Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche



lundi 9 juillet 2007

Les Nuits de Gignac et le mariage de Sandra et Julien

Encore un gros week-end, puisque vendredi soir je suis alle prter main-forte au Bagad d'Aix qui effectuait la premire partie d'un concert de Tri Yann au festival "Les Nuits de Gignac" dans le Gard. Ca impressionne toujours un bagad, mme hors de Bretagne, et mme un bagad qui n'a que quelques mois d'existence comme le Bagad d'Aix en Provence. Mais malgr le nombre de dcibels (15 cornemuses, bombardes et tambours, a s'entend!), il a encore fallu se battre contre le sonorisateur qui a lanc la sonorisation sur scne alors que nous tions en train de jouer (en acoustique, forcment), au mpris des danseurs qui nous entouraient. On est toujours fragile quand on fait de la musique non amplifie, mme de la musique de bagad ; et il faut encore et toujours se battre et pousser une gueulante pour faire respecter notre musique contre la toute-puissance des musiques amplifies...

Levs tt le lendemain matin, c'est en voiture que nous avons parcouru la distance entre Montpellier et Paris pour tre en costumes et prts jouer 16h Linas-Monthlry. Traverse du viaduc de Millau 8h du matin, sous le soleil matudinal, quelle splendeur. Puis trs belle crmonie de mariage en l'glise Saint Jean Baptiste de Leuville-sur-Orge pour les pousailles de Dame Sandra et Sieur Julien (bientt des photos!). J'ignorais jusqu' notre arrive qui tait le saint patron de l'glise o allait tre clbre la bndiction: Jean-Baptiste occupe une place de choix dans mon esprit car non seulement c'est le patron du Qubec (notre fte nationale est le 24 juin), mais galement, c'est l'hymne St Jean Baptiste, couche sur papier par Guido d'Arezzo vers le XIe sicle, qui a donn leurs noms aux notes de la gamme.

Quel dommage, je ne sais par coeur que le premier couplet, et je n'ai pas la partition sur moi: je ne pourrai donc pas la chanter... J'en fais part au sacristain, et vite vite avant la noce nous fouillons dans tous les placards de la sacristie pour chercher un vieux Paroissien Romain qui tranerait par l... nous avons trouv moult livres, des tonnes de poussire, des bouts de cierges, mais de Paroissien Romain, point... Toute triste, je me suis rsoute chanter autre chose et la crmonie commence. Vers le milieu de la premire lecture, le sacristain arrive, un peu essoufl, et me tend un feuillet : c'est "Ut queant laxis!" (mot mot : "Que tes serviteurs chantent d'une voix vibrante!") C'est l'hymne! Il a couru chez-lui, l'a trouve sur internet (!!!) et me l'a imprime. Alleluia! Au moment voulu, je me suis donc place sous la cl de vote de cette glise plusieurs fois centenaire, et la voix est monte comme l'encens qui emplit la nef de ses volutes... Frissons.

Pour la prochanie fois (et pour tous ceux que a intresse!) la partition de cette hymne se trouve ici (au format .pdf)

Au fait, une petite rgle de grammaire rigolote : "hymne" est fminin lorsqu'il s'agit d'une hymne religieuse, mais masculin lorsqu'il s'agit d'un hymne national... (lacit, quand tu nous tiens...!)

Dans le mme ordre d'ides, on pense tout de suite "amours, dlices et orgues"... qui sont masculins au singulier mais fminins au pluriel. Si ce n'est que selon le Grvisse (LA rfrence... d'autant plus que Maurice Grvisse tait Belge : on ne va tout de mme pas laisser les francophones de France s'occuper de leur langue, il seraient capables de ne pas en prendre soin), orgues n'est fminin pluriel uniquement lorsqu'il ne s'agit que d'un seul instrument : les grandes orgues de Notre-Dame de Paris, mais les beaux orgues de Bretagne...

dimanche 1 juillet 2007

Dame Valérie et Sieur William: "Unis, nous serons invincibles"

Meilleurs voeux de bonheur à Valérie et William, dont le mariage sous la thématique médiévale n'est pas passé inaperçu à Monterblanc, près de Vannes dans le Morbihan. Il faut dire que ce couple avait vraiment tout concocté pour que ce week-end sur leurs terres soit inoubliable : même les invités ont joué le jeu et la plupart étaient costumés! C'est donc en cortège que la maisnie a rejoint la mairie au bourg de Monterblanc, avec chevaux, bannière et bien sûr en musique, avant de procéder à une union plus spirituelle.

Au moment où j'écris ces lignes, je reçois justement un mot de la part des mariés :

Nous sortons enfin la tête de l'eau - hormis la pluie - question rangement et nettoyage... Nous dirons que le plus gros est fait !

Nous souhaitons vous féliciter tous deux pour votre intervention. Grâce à vous, notre mariage s'est déroulé complètement dans l'ambiance que nous avions souhaité lui donner.

Tout cela restera gravé dans nos mémoires... Notre maisonnée reste emplie de l'énergie que vous y avez transmis. Vous nous avez transportés dans un univers féerique et magique, vous avez su éveiller nos sens, et nous recevons cela comme un présent unique.

De nombreuses personnes de notre entourage furent enchantées à la fois par votre culture et vos personnalités. Vous avez su les entraîner dans une autre époque, et c'est exactement ce que nous souhaitions. Nous sommes ravis !

Tous nos convives ont été enchantés par votre talent, votre culture et votre bonne humeur. Certains ont découvert la musique médiévale, d'autres ont adoré vos diverses interprétations. Nous-mêmes savions que votre prestation serait à la hauteur de nos attentes, et nous sommes totalement tombés sous le charme.

Votre sympathie, votre dévouement et vos cadeaux nous ont littéralement comblés! MERCI, MERCI, MERCI�

L'événement n'est pas passé inaperçu de Ouest-France ni du Télégramme, qui ont publié tous les deux un article et une photo :

Valérie et William scellent leur union de façon "féodale"

An l'an de grâce deux mille sept, le trentième jour du mois des moissons, deux heures après l'angélus, messire Michel Obled et dame Nelly d'une part messire Guy Talbot et dame Danielle de l'autre, ont convolé en la mairie de Monterblanc, leur fille Valérie et leur fils William en juste noce afin de sceller leur union durable.

Serait-ce le tournage du troisième volet du film de Jean-Marie Poiré : Les Visiteurs ? Non simplement un mariage atypique quelque peu repoussé dans un temps lointain de la féodalité, au XIIe et XIIIe siècles. Pourquoi cette mise en scène ? Valérie et William vouent une passion pour cette époque : "C'était un autre état d'esprit. On travaillait pour vivre. Chacun apportait sa collaboration pour que son voisin puisse subsister. Aujourd'hui, on est plus individualiste". Doulz seigneurs, messires, gentes dames, chevaliers, colporteurs, gueux, chacun des soixante convives a joué le jeu et était acteur de cette journée. Pour rejoindre leurs terres au Faouëdic, ils ont emprunté le phaéton (charrette) où les bonne victuailles et bonnes pitances les attendaient au son des troubadours et ménestrels. Mais avant de faire ripaille, les époux ont échangé mutuellement leur consentement. (Ouest-France du 2 juillet)