas manquer :

> Interview exclusive de Céline DION (enregistrée il y a quelques jours, à Montréal au micro de Claude NADEAU) ;
> De 5h à minuit, à chaque heure, les auditeurs découvrent l’un des titres extraits de l’album « Sans attendre » ;
> Dans France Bleu Midi, à 12h50 : Elodie SUIGO présente l’album « Sans attendre » dans sa chronique Musique ; > En jouant avec leur radio locale France Bleu, les auditeurs ont la possibilité de gagner ce jour là, l’un des 250 exemplaires de l’album « Sans attendre ». Toutes les informations sur Une Journée avec Céline DION sur francebleu.fr

dimanche 8 avril 2012

mes bonnes adresses en Bourgogne

Ça a commencé avec un ami, puis deux, puis trois. "Claude, toi qui connais bien la Bourgogne, donne-nous des bons plans pour du vin!" Bon d'accord, ça y est je m'y mets, et voici un article pas du tout impartial. Je vous donne ici d'excellentes adresses, où vous serez bien accueillis, par des gens de cœur. J'insiste sur le fait que mes choix sont tout à fait subjectifs, guidés autant par l'amitié que par les papilles, cependant que ce soit clair : je ne touche aucune commission! Ce sont juste des personnes humainement formidables qui font de l'excellent travail!

Vous voudrez peut-être commencer par un circuit commenté, c'est une belle façon de faire connaissance avec la (et le) Bourgogne. Mon ami Emmanuel Castro a rejoint il y a un an Authetica Tours, et vous propose à la journée ou la demi-journée une visite des vignes et des caves de Bourgogne. Dégustation comprise! Asseyez-vous confortablement dans le minibus, relaxez et laissez-vous conduire! Manu vous guide entre les vignes et les bouteilles, et vous pouvez déguster sans craindre de reprendre le volant. Au départ de Dijon. Téléphonez lui de ma part! 06 87 01 43 78

Bon, les viticulteurs! le choix est vaste, et un peu partout vous serez en général très bien accueillis. Cependant, voici mes adresses spécial coup de coeur:

- Domaine Armelle et Bernard Rion, à Vosne Romanée. Vous serez probablement accueillis par Alice Rion, la fille, qui reprend le domaine familial. Cette famille a aussi une passion pour la truffe de Bourgogne, à découvrir! Tous leurs vins sont excellents, mais ne repartez pas sans au moins une bouteille de leur chardonnay "Magnatum". Écoutez le reportage que j'avais réalisé à leur sujet, reportage finaliste du Trophée de la presse du BIVB. 8, Route Nationale 21700 VOSNE ROMANÉE 03 80 61 05 31

- Pascal Mure à Volnay. Son volnay est soyeux, et son pommard ne fait pas partie de ceux qui "arrachent"! récemment j'ai encore acheté chez lui un Volnay 2009 et un Pommard 2010, à laisser vieillir... téléphonez-lui avant de passer et il prendra le temps de vous recevoir entre ses tonneaux, et vous expliquera tout... son vin... sa passion pour la musique... peut-être même verrez vous la pièce de pommard 2011 sur laquelle j'ai dessiné un coeur à la craie! ;-) 2 Grand Rue, La Chapelle 21190 Volnay 03 80 21 61 15

- Bernard Gros et Michel Gros. Toujours à Vosne Romanée, pénétrez dans le village et allez jusqu'à vers eux. Les deux frères font un travail très différent, mais excellentissime! Attention c'est du très haut de gamme. Et si vous avez de la chance, vous vous ferez peut-être inviter dans la cave de Bernard Gros, passionné de boogie woogie, qui a installé un grand Steinway dans sa cave!

- attention, ovni. Philippe Leclerc, à Gevrey Chambertin, est un vigneron atypique! Comment dire... mi rocker, mi prince, il faut aller sur place pour découvrir l'univers incroyable de cet oiseau rare qui produit des vins non filtrés qu'apprécient même Sean Connery! on aime ou on n'aime pas, mais moi j'adore!

- Vougeot. Le Château du Clos de Vougeot peut être visité (visite payante). Juste en bas de la route, faites escale à La Grande Cave de Vougeot, où Jean-Jacques Dalmaz, chroniqueur vins sur France Bleu Bourgogne, vous accueillera chaleureusement. C'est un sommelier expert (n'a-t-il pas officié dans un trois étoiles?...) passionné par son art, et vous aurez envie de rester des heures à discuter avec lui...

- à Beaune, l'un des plus grande négociants est la maison Albert Bichot, dont je ne peux que vous inciter à découvrir les vins...

- bon avec tout ça vous voudrez bien manger! Les bonnes tables ne manquent pas, si vous avez les moyens, lâchez-vous, mais coup de cœur pour l'Amarone à Beaune, une pizzeria pas comme les autres, où vous pourrez aller en famille ou en amoureux. Déjà, on peut y manger à toute heure, ce qui n'est pas si courant. Et puis, on peut y manger pour 12€ comme pour 120€. C'est l'une des plus belles cartes des vins de Bourgogne et de vins italiens de la région. Impressionnant! Vous serez étonnés par l'ambiance et par l'accueil des plus chaleureux. Franchement, un vrai coup de coeur! PS: demandez au chef Giacomo le menu "dégustation", qui n'est pas à la carte... et faites la bise à Alberto, le patron, Italien de Montréal et Beaunois d'adoption! Avenue Charles de Gaulle (non loin du Palais des Congrès) 21200 Beaune 03 80 26 17 29

- enfin, vous devez ABSOLUMENT pousser jusqu'à Concoeur, sur les hauteurs de Nuits Saint Georges, à la Ferme Fruirouge! Isabelle et Sylvain vous accueillent et proposent leurs produits bio autour du cassis, roi de la région, et des autres fruits rouges. Leur crème de cassis est selon moi la meilleure de Bourgogne! (et donc du monde...) coup de coeur aussi pour le ketchup de cassis, à découvrir, et pour la vodka aux bourgeons de cassis! Franchement ça vaut la peine de faire un petit détour, pour l'accueil chaleureux de vrais passionnés, et pour la qualité des produits. N'oubliez pas de caresser les chats Coco et Chanel!

chez tous ces gens vous pouvez aller de ma part! vous serez bien reçus! bien sûr ce ne sont que quelques suggestions, et je vous promets que d'autres sont à venir ;-)

lundi 13 février 2012

Chapitre au Clos Vougeot - Confrérie des Chevaliers du Tastevin

on m'a demandé de rédiger, pour le magazine de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin (tiré à quelques milliers d'exemplaires autour du monde), un article en forme de compte-rendu du chapitre de la plume et de la vigne, au clos Vougeot (salon Livres en vigne) Donc j'ai attrapé leur magazine, et j'ai lu les compte-rendus des autres, pour me rendre compte qu'ils se ressemblaient tous plus ou moins, lus l'un à la suite de l'autre. Alors j'ai choisi de raconter une histoire...

Lire la suite

dimanche 13 novembre 2011

Marine, son mari, son amant, en direct à la radio!

Aujourd'hui, une auditrice étonnante dans un jeu sur France Bleu Bourgogne : Marine de Dijon, son mari, son amant... et les joies du direct!!! (même l'animatrice en reste coite!) :-D

samedi 5 novembre 2011

Charles Aznavour

entendu hier à l'antenne de France Bleu Bourgogne, en direct du Zénith de Dijon où se produisait Charles Aznavour

lundi 3 octobre 2011

Livres en vignes au Clos Vougeot et chapitre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin

voici le compte-rendu de la soirée que j'ai rédigé pour le magazine de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin:

"Si l'équinoxe marque le début de l'automne, c'est un soleil estival qui dorait les vignes déjà rousses pour le chapitre de l'équinoxe et de la plume. En Bourgogne les gourmands savent que la chasse est désormais ouverte, mais c'est un étrange gibier à plumes qui s'est installé au Clos Vougeot tout au long du week-end, puisque le salon Livres en vignes accueillait quelque 80 écrivains.

Gens de plume et gens de vignes, jeunes auteurs et écrivains insignes se sont donc endimanchés pour la soirée, curieux, enthousiastes, méfiants, ravis, blasés, ou gourmands : ce soir pour une fois c'est bien leur plumage qui est à l'égal de leur ramage. Leurs ouvrages sont à l'étage, sagement rangés sur les tables pour attendre les lecteurs qui viendront demain, nombreux. Les bulles pétillent dans les coupes, les trompes du Débûché de Bourgogne sonnent, la cloche appelle à table, les agapes peuvent commencer.

Chacun cherche sa place, et c'est la diversité des convives qui frappe : il y a certes les habitués, rompus au us de la Confrérie ; il y a les hôtes étrangers, pour qui cette soirée est le point culminant d'un long voyage, depuis Halifax, Vancouver, Dallas, le Connectticut, la Côte d'Ivoire, ou même le Japon ; il y a les gens très sérieux, les futurs intronisés, les débutants, les mal à l'aise, les conjoints, et les saltimbanques - un certain nombre d'écrivains parmi ceux-là. Il y a les sommeliers, les maîtres d'hôtel, les cuisiniers, le chef, béni des dieux (gloire à lui!), il y a les Cadets de Bourgogne et les Trompettes du Château du Clos de Vougeot. Tous ces gens convergent dans un gai cérémonial, joyeux sabbat d'équinoxe où l'on va sacrifier à Bacchus et à Epicure.

Et puisque l'équinoxe est le moment du parfait équilibre entre le jour et la nuit, la soirée sera à l'envi. 585 assiettes d'oeufs en meurette arrivent en même temps, ils sont tous à parfaite température. Six grands vins et pas un faux accord. Même les sonneurs du Débûché n'ont pas réussi à offrir un seul canard aux mélomanes chasseurs : la perfection serait-elle donc de ce monde?

Des officiers de la Confrérie aux officiers de bouche, des célébrités intronisées aux anonymes invités, tous égaux devant l'équilibre des plaisirs équinoxiaux. Et s'il est vrai qu'on ne parle ni religion ni politique à table, le Grand Maître de la Confrérie s'est tout de même permis -mais en ce soir de fête, n'a-t-il pas tous les droits? - de suggérer à l'un des intronisés, conseiller du Président de la République, d'enjoindre le Chef d'Etat à boire quand même un peu de vin... Qui sait si dans l'élection présidentielle qui se tiendra en 2012 en France, un peu d'épicurisme ne ferait pas la différence?..."

Le repas gastronomique à la française tel que pratiqué au Clos Vougeot, au Patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO, vu par Des Racines et des ailes:

la suite de l'article très prochainement...

lundi 22 août 2011

chant grégorien moderne à l'Abbaye de Cîteaux pour la Saint Bernard

Vendredi j'ai passé la journée en vadrouille, à réaliser des reportages radio pour ma chronique d'été, chronique tourisme en Côte d'or pour France Bleu Bourgogne. Je suis donc allée promener mon micro en pays de Beaune, avec bien sûr la visite des Hospices de Beaune, en attendant d'y retourner pour la vente des vins en novembre, du centre historique, mais aussi du Spa en Bourgogne de Nathalie Molinier. Belle et riche journée! Je suis restée à la radio jusqu'à 22h pour charger les rush sur mon ordinateur, mais l'équipée valait la chandelle!

En fin de journée, au moment de rentrer, j'aperçois un panneau: "Abbaye de Cîteaux - 8 km". C'est trop bête pensai-je, de passer à côté sans y aller. J'oblique donc par le chemin des écoliers.

J'arrive, la cloche tinte:

les vêpres vont commencer. La musicienne en moi est ravie, quel coup de chance, j'arrive juste à temps pour écouter les moines chanter. L'Esprit devait guider mes pas, car c'étaient les vêpres solennelles de la saint Bernard, l'un des personnages les plus importants de l'ordre de Cîteaux! pour cette communauté fondée par Robert de Molesmes en 1098, c'est l'un des événements les plus importants de l'année. Alors comme j'avais mon matériel d'enregistrement avec moi, j'ai posé le micro sur le banc et j'ai enregistré l'intégralité des vêpres, pour partager ce moment magique avec les gens que j'aime.

J'ai été très étonnée de constater à quel point le chant des moines est moderne! est-ce qu'on peut appeler ça du grégorien? Bonne question. Quand on regarde dans le temps, il y eut le chant ambrosien, puis un certain nombres de "codificateurs" qui ont voulu noter la pratique orale, Guido d'Arezzo, ou le pape Grégoire le grand qui a donné son nom au chant "grégorien", et qui n'a fait que codifier sa pratique. Puis tout au long des siècles on a continué d'enrichir le répertoire: quand on s'intéresse à la question, on peut dire de certains chants grégoriens qu'ils sont "tellement XVIIIe!" ou "tellement XIXe"! Et je ne parle pas de la messe de Dumont... il y a une logique dans l'histoire: pourquoi cesserions-nous d'enrichir à notre tour la tradition?

Je ne sais pas qui est l'instigateur de cette liturgie moderne et en français à laquelle j'ai participé vendredi; mais j'ai été conquise et je pense que c'est notre rôle comme musiciens de continuer d'alimenter la tradition. Merci aux anges gardiens qui m'ont guidée vers l'abbaye de Cîteaux!

Bernard de Clairvaux est un personnage étonnant. A la fois il a prêché une croisade, et à la fois il est l'auteur des "Sermons sur le Cantique des cantiques", poème d'amour charnel et spirituel de la Bible. C'est cet aspect de St Bernard que je veux retenir. Je préfère l'amour à la guerre; cela semble un lieu commun de le dire, mais l'actualité nous montre que même de nos jours c'est loin d'être évident...

dimanche 21 août 2011

Ecoutez!

Qui veut travailler avec moi?

je viens de mettre en ligne mon CV d'animatrice radio et ma maquette...

l'occasion de réécouter certaines de mes meilleures chroniques :-)

cliquez ici

eh oui, pour moi, musicienne et animatrice, c'est un peu le même métier... avec un instrument différent. Dans les deux cas, j'ai envie de partager, de dire "écoutez comme c'est beau!".

Et puis après tout, plusieurs "créateurs" sont aussi animateurs radio: je pense à des écrivains comme David Abiker, des musiciens comme Frédéric Lodéon, et tant d'autres...

mardi 22 décembre 2009

Cette année, mes voeux je les DANSE !

Joyeux Noël! Nedeleg laouen! Feliz Navidad! Merry Christmas!

mercredi 18 novembre 2009

Le Serpent, un instrument qu'on n'entend pas souvent...

article paru dans Le Télégramme d'hier :

"Le Conservatoire de musique de Vannes accueille un jeune artiste, Volny Hostiou, spécialiste du "serpent", ancêtre du tuba, de la famille des cornets, pour une semaine consacrée à la musique ancienne. Jeune musicien de 28 ans, né à Quimper, spécialiste du tuba, Volny Hostiou se consacre aujourd'hui à cet instrument moins connu, apparu en France à la fin du XVIe siècle. Il enseigne le tuba et dirige les ensembles de cuivres du Conservatoire de Rouen. Quasiment abandonné dès le milieu du XIXe siècle, le serpent a été redécouvert il y a une vingtaine d'années et réintroduit en musique ancienne par une poignée de musiciens. Proche du cornet à bouquin, il était l'instrument privilégié d'accompagnement de la voix dans la musique d'église, puis dans les orchestres militaires et symphoniques.

Un concert et deux auditions

Premier rendez-vous de cette semaine spéciale, ce soir, à l'auditorium des Carmes, pour un concert-conférence autour de la "Musique ancienne", avec Claude Nadeau, claveciniste concertiste, en résidence depuis quelques mois à Vannes, organiste également, et Volny Hostiou. Deux autres temps forts sont programmés durant cette semaine à l'auditorium des Carmes: jeudi 19 novembre, à 18h30, audition cuivres; et vendredi 20, à 18h30, audition cordes et voix. Pratique Concert-conférence, mardi 17 novembre, à 20h, à l'auditorium des Carmes, place Maurice-Marchais. Entrée libre pour les trois rendez-vous."

J'ajouterai que franchement c'est une superbe expérience, car le serpent est un instrument que l'on n'entend pratiquement jamais... D'ailleurs avant de jouer avec Volny, même moi je n'avais jamais entendu un serpent autrement que sur disque. C'est un bonheur de jouer avec Volny Hostiou, véritable virtuose passionné par son instrument. Le concert d'hier a été superbe... rendez-vous jeudi et vendredi! Et comme toujours... bientôt les vidéos du concert! ;-)

Auditorium des Carmes. Le serpent à l'honneur
23 novembre 2009 - Le Télégramme

L'auditorium des Carmes accueillait, mardi soir, pour son second concert, un bien curieux serpent. Rencontre avec un instrument atypique.

Un serpent. Outre l'animal à la si mauvaise réputation, qu'est-ce que c'est? "Notre volonté ce soir, expliquait Volny Hostiou, est de vous faire découvrir cet instrument et ses possibilités". Il s'agit donc d'un instrument de musique... Encore que! Le serpent a longtemps été considéré comme... une voix: au XVIIe siècle du moins, le joueur de serpent se trouvait avec les chanteurs, pas avec les instrumentistes. Cet ancêtre du tuba était employé alors essentiellement dans les églises. On a ainsi joué du serpent à la cathédrale de Vannes en 1685.

Joué par cinq musiciens en France

Aux côtés de Claude Nadeau, (clavecin et orgue), le jeune instrumentiste-chercheur a expliqué au public attentif, l'usage du serpent, son histoire, tout en interprétant quelques airs de la période baroque. A l'issue du concert, une partie du public a tenu à échanger avec Volny Hostiou et à voir de près cet instrument rare. A ce jour, il en existe une centaine et seuls cinq musiciens en jouent de façon professionnelle.

mardi 6 octobre 2009

Concert : clavecin d'avant-garde

Il y a des concerts qu'on est particulièrement contents d'avoir faits. Ce fut le cas hier, à la Société de Curiosités, salle étonnante en plein Paris.

Musique Post-Bourgeoise y poursuivait sa résidence, "6 signatures de la main gauche". Pendant cette série de 6 concerts, les textes et les chorégraphies sont conjuguées avec plusieurs signatures musicales. Hier, c'était avec le clavecin :

olivier urman, alias "Docteur Urman" : textes paranoïaques dits au mégaphone
constantin leu, alias "Karl Mark", est le support visuel
claude nadeau, alias "la Barock Star", au clavecin, "déconstruit" des oeuvres de JS Bach

Pour chacune des chansons, j'ai utilisé un procédé de déconstruction sur une oeuvre de JS Bach - partita, aria des variations Goldberg, ou choral. La matière musicale est triturée, inversée, étirée, tronquée, sériellisée, recomposée, comme une sculpture contemporaine qui serait réalisée avec d'anciens matériaux.

Etonnant, étrange, eh oui... mais précisément n'est-ce pas la nature même de la musique "expérimentale", qui renouvelle l'expérience d'écoute?

samedi 8 août 2009

Nouvelles photos dans mes albums...

jeudi 23 juillet 2009

Téléfilm "Marquise de Pompadour" sur France 2 : non au clavecin karaoké!

Lettre à M. Jean-Marie Sernia

Monsieur,

Je viens de regarder sur France 2 le téléfilm "Jeanne Poisson, Marquise de Pompadour", dont la musique est signée Jean-Marie Senia.

Je ne comprends pas, dans la musique de ce téléfilm, la musique d'inspiration baroque fait une large place à... un affreux son de synthé censé rappeler celui du clavecin... est-ce parce que la prod n'avait pas assez de budget, ou parce que vous n'avez trouvé aucun claveciniste pour interpréter votre belle musique?

Je suis toujours triste d'entendre de telles utilisations de cet instrument, car elles font énormément de tort à tous les clavecinistes. Je ne suis pas du tout puriste (je joue même du clavecin dans un groupe rock), mais le public, qui n'a que somme toute peu d'occasions d'entendre du clavecin en "live", interpréte à tort cet effet sonore des plus désagréables (vous en conviendrez) pour du clavecin. Et tous les jours nous devons réparer les dégâts, expliquer que, non, le clavecin n'est pas une "boîte à clous", comme des musiques largement écoutées telles que celles de ce téléfilm pourraient laisser croire. Oui c'est un instrument qui a une palette sonore un peu moins métallique et un peu plus riche...

Il faut peut-être être claveciniste, faire depuis plusieurs années des animations dans les écoles, des concerts populaires, bref de la vulgarisation pour se rendre compte de l'immense préjudice que l'utilisation de sons de synthé pour représenter notre instrument causent à ceux qui essaient, au quotidien, tant bien que mal, de faire aimer toutes les richesses du clavecin.

Dans ce téléfilm, on a aussi pu entendre des extraits sonores gentiment consentis par des maisons de disques qui sont toujours désireuses de recycler leurs catalogues (au détriment des compositeurs de musique de film d'ailleurs). Comment Ton Koopmann peut-il côtoyer un son de synthé? Il n'y a donc pas à Paris un seul claveciniste qui puisse enregistrer en studio vos compositions??

Excusez ma colère, ce n'est pas votre musique que je critique, mais tous les jours je dois désamorcer des bombes, c'est-à-dire faire face aux idées reçues des gens qui n'ont eu, pour tout contact avec le clavecin, que la musique des films et qui imagine que le clavecin, ce n'est "que" ça. De grâce, la prochaine fois, demandez à un musicien d'enregistrer pour vous. Je vous trouverai un élève qui le fera gratuitement si c'est une question de budget, mais par pitié, plus de synthé!

jeudi 9 juillet 2009

Faire-part de naissance : un nouvel orchestre baroque est né

violon baroqueL'ensemble Baroque

Symphonie de Breizh
direction artistique Claude Nadeau

vous invite
à son premier concert


Dimanche 12 juillet à Vannes
20h30, église St Patern

entrée libre

lundi 11 mai 2009

Artistes, producteurs et revendeurs

Réveil à 5h ce matin pour prendre le TGV pour Vannes où j'accompagnerai les examens de la classe de chant d'Agnès Brosset, après courte nuit... puisque hier soir, après avoir passé une partie de la journée à répéter pour le concert du 20 mai à l'Archipel (Paris), j'ai passé une superbe soirée chez le directeur de cette salle, qui est également le producteur du label Saphir.

Moments magnifiques autour d'une délicieuse T'fina pkaila préparée par notre hôte, désireux de faire se rencontrer des musiciens et de susciter des projets. Instant d'anthologie sur la terrasse de l'appartement pendant lequel je me fais expliquer la mécanique quantique (rien que ça) par Laurent Naouri et Karen Vourc'h, qui est d'ailleurs comme moi une ancienne de l'Université McGill !

A la fin du dîner, propositions malhonnêtes de notre hôte, qui avait bien une idée derrière la tête en nous invitant chez-lui : cinq musiciens autour de la table... et des projets d'enregistrement chez Saphir. C'est comme cela que ça commence, autour d'un plat et avec du bon vin, avec de l'amitié, de la complicité et de la bonne cuisine. C'est ça, le métier de musicien... ou plutôt, c'est cela que ça devrait être...plus souvent...

Jeudi dernier je reçois un coup de fil d'une personne qui me demande si mon groupe de musique ancienne médiévale est disponible pour une animation musicale dimanche 17 à Tourcoing. C'est dans une semaine! je vérifie auprès de mes compères, je réponds oui. Au moment de passer aux choses plus techniques, je pose la question au nom de qui le contrat doit être fait ; et en fait il s'avère que le contrat est fait à une structure qui revend le spectacle à la Ville. Bon. Je me suis permis de poser la question : avec quelle marge allez-vous revendre notre prestation? En sachant que la profession d'Agent artistique, par exemple, est réglementée, et que la commission sur le prix de vente ne doit pas dépasser les 10%. Les choses sont différentes avec un "producteur" ou "manager", et il n'y a dans ce cas aucune règle sur la commission.

Et donc mon interlocuteur me répond que notre spectacle sera vendu avec une marge de 25%. Rien que ça. Je n'ai pas pu m'empêcher, j'ai rétorqué : "Aaaah non, désolée, nous, nous ne fonctionnons pas comme ça". J'ai regretté ma réaction par la suite, car par les temps qui courent, personne ne peut se permettre de refuser un contrat. J'en ai par ailleurs longuement discuté avec mon entourage, avec mes compères musiciens et avec l'un de mes amis qui est dans le commerce, et le sujet prête vraiment à débat.

Certes tout le monde doit gagner sa vie. je suis tout à fait d'accord de concéder 10% à un agent, qui s'occupe de la carrière d'un artiste ; ou davantage même à un producteur qui gère son écurie, qui suscite des projets et des rencontres, qui s'investit dans un groupe. Mais les prix que nous proposons sont étudiés au plus juste, et souvent même ils sont encore trop chers et le devis ne passe pas, une fois sur deux. La plupart du temps, pour une fête historique, pour une journée de travail musical spécialisé, au final chaque musicien touche entre 180 et 200 euros net. Et qu'une personne revende notre spectacle 25% plus cher, s'octroyant plus de 350€ pour s'être donné la peine de passer deux coups de fil en ayant trouvé nos coordonnées dans Google m'a un peu ulcérée.

C'est peut-être la dure loi du marché. Ce ne sont pas des commissions inhabituelles. C'est vrai que sans cette personne, la proposition nous ne l'aurions pas eue. Vaut-il mieux dans ces conditions accepter le contrat, ou rester chez-soi et ne pas bosser?

Quel monde néanmoins entre ces revendeurs de spectacles et le producteur qui a organisé le dîner d'hier!

Et pourtant, comme musicien, n'avons-nous pas vitalement besoin de gens qui nous apportent des contrats, meme s'ils prennent au passage une commission énorme? Comme je disais dans un précédent billet au sujet d'Hadopi, dans tous les cas ce sont les musiciens qui trinquent; les producteurs, les revendeurs, les majors du disques, eux, gagnent mieux leur vie que nous.

mardi 21 avril 2009

Téléchargement légal, illégal, Hadopi...

Depuis plusiurs années, je propose sur mon site le téléchargement légal et gratuit de plus de 3h de musique extraite de mes divers concerts. J'autorise par ailleurs leur utilisation "dérivée" pour autant qu'on mentionne mon nom et éventuellement mes coordonnées. Ainsi, mes concerts connaissent une seconde vie, et ma musique s'est retrouvée utilisée dans des courts-métrages, et même des jeux vidéos!

Que pensez-vous de cette phrase d'un internaute, relevée dans le quotidien 20 Minutes :

"Le raisonnement "1 téléchargement = 1 vente perdue" est ridicule. Je télécharge comme j'écoute la radio. Si j'aime vraiment un groupe, je vais le voir en concert. Si j'aime un réalisateur, je vais au cinéma. L'industrie du disque, qui vole les artistes et réalise que son système de distribution est cassé cherche des coupables, mais ils ont creusé leur propre tombe" ?

dimanche 8 mars 2009

Etats d'âme : Twitter et le mystérieux musicien du métro

Ca y est, je m'y suis mise moi aussi, je suis sur Twitter. C'est un petit gadget qui a pour but de répondre à la question "Et là, tu fais quoi?..." Vous verrez donc mes humeurs dans cet encart, situé dans la colonne de droite de ce blog. Vous pouvez également me retrouver sur http://twitter.com/claudenadeau et vous abonner pour suivre mes états d'âme! (on n'arrête pas le progrès!)

Je ne suis pas une adepte du "copier-coller", mais je ne peux pas résister à partager avec vous ce texte qui relate une bien curieuse expérience. Il m'a beaucoup fait réfléchir, voyez un peu :

Un violoniste dans le métro "Un homme s'assit dans le métro à Washington DC et commencé à jouer du violon. C'était un matin froid de janvier. Il joua 6 pièces de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c'était une heure d'affluence, il a été calculé que plusieurs milliers de personnes avaient traversé la station, la plupart sur le chemin du travail.

Au bout de 3 min, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas pendant quelques secondes puis accéléra pour rattraper le temps perdu. Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier dollar de pourboire: une femme jeta l'argent dans la caisse, sans s'arrêter et continua à marcher. Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais regarda sa montre et reprit sa course. Il était de toute évidence en retard pour le travail.

Celui qui fut le plus attentif fut un garçon de 3 ans. Sa mère le traînait, pressée, mais l'enfant s'arrêta pour regarder le violoniste. Finalement la mère le tira plus fort et l'enfant continua à marcher en regardant tout le temps derrière lui. Cette action fut répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à avancer.

Durant les 45 minutes où le musicien joua, seulement 6 personnes s'arrêtèrent et restèrent un moment. Environ 20 personnes lui donnèrent de l'argent mais en continuant de marcher normalement. Il reçut 32 dollars. Quand il s'arrêta de jouer et que le silence reprit ses droits, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit ou ne manifesta un signe de reconnaissance.

Personne ne le savait, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens du monde. Il joua l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.

2 jours avant qu'il ne joue dans le métro, il jouait à guichets fermés dans un théâtre de Boston, où les places avaient été vendues, en moyenne, 100 dollars chacune.

Ceci est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans le métro était une expérience, organisée par le Washington Post, sur la perception, le goût et les priorités des gens. L'argument en était: Percevons-nous la beauté? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles à une telle expérience pourrait être celle-ci: Si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens du monde jouer la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses ratons-nous? "

L'article original du Washington Post (très long et en anglais) et qq vidéos de la scène a cette page http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html

La prochaine fois que vous croiserez un musicien dans le métro, ou dans la rue, ou en train de jouer comme "fond sonore" d'une soirée où personne ne l'écoute, qu'il soit bon ou mauvais, pensez au moins à lui sourire...

mercredi 25 février 2009

Spécial Salon de l'agriculture

Ma mère m'a ressorti cette photo, je dois avoir 5 ans à peine, et déjà le chapeau! Sur le beau tracteur Ford de mon parrain Jean-Marie en Gaspésie (au Québec)...

Un jour à l'issue d'un concert où je tenais le continuo en même temps que je dirigeais, quelqu'un du public était venu me dire que je faisais "un continuo tracteur". J'ai failli mal le prendre, d'autant plus que cette personne connaissait la musique, mais elle s'en est expliquée : un continuo qui emmène les autres musiciens, du verbe tracter quoi! Cela m'a fait penser à François Couperin, qui dit dans "L'art de toucher le clavecin":

"Les hommes qui veulent arriver à un certain degré de perfection ne devroient jamais faire aucun exercice pénible de leurs mains. Celles des femmes, par La raison contraire, sont généralement meilleures. J'ai déjà dit, que la souplesse des nerfs contribué beaucoup plus, au bien-joüer, que la force; ma preuve est sensible dans la différence des mains des femmes, à celles des hommes; et de plus, La main gauche des hommes, dont il se servent moins dans les exercices, est communément plus souple au clavecin". Bref, travaux des champs ou plaisirs d'Euterpe, il faut choisir...

L'occasion de relire cet ouvrage de Couperin, dans lequel, comme beaucoup de jeunes clavecinistes, j'appris à apprivoiser cet instrument. En voici un extrait:

Cet instrument a ses propriétés, comme le Violon a les siennes. Si le clavecin n'enfle point ses sons; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement;, il a d'autres avantages, qui sont, La précision, La néteté, Le brillant; Et L'etenduë. On devroit donc prendre un milieu, qui seroit, de pratiquer quelquesfois les légèretés des Sonades, et d'éviter les morceaux lents qui si rencontrent, dont les basses ne sont point faites pour y joindre les parties lutées, et sincopées qui conviennent au clavecin. Mais les François dévorent volontiers Les nouveautés aux dépens du vrai qu'ils croyent saisir mieux que les autres nations. Après tout, il faut demeurer d'accord que les pièces faites exprès pour le clavecin y conviendront toujours mieux que les autres. Cependant dans les légèretés des Sonades, il y a des morceaux que réüssissent assez bien sur cet instrument. Ce sont ceux où le dessus et la basse travaillent toujours. Comme, par exemple, l'allemande cy-après...."

Et pour revenir à l'agriculture, enfin (c'est actuellement le Salon de l'Agriculture à Paris), je dis souvent que le clavecin est un instrument bio : il est comme il est, avec ses limites et ses possibilités, il joue peut-être moins fort en décibels que d'autres instruments, il tient moins bien l'accord parfois, mais pour certaines choses il a peut-être un peu plus de goût, et c'est ainsi qu'on l'aime, parce qu'il est authentique, profondément organique...