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Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

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lundi 16 août 2010

"Claude Nadeau, claveciniste engagée, a séduit le public - Plouha" - Ouest-France

AAAAAHHH mais c'est que, après tous ces efforts, cela fait vraiment plaisir d'avoir un bel article!

Claude Nadeau, claveciniste engagée, a séduit le public - Plouha

Dans le cadre du festival de breton, mercredi soir, Kalon Plouha avait invité Claude Nadeau, claveciniste, à la chapelle de Kermaria à l'acoustique exceptionnelle.

Une artiste qui a plusieurs cordes à son arc

Claude Nadeau s'intéresse tant au répertoire baroque que contemporain. Très active, elle anime aussi des émissions à Radio Breizh Izel.

Une sarabande, en écho à la danse macabre, a reçu une ovation soutenue du public comme pour ses autres interprétations remarquables des musiques de Charles-de-Mars, d'Alan Stivell, de Didier Squiban ou encore d'Yves Ribis. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle excelle dans l'art de réciter des poèmes en breton.

Une musicienne engagée

« La musique, il faut que cela vive. Il faut avoir du bonheur et en donner. Je construis mon concert en contrepoint, en symbiose avec l'esprit du lieu », explique-t-elle. Claude Nadeau milite en faveur de la diversité culturelle et s'élève en fervente défenderesse des cultures minoritaires et régionales. « Le patrimoine musical ou architectural menace de disparaître si l'on n'y prend garde », poursuit-elle. Avec ce festival du breton à Plouha, la culture bretonne se pérennise.

et et pour ajouter à mon bonheur, voici un petit mot que je reçois du compositeur d'une de mes pièces, Monsieur Pierick Houdy (photo). Je dis "Monsieur", car pour ce compositeur de 81 ans joué partout autour du monde, on peut bien dire "Monsieur"!

Bien chère Claude,

Quelle soirée éblouissante !
Je savais que tu jouais magnifiquement du clavecin ( ou, comme aurait dit François Couperin; tu possède absolument "l'art de toucher le clavecin"), mais j'ignorais tes dons de conteuse, ta manière magistrale de faire comprendre les rouages de la musique,ton "sens" de la scène, enfin. Et tout cela dans la plus grande simplicité. La musique, la poésie et toi n'étaient qu'une seule réalité. Et l'interprétation de ma musique fut pour moi un régal.

Il faut que nous nous revoyions pour parler de tout cela et de ce que tu sais, comme personne, faire avec la musique.

après autant de travail, comme cela fait du bien de savoir qu'on a donné du bonheur aux gens!

Plus de photos du concert : (merci Thérèse et Jean-Yves!)

Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne

Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne

vendredi 6 août 2010

Récital

C'est tellement dur préparer un récital.

Peut-être que certaines personnes tirerent un grand orgueil à pouvoir dire "mmmm'ouaiseuuuuh... moi je fais un récital en sooooloooo euh... je suis un grand sooooliste" mais franchement je trouve que préparer un récital est un travail de dingue.

C'est un vrai marathon, qui exige une grande forme physique : faire le show tout seul, tenir 1h20 seul sur scène, sans jamais pouvoir se cacher derrière les autres, surexposé, en ne pouvant compter que sur soi-même, c'est incroyablement difficile.

Passer successivement d'une émotion extrême à une autre émotion extrême, rire, pleurer, s'exposer, offrir son coeur, ses tripes, son savoir-faire et sa technique tout seul sur scène devant un public est un effort surhumain.

Sans compter tous les à-côtés, préparer le programme qui sera remis au public, réfléchir à comment on va s'habiller (en accord avec le caractère des morceaux qu'on joue, bien sûr), préparer ce qu'on va dire au public pour présenter ses pièces, c'est du boulot. Transporter le clavecin, veiller à ce qu'il arrive en un seul morceau, s'assurer que le lieu du concert soit disposé à le réceptionner, courir autour de l'église pour trouver le sacristain qui détient la clé, et qui croyait qu'on arrivait à une autre heure, poser le clavecin, l'accorder...

Se recueillir dans sa loge, tout seul, se maquiller devant son miroir en chantonnant les notes du premier morceau (ne pas oublier le doigté qu'on vient de changer en haut de la page 4, ne pas rater le tremblement lié dans l'allemande), stresser parce qu'on sait le compositeur dans la salle, ou tel programmateur de festival, essayer de se concentrer pendant que le public s'adonne à des mondanités, flipper tout seul dans la sacristie quand l'organisateur vient vous dire qu'on va commencer dans 5 minutes et garder son calme pendant le "mot du maire"...

Y aller. Entrer en scène. Paraître clame et sûre de soi. Sourire. Ne pas se prendre les pieds dans le bas de sa robe longue. Sourire. Saluer. Papillons. On respire, on se jette à l'eau, point de non-retour.

Parfois je me dis que c'est surhumain comme effort. C'est l'effort d'un sportif de haut niveau, d'un athlète professionnel qui travaille sur la discipline, sur l'entraînement intensif, le mental, la visualisation de sa performance. C'est une vocation. Mais je ne sais rien faire d'autre.

article dans Ouest-France (édition St-Brieuc): "Un festival dans le Goëlo pour découvrir le breton et sa culture"

Du 9 au 13 août, du lundi au vendredi, Kalon Plouha propose de nombreuses activités liées au breton lors de son festival.

Les principales activités proposées pendant la semaine

Bob Simon animera l'atelier théâtre. C'est l'un des meilleurs acteurs de théâtre de Bretagne. Cette approche est idéale pour ceux qui souhaitent parler le breton, quel que soit leur niveau, hormis les débutants.

Des gens de métier vous proposent un stage à trois niveaux, de cinq jours pleins, pour apprendre le breton ou se perfectionner. Il y a la possibilité de financement par la formation continue de l'entreprise.

Des initiations au breton, sur quatre jours, 1 h 30 par jour, sont enseignées jusqu'au jeudi, des cours d'initiation au breton pour les jeunes (8 ans minimum) et par les jeunes et de l'initiation au breton pour les adultes.

clavecin breton Claude Nadeau De la musique et du chant

Un stage de Kan-ha-Diskan, sur cinq jours à raison d'1 h 30 par jour. Les cours seront donnés dans la bonne humeur par Gilbert Philippe et Gilbert Donval, bien connus dans le pays de Guingamp.

Le mercredi 11, à 21 h, c'est une soirée clavecin, à la chapelle Kermaria. Un concert de musique baroque (compositeurs bretons pour clavecin) sera présenté en breton par Claude Nadeau, artiste vivant à Vannes et animatrice bilingue à Radio Breizh Izel.

Un salon du livre, une conférence et une veillée

Le jeudi 12, à la salle Hermine, autour de l'exposition sur l'histoire de la langue bretonne prêtée par l'office du breton, se tiendra un salon du livre qui sera ouvert au public tout l'après-midi, à partir de 14 h.

Une visite du moulin Saint-Michel, d'Étables-sur-Mer, sera présentée en breton par Bernard Cadoret, à partir de 18 h.

À 20 h en français et à 21 h en breton, à l'Hermine, une conférence sera donnée par Pierrette Kermoal, éditrice de la revue Aber, sur le recueil de poèmes Pirc'hirin ar mor (Pélerin de la mer), de Roparz Hemon.

Le vendredi 13, à 20 h 30 pour clôturer la semaine, les stagiaires présenteront des saynètes, chanteront et lanceront la veillée et les danses.

Renseignements et inscriptions, Kalon Plouha, tél. 02 96 22 49 79 ou internet : kalon.plouha@wanadoo.fr et http://kalon-plouha.bzh.bz/

samedi 17 juillet 2010

Récital "Compositeurs bretons pour le clavecin, du XVIIIe au XXIe siècle" le 11 août à Plouha (22)

C'est dans la sublime chapelle Kervaria an Iskuit, à Plouha (22), que j'aurai le bonheur de jouer, le mercredi 11 août prochain, dans un concert tout clavecin.

Ce concert est présenté dans le cadre du festival du breton du Goëlo, organisé par Kalon Plouha.

Cette chapelle, dont les plus anciennes parties datent du XIIIe siècle, est classée Monument historique. Ses deux plus beaux atouts sont son porche, qui comporte les douze statues des apôtres, mais surtout une fresque qui court à l'intérieur de l'église et qui représente une danse macabre du moyen âge, l'une des seules en France et la seule en Bretagne avec celle de l'église de Kernascléden (si si, là où il y a les colonies de chauve-souris!)

Avec des oeuvres de Charles de Mars, Pierick Houdy, Yves Ribis, mais également des musiques traditionnelles bretonnes arrangées pour clavecin sur la base du travail d'Alan Stivell ou Didier Squiban, vais-je réussir à faire danser les morts?

Venez nombreux à ce concert exceptionnel et invitez vos amis!

Voir l'affiche

mercredi 26 mai 2010

des concerts de musique classique à la télé en HD sur Mezzo

Pourquoi Bach et Handel ont-ils réécrit deux, trois fois parfois les mêmes oeuvres? Je veux dire : pourquoi retrouve-t-on certains thèmes écrits d'abord pour orgue déclinés ensuite pour choeur dans une cantate (Jesu bleibet menie Freude...) ou certains concertos originellement composés pour deux clavecins transposés ensuite pour violon et hautbois?

Parce qu'à l'époque il n'y avait pas de disques.

Et que le seul moyen de réécouter une oeuvre, sans disque ni radio, était de la rejouer ; et tant qu'à la rejouer, autant varier les plaisirs et réemployer à bon escient un thème qui a été apprécié par le public.

Je me souviens lorsque j'étais ado d'un concert qui avait été diffusé dans l'émission Radio-Canadienne «Les beaux dimanches» : un programme tout Mozart avec l'orchestre de chambre I Musici de Montréal. Je l'avais enregistré sur une cassette VHS (tout d'un coup je me sens vieille...) et je l'ai tellement réécouté que je me souviens du programme exact : il y avait l'ouverture de la Flûte enchantée, la Symphonie concertante, un mouvement du concerto pour deux pianos, et le motet Exultate Jubilate. L'équipe technique qui avait réalisé cette émission, avec les moyens des années 80, sait-elle qu'en réalisant un tel programme elle a contribué à susciter des vocations?

Il n'y a pas beaucoup de musique classique à la télé, hélas, sauf le soir très tard ou sur des chaînes spécialisées. Heureusement celles-ci existent, et on peut espérer qu'au hasard du zapping certains se laisseront séduire par une phrase tombée juste au bon moment.

La chaîne Mezzo diffuse justement ce soir la première d'une série de soirées en direct des plus célèbres scènes mondiales : ce soir, lever de rideau à la Scala de Milan à 20h avec Daniel Barenboim qui dirigera en direct l'Or du Rhin de Wagner. Une chaîne qui diffuse «100% HD»! Le concert comme si vous n'y étiez pas, car même en admettant que ayez acheté une place à la Scala, vous n'auriez as pu saisir le délicatesse du geste de chaque musicien ni voir vibrer la peau des timbales, et puis de toute façon le chef vous tourne le dos, alors...

Le concert mieux que nature, y a-t-il de quoi faire peur au musicien?

Une vraie question, car désormais on ne peut plus se contenter de bien jouer, il faut en plus être beau de près, de loin, en travelling et en contre-plongée. Choisira-t-on bientôt le casting d'un opéra non plus seulement en fonction des voix mais aussi de la joliesse des minois des chanteuses? (d'aucuns opposeront que c'est déjà le cas depuis toujours...!) Et j'en vois déjà dans les rangs de mon syndicat de musiciens qui craindront de possibles glissements, et s'inquièteront -à raison sans doute- de la juste rémunération des musiciens dans le merveilleux monde de l'audiovsuel...

L'audiovisuel est-il l'ennemi du spectacle vivant?

Je veux croire que non, et même que le phénomène «vu à la télé» puisse contribuer à remplir les salles de spectacle. Je fais le pari que le téléspectateur est assez intelligent (si, si...) pour comprendre qu'un concert à la télé c'est formidable, mais que rien ne remplace l'expérience unique de vivre un concert à quelques mètres d'un vrai musicien qui joue en direct, et dont le son vivant fait vibrer l'air jusqu'au tympan de vos oreilles, et non pas la membrane de votre chaîne hifi.

A vous de juger : Barenboim ce soir, Pierre Boulez demain, en direct sur Mezzo, à 20h les deux soirs. Et pour ceux qui veulent du spectacle bio, inscrivez-vous à ma liste de diffusion je vous enverrai personnellement une invitation pour le premier concert de la Saison 1 du nouvel orchestre baroque Symphonie de Breizh -direction : Claude Nadeau!- le 5 octobre prochain !

vendredi 19 mars 2010

Concert baroque à Paris : ensemble TACTUS

Julien ROUSSEL : violoncelle baroque
Jérôme CHABOSEAU : viole de gambe
Jon Michael McLEAN : théorbe
Claude NADEAU : clavecin

oeuvres de Vivaldi, Geminiani, Barrière, Corette...

Le premier concert du nouvel ensemble baroque TACTUS... à ne pas manquer!

Concert participatif : chacun donne le prix qu'il estime être juste

Date : dimanche 21 mars 2010
Heure : 16:00
Lieu : Chapelle de l'Agneau de Dieu
Adresse : place Henri Frenay (face à la Gare de Lyon)
Ville : Paris, France

Page Facebook de l'événement!

vous allez voter d'abord, puis vous venez au concert ensuite! ;-)

vendredi 27 novembre 2009

Nouvelles vidéos de concerts : Daniélis, Balbastre, Danigo, Pergolèse

Un peu de musique dans ce monde de brutes...


Jean-Pierre Danigo : Messe "cum quatuor vocibus" - Christe Eleison

Domine Deus (extr. Credo)
Ensemble baroque Symphonie de Breizh, direction Claude Nadeau. Solistes : Bleunwenn Mevel, soprano et Justine Curatolo, mezzo

Stabat Mater (Pergolèse)
concert du 13 août 2009 à Plescop (56)

Daniel Daniélis : motet Caeli rores
motet "Jesu dulcissile pastor" (extrait)
par des chanteurs issus de la Maîtrise de Vannes, direction Christophe Le Marrec concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Conservatoire de Vannes Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue continuo

motet : Jesu mi

Balbastre : A la venue de Noël (orgue solo)

Jehan Titelouze : Ave Maris Stella (alternatim) Concert de professeurs et d'élèves, semaine thématique sur la musique ancienne Lilan, ténor (classe de Agnès Brosset) Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue - concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Vannes

jeudi 8 octobre 2009

Livre-photo, Anniver-concert

merci encore mille fois à tous ceux qui m'ont fait le beau cadeau de leur présence à mon anniver-concert le 15 septembre dernier. Mon ami Philippe Suzanne, que vous avez entendu à la cornemuse bourbonnaise, est aussi un excellent photographe. J'ai réalisé un livre-photo avec ses plus beaux clichés. Merci pour votre talent et pour votre amitié, tout cela est désormais consigné dans un livre pour la postérité! à bientôt pour d'autres concerts et de nouvelles aventures...

mardi 25 août 2009

Musique Post-Bourgeoise à La Société de Curiosités

Ne ratez cette série pour rien au monde. Concerts de musique actuelle très étrange, du 7 septembre au 26 octobre

photo : Musique Post-Bourgeoise au Théâtre Pierre Cardin, le 4 mai 09

“Musique Post-Bourgeoise, c’est la solution immédiate et fiable à tous vos problèmes de fixation

Quelle que soit votre application, Musique Post-Bourgeoise met au service de vos travaux domestiques son savoir-faire professionnel, vous met en garde contre les pièges à éviter et vous conseille sur la méthode la plus adaptée pour fixer tous les objets souhaités

La musique post bourgeoise est une alternative à la consommation musicale boulimique”

olivier urman, alias Docteur Urman : textes paranoïaques dit au mégaphone
constantin leu, alias Karl Marx : danseur contemporain, est le support visuel
claude nadeau, alias La Barock Star : clavecin et machines
cyril atef, alias Congopunk; claude estèbe alias Le Japonophile et cedric labrousse alias Maître Labrousse donneront leurs talents avec eux.

Programme des “6 signatures de la main gauche” à la societe de curiosités Presentation et signatures du livre jaune de la post bourgeoisie avec un cd 13 titres et un film post bourgeois
en coproduction avec le studio getsound

7 sept : lecture du manifeste post bourgeois et du nota bene
concert en trois parties avec Claude Nadeau aux machines

21 sept : concert avec cyril atef à la boite à rythme

5 oct : concert avec Claude Nadeau au clavecin

12 oct : concert avec un autre magéphoniste; Cedric Labrousse, premier secrétaire du barreau de paris

19 oct : concert de nouveaux titres et chorégraphie sur orgue farfisa

26 oct : concert japonais
texte traduit et dit par Claude Estebe dit ” le japonophile”

Réservation impérative à : lasocietedecuriosites@gmail.com

samedi 15 août 2009

"Symphonie de Breizh, une première réussie" (Ouest-France)

La municipalité et la commission culture ont accueilli l'ensemble Symphonie de breizh, jeudi 13 août, dans l'église Saint-Pierre-ès-liens.

Plus d'une centaine d'amateurs de musique baroque ont apprécié ce moment de grâce. «Symphonie Breizh, est la seule formation baroque en Morbihan. Cette musique est accessible à tout le monde. Je souhaite apporter un soutien approprié auprès de la communauté d'agglomération, du Morbihan, pour ce travail de vulgarisation culturelle. J'ai eu du plaisir à recevoir cet ensemble », commente Nelly Fruchard, maire de Plescop.

Concert baroque. Symphonie de Breizh promeut les auteurs locaux (Le Télégramme)

Ce week-end, la formation «Symphonie de Breizh», emmenée par Claude Nadeau, a donné un concert baroque à l'église paroissiale. Le public d'une centaine de mélomanes s'est déclaré conquis par la prestation et le choix des oeuvres présentées.

Une messe du vannetais Danigo

L'ensemble «Symphonie de Breizh» s'est créé en 2009. Né de la passion de musiciens et chanteurs professionnels, il promeut sur la région la musique baroque et les compositeurs locaux. Les cinq musiciens et deux chanteuses ont interprété en exclusivité une messe écrite par le compositeur vannetais Jean-Pierre Danigo. L'ensemble a également présenté au public des oeuvres de Haendel, Pergolèse, mais surtout de compositeurs bretons et vannetais. Nelly Fruchard, maire de Plescop, a souhaité, avec la commission culture, accueillir l'ensemble baroque sur la commune. Deux des auteurs sont des religieux de la paroisse de Vannes: «il y a des tas de trésors à découvrir dans le pays vannetais, par le biais entre autre de l'abbé Moisan. L'interprétation de Danigo, par exemple, n'avait été jouée qu'une seule fois auparavant, à Versailles». Pour elle, «le groupe apporte un plus à la musique en Bretagne et a un véritable avenir».

mardi 19 mai 2009

Concert baroque à Paris, "Lamenti"

Musique baroque du 17e siècle italienne et anglaise (Monteverdi, Frescobaldi, Strozzi, Purcell, Dowland), entrecoupée de poésies d'un maître bouddhiste vietnamien, Thich Nhat Hanh.

Brian Cummings, contre-ténor
Frederico Yacubsohn, viole de gambe
Claude Nadeau, clavecin
Benoît Damant, récitant

Mercredi 20 mai à 20h30 Théâtre L'Archipel, 17 bd Strasbourg 75010 Paris (métro Strasbourg Saint Denis)

vidéos

The Fatal hour, Purcell : http://www.youtube.com/watch?v=vn5JcDn8kjs
Flow my tears, Dowland : http://www.youtube.com/watch?v=2aM1oYBliic
Greensleeves http://www.youtube.com/watch?v=ccsI39xoF1U

Billetterie

Page Facebook de l'événement

jeudi 14 mai 2009

Vidéos du concert du 6 mai à Vannes

Suite pour clavecin de Mars
Port an Deorai, gigues de Alan Stivell
Pe trouz war an douar, noël vannetais
Suite vannetaise pour clavecin électro de Yves Ribis, 1er mouvement, Gwerz Marv Jean Jan
3e mouvement : An-Dro

Voir toutes mes vidéos sur Youtube

Article paru dans Le Télégramme:

Claude Nadeau défriche des trésors cachés

C'est la plus vannetaise des Québécoises: la claveciniste Claude Nadeau joue ce soir à l'Auditorium des Carmes sur le thème «compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui».

Bretons, elle vous a compris! Née à Montréal il y a 33 ans, la Québecoise Claude Nadeau est «tombée dans la marmite bretonne» depuis dix ans. Cette claveciniste est en résidence artistique à Vannes, mais elle cite plus volontiers l'expression bretonne: «Arzourez degemeret, ça veut dire artiste accueillie.» Ce soir, elle veut «redonner aux Vannetais ce qui leur appartient». Son concert s'articulera en trois temps. Première partie: elle va jouer deux suites de Charles de Mars, qui a été organiste à la cathédrale de Vannes pendant 45ans au début du XVIIIesiècle. «Ces trésors cachés font partie de notre patrimoine». Deuxième temps de son concert: elle va jouer deux suites de compositeurs contemporains locaux. Il y aura d'abord une suite de Pierick Houdy, un Étellois de 80 ans qui a vécu 25 ans au Québec: ce morceau, «la gigue et la gavotte», n'a été joué qu'une fois, l'année dernière, pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Une musique vivante

Claude Nadeau va aussi interpréter une suite en trois mouvements pour clavecin électrique, écrite par Yves Ribis. Ce guitariste lorientais de 52ans a beaucoup composé pour Arz Nevez. «Je vais la jouer avec un boucleur, ce qui me permet de jouer en canon avec moi-même. C'est important de montrer que le clavecin n'est pas un instrument de musée». Dans la dernière partie de son concert, Claude Nadeau va réarranger de la musique traditionnelle bretonne: une suite de gigues écossaises d'Alan Stivell, deux suites de Didier Squiban et deux cantiques bretons.

Avec les félicitations des joueurs du Voc!

À ses yeux, c'est le temps fort de sa résidence artistique à Vannes, qui a commencé début 2008 et va durer au moins jusqu'à la fin de l'année. Elle s'est infiltrée dans la vie culturelle locale. Son leitmotiv: «créer des passerelles» et montrer que la musique classique peut plaire à tout le monde. Son dernier projet, mené en collaboration avec le Voc, en est une parfaite illustration: «Le stade est juste à côté, je veux entretenir des rapports de bon voisinage! J'ai invité les joueurs à venir au concert clavecin et percussions du 24mars. Une dizaine sont venus, ils m'ont dit qu'ils avaient adoré. Il ne faut pas opposer la culture et le sport. On partage des valeurs communes: entraînement intensif, discipline, technique, esprit d'équipe...»

Laurent Guenneugues

article paru dans Ouest-France:

Claude Nadeau dépoussière le clavecin

Claude Nadeau joue les compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui, ce soir aux Carmes. Elle va même amplifier son clavecin et jouer avec une pédale « loop ».

La claveciniste québecoise, en résidence à Vannes, ne considère pas son instrument comme une piècede musée. Ce soir, elle joue classique, contemporain, acoustique et amplifié.

Entretien

Claude Nadeau, cela fait un an et demi que vous êtes en résidence à Vannes. Vous donnez ce soir un concert de clavecin à l'auditorium des Carmes. Quel en est le programme ?

Déjà, c'est le moment fort de cette résidence. J'ai décidé de bâtir le programme autour de trois axes qui me tiennent à coeur : le patrimoine avec des oeuvres de Charles de Mars, organiste de la cathédrale de Vannes et compositeur du XVIIIe siècle ; des compositeurs contemporains vannetais, Yves Ribis et Pierrick Houdy ; et de la musique traditionnelle arrangée pour clavecin. J'ai transcrit des pièces d'Alain Stivell et Didier Squiban. Je vais aussi jouer des cantiques bretons, le cantique du Paradis et un Noël vannetais. C'est de la très belle musique.

Des auteurs contemporains écrivent pour le clavecin ?

L'avantage avec des musiciens contemporains, pour des instrumentistes comme nous qui jouons des compositeurs décédés il y a 300 ans, c'est qu'on peut les rencontrer, échanger, s'en faire des amis. L'écriture devient un projet commun.

Pierick Houdy, par exemple, m'a écrit une oeuvre l'an dernier que j'ai jouée pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Je ne l'ai donnée en public qu'une seule fois, là-bas.

Yves Ribis, lui, m'a écrit une suite vannetaise pour clavecin électrique. Le son sera amplifié et j'aurai un pédalier pour enregistrer des sons en direct et les faire tourner en boucle. Du coup, j'aurai les mains libres pour jouer en canon avec moi-même.

C'est la première fois que vous jouez du clavecin avec l'appui de ces technologies ?

Je suis très ouverte à tout ça. Je ne joue pas du clavecin avec une perruque XVIIIe. Ça n'est pas un instrument de musée qui a eu son heure de gloire et qu'on doit laisser prendre la poussière dans un coin. On peut le brancher sur un ampli Marshall.

Pour autant, je ne joue pas de la musique électronique. Le clavecin est équipé de capteurs. On l'amplifie sans déformation en respectant une certaine authenticité. Si Bach revenait, il se servirait de ces technologies pour écrire de la musique.

Quand j'entends des trucs qui me plaisent, je ne vais pas me priver de les jouer parce qu'ils n'ont pas été écrits pour le clavecin. Je transcris la partition. C'est ce que j'ai fait avec des pièces d'Alan Stivell et de Didier Squiban.

Denis Riou

lundi 4 mai 2009

Concerts en mai

J'ai le plaisir de vous inviter à mes prochains concerts :
 
Lundi 4 mai, Théâtre Pierre Cardin, Paris
Cérémonie de gala, remise des prix les David de l'art contemporain
Performance artistique de "Musique Post-Bourgeoise", trio de musique électronique de salon (Olivier Urman, Constantin Leu, Claude Nadeau)
Site internet de la manifestation (gala sur invitation seulement)
 
Mercredi 6 mai, 20h, Auditorium des Carmes, Vannes
Récital de clavecin "Compositeurs vannetais du XVIIIe siècle à aujourd'hui" : musique baroque, oeuvres commandées à des compositeurs vivants, et musique bretonne adaptée pour clavecin. Oeuvres de Mars, Pierick Houdy, Yves Ribis, Alan Stivell, Didier Squiban, et deux noëls bretons.
Tarifs : 12 € et 10 € Billeterie : 02 97 01 62 00 site internet de la Ville
 
Samedi 16 mai, 19h, Moigny sur Ecole
Banquet médiéval - animation musicale sur instruments d'époque
avec l'ensemble An Dud Nevez (Daniel Dupitier, Pierre-Olivier Schmitt et Claude Nadeau)
renseignements et réservations : 01 64 98 00 00 ou mediatheque-moigny-sur-ecole@wanadoo.fr
 
Mercredi 20 mai, 20h30, Théâtre L'Archipel, Paris
Concert de musique ancienne : Brian Cummings, contre-ténor; Federico Yacubsohn, viole de gambe; Benoît Damant, ténor et récitant; Claude Nadeau, clavecin
Tarif : 15€, 12€ et 9,50€  réservations : 0 826 02 99 24 larchipel@larchipel.net et sur le site internet du théâtre
 
Dimanche 31 mai et Lundi 1er juin, Ville d'Agde
Animation de musique renaissance par An Dud Nevez et concert de clavecin
Dans le cadre de la manifestation "Agde au fil du temps"
Infos : 04 67 94 72 70 et sur le site internet de l'Office de Tourisme
 
Bien entendu vous retrouverez des échos de ces concerts, des photos et des extraits musicaux sur ce blog...
 
Au plaisir de vous voir ou revoir lors d'une ces manifestations!

samedi 7 mars 2009

Le moyen âge à découvrir et à écouter : concert-conférence à la Médiathèque de Saint Cloud

Article paru dans le journal municipal de Saint Cloud :
(cliquez sur l'article pour agrandir)

Oyez oyez, gentes damoiselles et fiers chevaliers, trouvères et ménestrels… Point de noise, le samedi 7 mars, à 17h30, mais de belles notes avec une conférence-concert à laquelle vous êtes tous conviés. L’Espace musique de la médiathèque ouvrira une brèche dans le temps et ressuscitera les musiques occidentales du VIIe au XIVe siècle. Pour relancer les animations musicales, Cécile Boulet, la nouvelle discothécaire a choisi de commencer par le Moyen Âge. Et cela pour deux raisons. D’une part, la conférence musicale de la musicienne Claude Nadeau est à la fois érudite et ludique, accessible aux passionnés comme aux familles, donc bien dans l’esprit de ces moments. D’autre part, la médiathèque dispose d’un fonds assez important de musique médiévale. Ce qui vous permettra, si vous souhaitez poursuivre vos pérégrinations musicales, d’emprunter des disques sans devoir ferrailler.

La musique médiévale, malgré sa richesse et les huit siècles qu’elle recouvre, n’évoque souvent que la musique sacrée et les chants grégoriens. Pendant 1h30, Claude Nadeau, accompagnée de Daniel Dupitier, va s’attacher à nous faire découvrir l’intérêt de ce répertoire méconnu qui voit l’apparition de la polyphonie, de la musique de cour et du chant courtois. Cette artiste, Premier prix en clavecin et invitée comme soliste en 2007 à l’Opéra national de Paris, présentera les instruments du Moyen Âge au travers d’enluminures, de textes et de photos de la statuaire des cathédrales ainsi que les bois utilisés et les techniques de jeu. Mais ce sont les instruments eux-mêmes qui se chargeront de nous faire voyager dans le temps : bombarde, harpe gothique, psaltérion à archet, buisine, hautbois du Languedoc et flûtes résonneront dans la « salle ronde » du jardin des Avelines.

samedi 17 janvier 2009

Concert "Marie Stuart" au Musée National de la Renaissance : musique française et musique écossaise de la Renaissance au Château d'Ecouen

Marie Stuart
"LA REINE ET LE POETE
Marie Stuart et Ronsard"


Concert de musique Renaissance
par l'ensemble Entheos

DIMANCHE 18 JANVIER 2009 à 15h30 (précises)
au Musée National de la Renaissance : Château d'Ecouen (95)

Artistes interprètes :
Sophie Pattey : Soprano / Claude Nadeau : Clavecin / Céline Ferru : Luth / Brian Cummings : Contre-ténor / Federico Yacubsohn : Viole de gambe 
Benoît Damant : Voix et direction


Informations pratiques
Entrée libre dans la limite des places disponibles
pas de supplément au droit d’entrée
contremarques à retirer à l’accueil du musée le jour même à partir de 14h
t. 01 34 38 38 50 - www.musee-renaissance.fr
Ensemble Entheos, direction artistique Benoît Damant
39 rue de la Chapelle 75018 Paris  Tel : 06 60 74 51 06
asso_entheos@yahoo.fr  - www.myspace.com/ensembleentheos
Entheos
Ce programme est proposé dans le cadre de l’exposition « Marie Stuart, le destin français d’une Reine d’Ecosse » qui se tient jusqu’au 2 février 2009 au musée national de la Renaissance – château d’Ecouen (et au musée Condé – Château de Chantilly)
Visite-conférence à Ecouen pour individuels les samedis et dimanches à 11h
 
 

En attendant le concert, quelques photos en répétition, et un MP3 gratuit en cadeau (faire "clic droit" puis "enregistrer le lien sous") - il s'agit d'un Branle Gay de Pierre Attaignant (1531)

lundi 22 décembre 2008

Prochains concerts

31 décembre : Saint-Sylvestre à Pontivy (Palais des Congrès)
18 janvier : Concert au Château d'Ecouen avec l'Ensemble Enthéos, dir. Benoît Damant
22 mars : stage de chant médiéval, dans le cadre des Semaines de la Voix à Vannes
24 mars : concert de musique contemporaine avec Michel Gastaud, percusison, à Vannes
28 mars : conférence concert sur les instruments médiévaux à Vitré
6 mai : récital compositeurs bretons du XVIIIe et du XXIe siècle à Vannes

D'autres dates sont à confirmer et vous seront annoncées prochainement...

Je m'investis beaucoup dans ma Résidence Artistique à Vannes, et par la force des choses je joue un peu moins à Paris et en région parisienne... si vous avez des suggestions de lieux (églises, salles...), de Mairies ou quelque contact qui pourrait être intéressé par l'un de mes concerts: musique de chambre baroque, musique de la renaissance, récital de clavecin..., n'hésitez pas à transmettre mes coordonnées.

mardi 18 novembre 2008

Concert avec l'Orchestre de Chambre de Vannes

Samedi 22 et dimanche 23 novembre, j'aurai le plaisir de jouer avec l'Orchestre de Chambre de Vannes (photo ci-contre : en répétition!), pour deux concerts :

Bach : Suite en si pour flûte et orchestre ; soliste : Luc Perus ; Beethoven : Symphonie n° 3 en mi bémol majeur, la «Symphonie Héroïque ». Direction : Stéphane Charles. Denise Caro, violon solo.

Samedi 22 novembre à 20h30 à l’église St. Patern et dimanche 23 novembre à 17h30 à l’église St. Vincent Ferrier.

Tarifs: 10€ ; groupes: 7€; étudiants: 4€ (gratuit pour les élèves du Conservatoire de -18 ans). En vente à la Librairie Cheminant 02 97 42 74 11 et à St. Vincent Ferrier 02 97 63 22 03

lundi 21 juillet 2008

Concet à l'orgue baroque historique (1709) de Notre-Dame de Quelven (Morbihan)

Première vidéo du concert: (4 min)

Quelven. Claude Nadeau en concert jeudi - Article paru dans Le Télégramme


Depuis le 1er janvier et pour deux ans, Claude Nadeau est en résidence à Vannes. Jeudi, l’artiste donnera un concert à Quelven. Son petit accent qui perdure ne trompe pas, cette claveciniste est bien d’origine québécoise. Sa passion de la musique l’a menée en France, puis en Bretagne. Au programme de ce concert :
Magnificat du Premier Ton (Livre d’orgue de Montréal), Deux chorals (J.-S. Bach), Salve Regina grégorien (chanté, sur le ton solennel), 2 Ricercar sur le Salve Regina (Manuscrit de l’Escurial), Lauda Sion (Arauxo), Kantig ar Baradoz - traditionnel « Le Paradis », extrait. « Huit chants de Bretagne » (Jean Langlais-1975), Deux Noëls, extrait du Premier livre (Claude Balbastre).

Concert à 17 h. Entrée libre
Tél. 02.97.27.70.08 (mairie). www.orgue-de-quelven.org

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samedi 21 juin 2008

Récital pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec : 4 juillet et 10 juillet

Vendredi 4 juillet 2008, 20:30 Eglise Notre-Dame des Victoires, vieux-Québec
Jeudi 10 juillet 20:30 Château Ramezay, rue Notre-Dame, Montréal

Dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, et de la venue du vieux-gréement breton Le Bélem, l'Union des bretons du Canada invite Claude Nadeau pour un récital intitulé "Musique bretonne au temps de la Nouvelle-France", en l'église Notre-Dame des Victoires dans le vieux-Québec le 4 juillet, et au Château Ramezay, à Montréal, le 10 juillet.

Au programme : trois suites pour clavecin du compositeur breton Jean-Odéo de Mars (1735), un 'chant de Bretagne' de Jean Langlais, la création mondiale d'une suite pour clavecin sur des danses bretonnes de Yves Ribis, dédiée à Claude Nadeau, création mondiale d'une oeuvre de Pierick Houdy dédiée à Claude Nadeau à l'occasion du 400e.

Le premier concert au Québec de Claude Nadeau depuis 10 ans. Naturalisée Française, elle revient au Québec spécialement pour deux concerts à l'occasion des Fêtes du 400e.

Claude Nadeau sera habillée par le designer de haute couture Christophe Le Bo (Paris), originaire de Bretagne.

Concerts présentés grâce au soutien de la Région Bretagne et en partenariat avec la Fondation Bélem.

Le Bélem

et à l'intérieur, dans le salon du capitaine... un petit instant de détente!

Louis Le Duff et Claude Nadeau

lundi 14 avril 2008

Semaine de la Voix à Vannes

Dans le cadre de la Semaine de la voix à Vannes, j'acccompagnerai les jeunes chanteuses du Conservatoire dans le Stabat Mater de Pergolèse mardi 13 mai à 18h à l'Hôtel de Limur, un superbe hôtel particulier à Vannes qui accueillera également des oeuvres du Festival international de Photo de mer.

J'animerai également un atelier de musique renaissance à l'intention des choristes dimanche 18 mai de 9h30 à 12h30. Ouvert à tous, pensez à vous inscrire!

J'ai commencé à travailler avec Sabine Argaut et les chanteuses du Conservatoire pour cet événement, et je dois vous dire que j'ai été stupéfiée par la beauté des voix et par le talent des jeunes musiciens avec qui j'ai le bonheur de travailler. Tout est donc réuni afin que cette Semaine de la voix soit vraiment un événement exceptionnel, où j'espère vous voir nombreux.

lundi 25 février 2008

Marly le roi, Mantes la Jolie et le Clavier bien tempéré

Encore une grosse semaine qui s'achève, avec mardi toute la journée une animation scolaire à Marly le Roi et vendredi un concert-conférence à Mantes la Jolie.

Difficile d'intéresser huit classes de 5e aux merveilles des instruments anciens, surtout quelques jours seulement avant les vacances! Mardi en effet, j'ai effectué une animation à la médiathèque du Collège Louis Lumière à Marly, et j'ai été étonnée de l'attention des élèves pour mes propos sur les siècles passés et les instruments anciens : j'avais peur qu'à l'époque du iPod nano, des SMS et de l'internet, tout cela leur paraisse complètement décalé... mais j'ai trouvé un public attentif, bien que pas du tout conquis d'avance, auquel sont venus s'ajouter en après-midi quelques adultes du Collège, qui s'étaient apparemment donné le mot! A la fin de la période allouée à chaque classe, j'ai posé aux élèves la question : selon vous, est-ce que les gens des siècles passés étaient moins évolués que nous, plus évolués que nous ou comme nous, et pourquoi? Eh bien, j'ai été agréablement surprise par la qualité et l'argumentation de plusieurs réponses...!

Vendredi, je donnais un concert-conférence à Mantes la Jolie sur la reconstitution des instruments anciens : défis et travail de détective pour les musiciens qui cherchent à faire une interprétation "historiquement documentée". Dans la très belle salle art déco du Musée Duhamel, où logeait l'Ecole de musique avant d'emménager dans son nouvel écrin, tout beau et tout moderne, j'ai partagé mes questionnements, mon travail avec des luthiers, et les défis que me pose au quotidien le désir de jouer la musique ancienne sur les instruments pour lesquels elle a été écrite. Pour cette soirée, j'ai eu l'immense privilège, devant rentrer tard sur Paris, d'avoir été véhiculée par le chauffeur de la Mairie. Ce n'est pas tous les jours que les musiciens ont droit à autant d'égards!

Bien que rien ne l'obligeait à passer la soirée avec nous et qu'il ne nourrit aucun intérêt particulier pour la musique ancienne, le chauffeur est resté pour tout le concert-conférence, et m'a dit à la fin à quel point il avait sincèrement apprécié. C'est, de toute la soirée, le compliment qui m'a le plus touchée : certes, le public aussi était ravi, mais si vous voulez, le public était venu expressément pour cela, ils étaient venus parce qu'ils avaient envie d'entendre cela, ils étaient, sinon conquis d'avance, du moins favorablement disposés. Le chauffeur, non. Et d'avoir réussi à l'intéresser à un sujet qui a priori pourrait sembler pointu ou a priori inacessible au commun des mortels, d'avoir capté son intérêt et même suscité son appréciation sincère furent pour moi le plus beau défi relevé.

Je ne me rends compte à quel point je dépense de l'énergie, physiquement, lorsque je joue de la musique ou lorsque j'en parle, que par l'appétit d'ogresse que j'ai au sortir de mes concerts ou animations : mardi soir je me suis ruée sur une choucroute, vendredi sur une fondue montagnarde! D'ailleurs, dans le rituel qui entoure l'événement concert pour des musiciens, la bonne bière qui suit le concert, le bon repas avec les collègues et les amis sont des moments indispensables et ô combien précieux!

Donc samedi, repos bien mérité après cette bonne semaine et la semaine dernière où j'avais pris le TGV tous les jours (Aix, Toulouse pour les Victoires de la musique classique, Paris, Vannes pour The Fairy Queen...). Enfin le temps de s'occuper de soi, de sa cuisine, de bouquiner... de se faire des smoothies! - même si l'usage de ce mot me gêne : qu'est-ce qu'on pourrait bien trouver d'ingénieux et de français pour désigner ce breuvage? Allez, vous allez m'aider, on va lancer une mode! Euh... Onctufruits? Fruits fluides? Délice onctueux non délictueux?... Allez, tempête d'idées dans les commentaires! Et donc, entre deux [smoothies], jouer du clavecin pour le plaisir! On revient toujours à ses premières amours.

Plaisir retrouvé de jouer le Clavier bien tempéré, qui m'a accompagnée toute ma vie, comme il accompagne la plupart des instrumentistes à clavier d'ailleurs. Pour l'avoir joué au piano, lorsqu'au Collège j'étais l'élève appliquée de Soeur Aline; pour l'avoir joué à l'orgue, lorsqu'en paroisse j'avais un instant à illuminer; et pour l'avoir joué au clavecin, j'avoue que c'est encore au clavecin que j'y prends le plus de plaisir. Sans doute parce que c'est l'instrument dans lequel je m'épanouis le plus, mais aussi pour des questions d'accord.

D'ailleurs, samedi j'ai pris la peine de bien refaire un beau Kirnberger (c'est un tempérament baroque) bien juste, pile poil, avant de me lancer dans le dialogue des préludes et fugues. C'est certainement pour cela que c'est encore au clavecin, qu'on peut accorder au plus juste, que cette oeuvre est la mieux servie : Clavier bien tempéré, cela ne veut pas dire joué avec un tempérament égal. Cela veut dire que chacun des 24 préludes et fugues, un couple dans chaque tonalité majeure et mineure, possède une couleur et une sonorité différentes. Avec un vrai tempérament inégal, on mesure mieux la luminosité vibrante d'un do majeur, et on comprend pourquoi c'est en si bémol mineur (que sur les touches noires! enfin, blanches sur un clavier de clavecin...) que Bach a choisi d'écrire la terrible fugue à cinq voix du Premier livre. Le lire en entier, du début à la fin, passer à travers les souvenirs de jeunesse, et les préludes et fugues juste lus qu'il faudrait bien travailler sérieusement un jour, a rempli de bonheur ma journée de samedi. Et puis, on termine avec la Toccata en mi mineur que j'ai entendue cette semaine dans le film "De battre mon coeur s'est arrêté", avec le beau Romain Duris, autrement plus fougueuse que le Clavier si bien tempéré et si mesuré... Quel exercice pour les doigts. Et comme cela fait du bien de replonger dans cette musique et d'en goûter les châtoiements! C'est justement dans ces moments-là que, comme dans le film, de battre, mon coeur s'emballe...

Mes recettes des smoothies (en référence au premier livre du Clavecin bien tempéré)

Smoothies en do mineur

- Une banane bien mûre
- 1/2 mangue
- 1 kiwi
- gingembre frais râpé

Smoothies en ré majeur

- Jus d'orange
- jus d'1/2 citron vert
- lait de soja ou de riz
- feuilles de sauge fraîche

Smoothies en la bémol majeur

- Jus de pomme
- fruits rouges : framboises, fraises, myrtilles, canneberges... (même achetés surgelés, cela fera l'affaire)
- feuilles de menthe fraîche

Mélanger tous les ingrédients au mixeur, rafraîchir et déguster

samedi 15 décembre 2007

Eloge des clavecins mûrs (2)

Je suis allée ce soir au concert de Gustav Leonhardt à la Cité de la Musique : il jouait sur deux instruments historiques qui font partie de la collection permanente du Musée, le clavecin Jean-Henry Hemsch, que je n'avais jamais encore entendu en vrai mais que j'ai déjà joué en copie (mais attention! en excellente copie signée Marc Ducornet), et également un clavecin Ioannes Couchet de 1652, classé trésor national, et acquis par le Musée de la Musique avec l'aide de l'Etat en 2003.

Un clavecin, un simple clavecin, trésor national de la République Française? Ca fait du bien de savoir qu'un bel instrument de musique peut être considéré trésor national, en ces temps d'audimètre et de Star Académie.

Tiens au fait, on devrait faire une Baroque académie : on enferme des jeunes dans un château, on leur donne des cours intensifs de clavecin, ou d'un autre instrument d'ailleurs, des cours de danse baroque, des cours de rhétorique, de contrepoint, de basse continue, et après quelques semaines, hop! on voit qui le public va sacrer "nouvelle star de la musique classique". Ca marcherait, vous croyez? Ah bon, la musique ça demande quoi? Du travail, vous dites? Naaaaan, incroyable!

Bref! très beau concert ce soir, qui affichait complet depuis plusieurs semaines. Ce n'est que grâce à une amie que j'ai pu obtenir exceptionnellement une place, et encore! j'étais assise par terre, sur une marche. Ce qui me plaçait, littéralement, aux pieds du Maître... Et qui m'a permis de constater, avant qu'il n'attaque chacune des pièces, un léger tremblement de mains du claveciniste : comment? même quand on est Gustav Leonhardt, avec 180 enregistrements à son actif, le Maître incontesté, le demi-dieu du clavecin, voire le dieu tout entier, on a parfois le trac? Le Maître, du coup, m'est apparu tellement humain. Tellement proche. Et son regard bleu qui scrutait la foule applaudissante, cherchant un regard sympathique, s'attardant un instant sur le mien (mais peut-être n'est-ce qu'une illusion du fait d'avoir été au premier rang?) couplé à l'intense bonheur d'entendre ces instruments exceptionnels tantôt frémir et tantôt rock'et'rouler m'ont procuré un intense bonheur.

Il n'y a pas de musique ancienne. Toute musique ne peut être que profondément contemporaine, au-delà des codes de l'esthétisme, dès lors qu'elle procure une émotion aujourd'hui même. Ce fut le cas ce soir.

lundi 13 août 2007

Musique renaissance aux Nocturnes de Ferrières en Gâtinais (45)

Voir toutes les photos

Très belle fête ce week-end aux 25e "Nocturnes" de Ferrières en Gâtinais, une ville que je connais bien puisque j'ai déjà eu le plaisir de diriger le choeur Chantecléry de Ferrières dans l'oratorio "Le Messie" de Handel, pour quatre concerts en 2003 dont l'un à la superbe Abbatiale de Ferrières.

Mises en scène cette année encore par l'incontournable Jean-Claude Beaudouin, les Nocturnes nous ont permis de faire entendre un répertoire de musique renaissance avec des danseries tirées essentiellement de l'Orchésographie de Thoinot Arbeau.

Ce fut le baptême du feu pour un nouveau collaborateur, le percussionniste Jean-Baptiste Leclère, que vous voyez tout sourire sur les photos dans son beau costume de musicien de cour! C'est toujours un grand bonheur de rencontrer des nouveaux musiciens, surtout quand le courant passe ; lorsqu'un de vos collaborateurs a particulièrement du talent, cela vous pousse à être encore meilleur vous-même...

Ancien élève de Michel Gastaud, avec qui j'ai fait en décembre et en janvier dernier deux concerts clavecin et percussion à l'Opéra National de Paris (et avec qui je l'espère j'en ferai de nombreux autres dans l'avenir...!), Jean-Baptiste Leclère vient tout juste d'entrer à son tour à l'Opéra comme percussionniste. Bravo à lui et bonne chance dans ce nouveau poste! Félicitations également à Michel Gastaud qui vient d'être nommé professeur de percussion au Conservatoire de Saint-Maur : vive les amis et buvons à leur succès! (sacrenom!)

lundi 6 août 2007

Photos du concert de Lalouvesc

"Mais il va venir jusqu'ici, le public?" C'est la question que nous nous posions, alors que nous serpentions dans les cols qui mènent à Lalouvesc, 1100 m d'altitude dans les Cévennes, à 45 minutes de Valence. Une petite ville dotée d'une jolie basilique construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, dans laquelle un orgue assez récent nous attendait. Un instrument assez étonnant en vérité et un peu hétéroclite, puisque selon ce qu'on m'a expliqué on a récupéré des éléments de trois orgues différents pour en construire un seul. J'ai pu commencer à répéter dessus mardi pour le concert de jeudi, et tout naturellement j'ai proposé d'accompagner les messes de semaine tous les jours de ma présence à Lalouvesc, ce qui m'a permis de me familiariser avec l'instrument. Lalouvesc, près de 500 habitants de nos jours, fut un très grand centre de pélerinage puisque c'est en cet endroit que mourut saint Jean-François Régis. Encore aujourd'hui, la présence des pères Jésuites et des religieuses du Cénacle est très affirmée.

Eh bien le public est venu, et la basilique était presque comble pour le concert du 26 juillet, qui ouvrait le festival "Promenades musicales à Lalouvesc". Le public enthousiaste nous a même gratifiés d'une ovation debout après le concert! Quel bonheur, d'autant plus que nous avons pris réellement un grand plaisir à faire ce concert, qui comportait, en ce qui me concerne, le concerto pour orgue en si bémol majeur op. 4 n° 7 de Handel (le même que j'ai joué à Quintin) ainsi que le Stabat Mater de Pergolèse (solistes : Lys Nordet et Jean-Pierre Tazé), dans lequel j'ai fait le continuo d'orgue.

L'orgue est situé dans la nef, à hauteur même du sol, ce qui a permis à l'orchestre de venir se placer tout autour de l'instrument. Un orgue avec de très jolies sonorités (et notamment de belles mixtures!), très lumineuses, et parfaitement appropriées pour Handel!

mardi 24 juillet 2007

Sous vos applaudissements mesdames et messieurs

Dimanche soir j'ai assisté à un très beau concert ; ça faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un concert "côté public"!

Or j'ai observé que la personne qui était assise à côté de moi, bien qu'appréciant manifestement la soirée, n'applaudissait pas. Avez-vous remarqué que certaines personnes, au concert, n'applaudissent jamais?

De quoi un musicien a-t-il besoin? Il a besoin qu'on l'aime. Et comment le public manifeste-t-il qu'il aime ? en applaudissant. Si personne n'applaudit, le flux d'énergie est rompu avec l'artiste et il n'a plus qu'à rentrer chez-lui. Si la salle applaudit à tout rompre, l'artiste est électrisé : les applaudissements sont le salaire du musicien !

(pourquoi sinon croyez-vous qu'on exercerait un métier aussi mal payé?) ;-)

vendredi 20 juillet 2007

Enfin de l'orgue à la télé!

Les miracles se produisent souvent dans les églises. Et comme nous autres organistes nous fréquentons régulièrement ces lieux, statistiquement nous sommes bien placés.

Très mauvaise répétition mercredi soir avec l'Ensemble Instrumental du Val de Loire en prévision du concert de jeudi à la basilique de Quintin : la tribune de l'orgue étant trop petite pour accueillir l'orchestre, je joue le concerto op. 4 n° 7 de Handel (en si bémol majeur - celui qui est également souvent joué à la harpe) seule à la tribune alors que l'orchestre est en bas, dans le choeur. Ce qui n'a pas manqué de nous causer un problème MAJEUR de synchronisation! La basilique est vaste, le son y connaît une très belle résonance ; mais cela implique également un léger décalage entre le moment où l'archet fait vibrer la corde dans la nef et le moment où mes doigts font parler les tuyaux cent mètres plus loin (et quinze mètres plus haut! je laisse les trigonomètres calculer l'étendue de notre désarroi).

Résultat, une catastrophe: je n'entends l'orchestre qu'avec beaucoup de retard, le chef ne me voit pas, cachée derrière la console à trois claviers, tout le monde marche sur des oeufs et le résultat musical ressemble à une grosse soupe, ou plus précisément au kig ha farz qu'on nous a servi hier soir au dîner, avec le far bien "brujunet"! (émietté) - (pour les ignorants culinaires de ce délice, le kig ha farz est à la Bretagne ce que le couscous est à l'Afrique du nord... c'est dire! pauvre Handel!)

Rien de pire qu'une mauvaise répétition la veille d'un concert. Ca vous sape un moral, je vous jure! Surtout quand on a deux jours pour monter un programme de concert d'une heure et demie, avec la journée de travail qui commence à neuf heures du matin et qui se termine à 23h30! Je suis sortie mercredi soir de la Basilique livide, angoissée, perplexe. Normalement pour jouer ce genre d'oeuvre, soit l'orchestre est en haut à la tribune près de l'orgue (mais ici il n'y a pas la place), soit l'orgue est dans le choeur, comme à Carhaix, donc près de l'orchestre... Mais à Quintin, avec les contraintes évidentes du lieu, comment faire pour se synchroniser?

Je n'en ai pratiquement pas dormi de la nuit (et le chef d'orchestre non plus, m'avouera-t-il après le concert). Le problème lié à la configuration du lieu semble impossible à régler. Vais-je demain soir me couvrir de ridicule en transformant en soupe immonde mon premier concerto de soliste avec orchestre? D'autant plus que lorsqu'on est dans une position aussi inconfortable, les doigts se mettent à faire n'importe quoi. Tourne et retourne dans le lit, tic et tac la pendule, je compte les heures et je fais la crêpe en cherchant quel côté serait le plus susceptible de faire venir le sommeil. Mais quelle idée aussi de faire un concerto d'orgue dans des conditions aussi abracadabrantes. Et puis après tout, toutes les églises sont faites comme cela, ou presque, et on ne va tout de même pas s'empêcher de jouer du Handel pour si peu. D'ailleurs Handel, qu'aurait-il fait à ma place? C'était un musicien comme nous, il a certainement été confronté lui aussi à ce genre de problème. Tic, tic, tic, trois heures. Soupir. Et si je ne le jouais pas? Tant qu'à me couvrir de ridicule avec un magma informe et les doigts qui n'en font qu'à leur tête, autant ne rien jouer: la répétition de ce soir a été si mauvaise... Et puis d'abord, sale métier que celui de musicien. Mal payé, mal aimé, mal traité, mal apprécié du grand public toujours à l'affût de la moindre fausse note, c'est décidé, demain j'arrête. Et tant pis pour Handel. Et dommage pour ce beau trois-claviers et pour le jeu de keraulophone qui... qui... qui... zzzzzzzzzzzzzzzzzzz.

Jeudi matin, je me suis réveillée dans la peau d'une guerrière. J'allais trouver une solution. Coûte que coûte.

En route vers le champ de bataille : direction la basilique. J'y ai passé la journée. A jouer de l'orgue, à explorer les lieux, à prendre possession mentalement du bâtiment, à en observer les moindre détails, à m'approprier l'esprit du lieu, à me mettre au diapason avec ses murs, à me fondre dans la lumière des vitraux. A réviser ce concerto, à répéter par coeur le moindre solo, lentement, prestement, à le décortiquer, le rejouer encore, jusqu'à le graver dans le granit de la basilique. La guerrière fourbit ses armes, elle veut observer et stratégir. Elle a décidé qu'elle vaincra.

La basilique n'est pas ancienne, elle date du XIXe siécle, et fait un peu penser à la basilique de Montréal. Celle de Montréal comporte un orgue Casavant, qui fut l'élève de Cavaillé-Coll ; celle de Quintin comporte un Claus, qui fut également élève du même facteur. Un peu avant midi, au moment où le jeûne commence à se faire sentir, de guerre lasse je vais m'asseoir tout au fond du choeur, devant le maître-autel et la statue de Notre-Dame de Délivrance. Cela fait trois heures que la guerrière a investi la basilique et toujours pas de solution. Alors mon regard s'est perdu dans la contemplation des gisants de Geoffroy Botherel et celui de Jean II de Bretagne, et je me dis qu'elle est belle ma grande théorie de rédemption par la Beauté si je suis infichue de jouer proprement un "simple" concerto de Handel... Du dehors, mon regard s'est tourné en dedans, et j'ai bien dû rester une demi-heure, trois quarts d'heure en prière et en méditation, jusqu'à sentir en moi sourdre la source qui -j'en suis certaine!- jaillit sous la basilique, et qui, sans que je puisse expliquer comment, m'a apaisée et m'a permis de me lever pour aller déjeuner.

Deux heures sonnent au beffroi, je suis de retour à l'orgue, studieusement. J'entends des pas dans l'étroit escalier de granit : c'est Monsieur le Maire en personne qui, "passant par là", vient me voir avec l'un de ses adjoints. Je le complimente sur l'orgue de Quintin, en assez bon état, malgré qu'il ne serve qu'une fois l'an, en somme, pour le pardon au mois de mai. "D'ailleurs, me dit le Maire, à cette occasion nous sommes obligés d'installer une caméra en circuit fermé afin que l'organiste puisse voir le maître de chapelle, sinon, vous comprenez, il y a un sérieux problème de synchronisation..."

Le voilà le miracle. Et voilà comment jeudi soir nous avons fait un superbe concerto de Handel, dans lequel l'orgue dialogue joyeusement avec l'orchestre et se permet même de jouer à l'unisson avec lui dans les tutti, sans décalage. Un concert d'autant plus réussi que nous avons tellement eu chaud, et lorsque le concerto a été terminé, dans toute la splendeur de l'art handélien, j'ai eu envie de hurler de joie.

Regardez bien au centre de la photo : la fameuse caméra!


Merci à Claude Morin, maire de Quintin, pour son intervention miraculeuse, matérialisée par M. Nédélec (nedeleg, en breton, a la même signification que Nadeau, ou nadau en occitan : nativité), de Plouescat, avec qui j'ai eu le plaisir de parler en breton - un beau breton bien articulé et riche en vocabulaire!- , venu tel un archange salvateur avec sa caméra... pour le plus grand bonheur - et surtout le plus grand soulagement!- du chef et des musiciens. Et puis, que diable, pour une fois on a de l'orgue à la télé!

mercredi 18 juillet 2007

Amours, délices et orgues à Quintin

Répétition en solitaire ce matin en vue du concert de jeudi à la basilique de Quintin, sur le superbe orgue de la basilique de Quintin, construit par le Rennais Jean-Baptiste Claus au 19e siècle et classé monument historique en 1999:

Entre le trop et le trop peu, comment trouver la bonne ornementation, en fonction de la nature de l'instrument, car tous les orgues sont uniques, -et je viens tout juste de faire la connaissance de l'orgue avec qui (si si, avec "qui") je jouerai jeudi - et comment trouver le phrasé juste en fonction de l'acoustique tout à fait particulière de la basilique... L'orgue de Quintin présente quelques exotismes, notamment une pédale de tonnerre, et un jeu que je n'ai jamais vu nulle part ailleurs, qui me semble une néo-bretonnitude : le keraulophone.

Ker pour la Bretagne, "aulo" pour aulos, l'instrument à vent grec, et phone pour le son (comme saxophone...), sans doute...

Longue journée, qui se termine par une répétition du sublime Stabat Mater de Pergolèse, l'occasion de rencontrer le sympathique (et talentueux!) contre-ténor Jean-Pierre Tazé, avec qui je me suis rendue au café internet "Le Celtic" à Quintin pour vous rédiger ces lignes... Rendez-vous pour le concert jeudi à 20h45 à la basilique!

Pour ceux que ça intéresse, la composition de l'orgue:

Grand orgue

Bourdon 8'
Montre 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Octavin 2'

Récit

Quintaton
Cor de chamois 8'
Keraulophone
basson - hautbois
Flûte traversière 8'

Écho

Voix céleste
Gambe
Dulciane
Flûte harmonique 8'
Trompette 8'
Voix humaine 8'

Pédalier

Flûte 8'
Soubasse 16'

Machine Barker. Pédale d'expression (cuiller!). Trémolo. Accouplements en tout genre (honni soit qui mal y pense!). Pédale de tonnerre! VROUM!

l'orgue est plus ancien que la basilique, il a été conçu pour le couvent des Ursulines (toujours à Quintin), ce qui explique la sobriété des jeux, conçus surtout pour l'accompagnement.

Difficile de bien registrer de la musique baroque sur un orgue romantique! Mais avec un peu d'imagination et en rusant bien, on finit par arriver à le faire sonner baroque... ;-)

Belle mécanique bien précise (loué soit Barker - quand la machine fonctionne bien!), qui permet à mes petits doigts de claveciniste (tic tic tic!) de caracoler dans tous les ornements qui taquinent le clavier aux reprises.

mercredi 4 juillet 2007

Claude Nadeau en concert à Quintin le 19 juillet - Un abadenn gant Claude Nadeau e Kintin d’an 19 a viz Gouere

Le Festival de chant choral « La voix dans tous ses états », qui se tiendra à Quintin (22) du 14 au 22 juillet, accueillera Claude Nadeau pour un concert exceptionnel le jeudi 19 juillet à 20h45 à la Basilique de Quintin avec l’Ensemble Instrumental du Val de Loire sous la direction de Gilles Lefevre.

Le programme de ce concert présentera une partie du travail des choristes (direction : Rémi Corbier), le Stabat Mater de Pergolèse (solistes : Lys Nordet et Jean-Pierre Tazé), le Concerto pour hautbois de Cimarosa (soliste : Michel Tizon), ainsi que le Concerto pour orgue op. 4 n° 6 de Handel, avec Claude Nadeau comme soliste à l’orgue de la Basilique, un instrument construit par le Rennais Jean-Baptiste Claus au 19e siècle et classé monument historique depuis 1999.

Bien connue des milieux bretons comme fondatrice de l'école Diwan de Paris, Claude Nadeau est également l'une des jeunes interprètes les plus en demande de du monde de la musique ancienne. Septième génération de musiciens d’église dans sa famille originaire du Québec, elle aime bien raconter qu’étant enfant, on l’a assise sur un banc d’orgue sans plus d’explications, avec un seul mot : « joue ! ».

On connaît la suite, et l’année 2007 est particulièrement riche pour cette jeune musicienne : elle a fait en janvier ses débuts à l'Opéra de Paris comme soliste au clavecin, et elle a effectué en mars une tournée au Japon avec le soutien du Conseil Régional de Bretagne, au cours de laquelle elle a eu l’occasion de faire découvrir au public nippon les différents aspects de la musique bretonne. Ce concert du 19 juillet représente une première pour cette jeune artiste, puisqu’il s’agira de son premier concerto de soliste avec orchestre, une œuvre pétillante et pleine d’énergie.

Depuis 10 ans, Quintin est l’écrin de « La voix dans tous ses états », un festival de chant choral où se rencontrent chanteurs et musiciens de toute la France et d’ailleurs. Au cours de sept jours de formation, les choristes auront cette année l’occasion de travailler la messe « Nelson » de Haydn, ainsi que le répertoire d’opérette. Six concerts seront présentés tout au long de cette semaine.

Gouel laz-kanañ « La voix dans tous ses états », adalek ar 14 betek an 22 a viz Gouere e Kintin (22), a zegemero Claude Nadeau evit ur sonadeg espar d’an 19 a viz Gouere da 8e45 e Penniliz Kintin, gant Laz-seniñ Traoñienn al Liger, dindan renerezh Gilles Lefevre.

E-kerzh ar sonadeg-se e vo klevet labour al laz-kanerien (renerezh: Rémi Corbier), Stabat Mater Pergolesi (soloourien : Lys Nordet ha Jean-Pierre Tazé ), ar C’hengerzad evit oboell gant Cimarosa (soloour : Michel Tizon) hag ar C’hengerzad evit ograoù op. 4 niv. 6 gant Handel, ha gant Claude Nadeau evel soloourez war ograoù ar Benniliz, ur benveg savet gant ar Roazhonad Jean-Baptiste Claus en 19vet kantved, ha rummet monumant istorel abaoe 1999.

Anavezet-mat eo Claude Nadeau gant ar Vretoned p’eo bet diazezet ganti skol Diwan Pariz. Unan eus ar sonerezed yaouank a vez goulennet ar muiañ eo ivez e-touez bed ar sonerezh kozh. Ar seizhvet rummad sonerien a iliz eo en he familh a orin eus Kebek. Plijout a ra dezhi kontañ an dra-mañ : pa oa yaouank a oa bet azezet dirak un ograoù hag e oa bet lavaret dezhi ur ger hepken : « c’hoari ! »

Ha diwar neuze eo bet pinvidik-tre ar bloavezh 2007 evit ar sonerez yaouank-mañ : graet he deus he c’hammedoù kentañ e miz Genver evel soloourez war ar c’hlavisim en Opera Pariz, ha graet he deus un droiad e Japan, gant skoazell Kuzul-rannvro Breizh, evit diskouez d’ar Japaniz ar sonerezh breizhat. Ar sonadeg e Kintin a vo un abadenn dreistordinal evit an arzourez, abalamour ma vo he sonadeg kentañ gant ul laz-seniñ, gant un oberenn leun a vuhez ha leun a startijenn.

Abaoe 10 vloaz dija ez eo Kintin kalonenn gouel ar vouezh « La voix dans tous ses états », gant kanerien ha sonerien eus Frañs a-bezh hag eus lec’h all. Er bloaz-mañ, e-pad seizh devezh stummadur e vo al laz-kanañ o labourat an oferenn « Nelson » gant Haydn ha rollad tonioù an operetenn . C’hwec’h sonadeg a vo kinniget e-pad ar sizhun.

Kemenadenn e brezhoneg gant skoazell Ofis ar Brezhoneg


lundi 25 juin 2007

Fête médiévale à Palluau-sur-Indre et Fête nationale du Québec

Fête médiévale aujourd'hui 24 juin dans le petit village de Palluau-sur-Indre, par un beau jour de Saint-Jean Baptiste, fête nationale des Québécois... Et d'ailleurs -mais cela n'a aucun rapport avec la fête d'aujourd'hui - c'est justement à Palluau qu'est né Samuel de Champlain, fondateur de la ville de Québec en 1608, et l'an prochain sera certainement avec le 400e anniversaire de cet événement le prétexte à moultes réjouissances à Palluau...

En attendant, quelques photos de la fête médiévale:

Après les émotions du mariage d'hier, lever à 4h30 ce matin afin d'être en piste et prêt à jouer à 10h30 à Palluau... où nous avons été reçus avec énormément de convivialité par les organisateurs, les commerçants et tous les visiteurs! Retour tardif, repas régénérateur à Saint-Aignan (vive la Touraine, son vin et ses chèvres!) et finalement, coucher à ... 3h, ça fait des longues journées quand même, presque 24h, avec un investissement d'énergie considérable. Dur métier que celui de musicien, il faut être sacrément en forme! Rendez-vous peut-être l'année prochaine à Palluau pour plein de projets, vu le succès de la fête d'aujourd'hui!

mercredi 13 juin 2007

Nouveaux concerts

Nous proposons deux nouveaux concerts aux organisateurs de spectacles et aux responsables de lieux de diffusion :

« Anachronismes » : Baroque-tango pour violon, clavecin et vibraphone

Une première partie propose des œuvres baroques (Bach, Handel, Corelli) au violon, au clavecin, et avec la complicité vivifiante d’un vibraphone ;
une deuxième partie propose des tangos de Piazzola, où cette fois c’est le clavecin qui semble faire figure d’anachronisme… et qui pourtant possède tout le mordant de l’esprit tango.

Un concert qui plaira à tous les publics.

« Toccata » : musique contemporaine pour clavecin et percussion

Un concert créé en janvier 2007 à l’Opéra national de Paris, qui présente des œuvres actuelles pour un duo qui peut sembler contre nature mais dont les sonorités combinées se révèlent fascinantes. Inclut la « Toccate pour clavecin amplifié et percussion », de Graciane Finzi, dédié à Michel Gastaud et Claude Nadeau, qui en ont assuré la création mondiale.

Un concert étonnant, qui a fait salle comble à l’Opéra. Suite à ce succès, une partie en a été diffusée sur Radio-Classique.

Lire la suite

samedi 9 juin 2007

Musique Renaissance au Château de Chambord

C'était jeudi dernier, au Château de Chambord :

Quel plaisir de jouer en ce lieu si riche en histoire!

Surtout qu'à notre arrivée, un responsable nous a dit : "François 1er, qui a fait construire cette demeure, a toujours été un grand mécène, patron des arts et ami des artistes : chers musiciens, considérez donc que vous êtes ici chez vous!"

Quel accueil! Quelle émotion! Nous avons donc, avec nos instruments, "pris possession" des lieux, et les avons baptisés de notre musique, en oignant presque toutes les pièces, du grand escalier jusqu'à la chapelle où nous avons joué toute la soirée, sous le regard et les flash attentifs des visiteurs! Quel bonheur de jouer en ces lieux!

Cliquez sur les photos:


Voir tout l'album - Grand merci à Jérôme Crochet, de l'agence Clouët, pour ces photos!

samedi 5 mai 2007

Photos : MBC (messe-brunch-concert) du 29 avril

Les photos du concert violoncelle et clavecin du 29 avril à la Chapelle de l'Agneau Vainqueur à Paris sont en ligne: cliquez ici

Un grand merci à François Sermier pour ces photos!

Merci à Jacques Le Divellec et à Marguerite pour le buffet du midi, à Laurie, Alain, René, pour l'organisation; merci à Michel d'avoir ramené mon clavecin au bercail (le transport du clavecin est toujours un casse-tête... et pourtant une seule nuit sans lui dans l'appartement m'empêche de dormir! même si je sais qu'il est en sûreté, sa place est près de moi!). Et merci à vous tous pour votre participation joyeuse et enthousiaste, ainsi que pour la chaleur de vos applaudissements!

Merci aux enfants d'avoir été sages tout au long du concert... il faut dire que je vous avais préparé de jolis coloriages d'instruments de musique (quelqu'un connaît-il des coloriages de clavecin? cela pourrait servir pour de prochains concerts!) Eh oui, les enfants sont toujours bienvenus à mes concerts, car c'est important étant petits qu'ils aient un contact avec des vrais musiciens et de vrais instruments de musique sur scène... voire même qu'ils viennent nous voir après le concert pour démystifier nos instruments et même... les essayer! Qui sait, cela pourrait susciter des vocations...

Merci surtout à Julien Roussel de s'être lancé dans l'aventure et d'avoir accepté de jouer avec une claveciniste peut-être pas tout à fait ordinaire... Julien qui s'avère être un compère exceptionnel! J'espère que nous aurons beaucoup d'autres projets ensemble! (amis organisateurs de concerts, à bon entendeur!)

Vous aurez bientôt des vidéos de ce concert en ligne, tout comme du concert du 28 avril à Cerny!

jeudi 26 avril 2007

MMMMMM!!!!!!!!!

N'oubliez pas de si vous souhaitez assister à notre BRUNCH-CONCERT dimanche midi prochain, à la Chapelle de l'Agneau Vainqueur (esplanade de la gare de Lyon, Paris 12e - cliquez ici pour le plan) afin que nous puissions prévoir le nombre de couverts!

BRUNCH à 12h30, préparé par le très grand chef Jacques Le Divellec, dont le restaurant est spécialisé en cuisine de la mer - une des plus grandes tables de Paris!

CONCERT à 14h avec Julien Roussel, violoncelle baroque et moi-même au clavecin - oeuvres de Corette, Boismortier, Barrière et Vivaldi

Pour ceux qui le souhaitent, la MESSE de 11h30 sera célébrée par le Père de La Morandais, et nous en assurerons l'animation musicale (avec des oeuvres de Handel, Boismortier et Corette).

Pour le brunch et le concert, chacun contribue selon sa bourse, et une partie des profits sera reversée aux oeuvres d'alphabétisation de Soeur Marguerite.

Une occasion unique de se délecter la cuisine de Jacques Le Divellec (à titre indicatif, un repas pour deux le soir au restaurant Le Divellec, esplanade des Invalides, coûte environ 400€) tout en savourant notre musique :-)

A des fins d'organisation, si vous comptez venir pensez à en précisant le nombre de couverts (nombre d'adultes + nombre d'enfants)

C'est vraiment l'évenement à ne pas manquer!

lundi 16 avril 2007

Prochains concerts : 22, 28 et 29 avril

Dimanche 22 avril à 17h, allez d'abord voter, puis venez nombreux au tout premier concert que je ferai avec le jeune violoncelliste baroque Julien ROUSSEL en l'église Notre-Dame de la Compassion, Paris 17e (près de la Porte Maillot, face au Concorde Lafayette). Je vous inviterai à découvrir ce violoncelliste originaire de Toulouse dans un programme d'oeuvres de Boismortier, Corette, Barrière, Vivaldi et Scarlatti. La belle sonorité chaude et grave du violoncelle baroque associée à la pétillance et la précision du clavecin : ça promet! C'est à 17h, c'est gratuit, soyez-y.

Samedi 28 avril à 20h30, concert "Quand la musique se fait théâtre" à l'église de Cerny (91) avec le violoniste Xavier DRIFFORD, avec qui j'ai eu récemment l'occasion de me produire à Vannes et à Carhaix (voir les vidéos). Au programme, des oeuvres "théâtrales" de Muffat, Castello, Schmeltzer, Biber et Bach.

Enfin dimanche 29 avril, à ne manquer sous aucun prétexte, Messe - Brunch - Concert (MBC) à la Chapelle de l'Agneau Vainqueur (Paris 12e près de la Gare de Lyon) avec le violoncelliste Julien Roussel. Après la messe à 11h30 célébrée par le père Alain de La Morandais, messe dont nous assurerons la liturgie musicale, tous seront invités à un brunch sur place, préparé par le chef Jacques Le Divellec, dont le restaurant esplanade des Invalides est l'une des meilleures tables étoilées de Paris (Jacques Le Divellec, qui vient de recevoir le grade de Commandeur de la Légion d'honneur - chapeau, chef!). Suivra un concert violoncelle et clavecin dans la chapelle. Chacun est libre de laisser une participation selon sa bourse, et une partie des profits sera reversée aux oeuvres de Soeur Marguerite, dont le livre récemment publié avec Jacques Séguéla raconte son travail d'alphabétisation des plus pauvres. Cet événement est une chance unique de vous régaler avec la cuisine d'un des plus grands chefs actuels, tout en savourant notre musique!

Soyez présents aux rendez-vous!

lundi 9 avril 2007

J'avais demandé "Un coup de main svp" : MERCI!

Hier j'écrivais :
Je cherche quelqu'un qui possède un véhicule de type monospace ou break pour me dépanner dans le transport du clavecin pour le concert du 22 avril à 17h. Il s'agit d'embarquer le clavecin à Paris 12e et le déposer à Paris 17e (porte Maillot). Amis conducteurs de Kangoo, Renault Espace ou autres véhicules familiaux, qui veut bien me donner un coup de main?
Et devinez quoi? SI! quelqu'un (que je ne connaissais pas) m'a contactée pour me proposer, avec beaucoup de gentillesse, de m'aider à transporter le clavecin pour ce concert. C'est quand même VRAIMENT sympa! Merci à lui, et surtout merci à vous tous, fidèles lecteurs de ce blog (qui a frôlé en mars les 12 000 visiteurs uniques et que Technorati classe parmi les 125 000 blogs les plus populaires de la Toile), de contribuer à faire de l'internet un outil de lien entre personnes humaines...

lundi 26 février 2007

Concert à l'Opéra National de Paris sur Radio Classique

Vous pourrez entendre un extrait du concert donné à l'Opéra National de Paris le 25 janvier dernier avec Michel Gastaud (percussion) et Claude Nadeau (clavecin) sur Radio-Classique le mardi 27 Février de 21h à 23h dans une émission qui est consacrée à la compositrice Graciane Finzi , « La Soirée Contemporaine ». Nous jouerons sa Toccate pour clavecin et percussion, une oeuvre qui nous est dédiée et que nous avons créée en janvier à l'Opéra National de Paris.

On peut écouter Radio-Classique partout dans le monde depuis leur site internet.

Voir les photos de ce concert

Visiter le site de Graciane Finzi

Tournée au Japon du 15 au 21 mars

C'est parti! J'effectuerai une tournée au Japon du 15 au 21 mars, pendant laquelle j'aurai le plaisir de faire un concert à l'orgue du temple protestant Kamata’s Protestant Church (concert "Musique celtique sacrée", avec Serj Plénier, baryton, et Daniel Dupitier, bombarde et cornemuse), un fest-noz au pub "Dubliner" à Shinagawa, en plein quartier d'affaires de Tokyo, ainsi que de participer à la parade de la St Patrick dans les rues tokyoïtes.

Tous les détails sont sur le blog de l'Associations Bretons du Japon

Merci au Conseil Régional de Bretagne qui finance cette tournée, ainsi qu'à notre sponsor Air France, et à nos partenaires (Maison de la France, Ambassade de France au Japon, Institut de Locarn, pour ne citer qu'eux)

Au fait, comment dit-on "je voudrais une pinte de Guinness", en japonais? ;-)

dimanche 11 février 2007

Vidéos du concert du 2 février à l'église St Trémeur à Carhaix

Tout d'abord il faut arrêter la boîte à musique (colonne de droite) en appuyant sur PAUSE - au milieu en bas de la liste des morceaux - sinon les musiques se superposent

"Lauda Sion", de F.C. de Arrauxo ; Claude Nadeau à l'orgue d'esthétique baroque français réalisé par Hervé Caill en l'église St Trémeur à Carhaix (Finistère). Vendredi 2 février 2007, concert anniversaire pour les 10 ans de l'orgue de Carhaix.

"Tollite hostias", la chorale Cora Cantas sous la direction de Maryline Berghen, accompagnée à l'orgue par Claude Nadeau.

Voir les photos de ce concert

mercredi 7 février 2007

Concert : 10e anniversaire de l'orgue de Carhaix

"Claude Nadeau rend hommage à l'orgue de St-Trémeur"

Dans la soirée de vendredi, à l'église Saint-Trémeur, la claveciniste Claude Nadeau, le violoniste baroque Xavier Drifford et la chorale « Cora Cantas » de l'école municipale de musique, se sont mis à l'unisson pour le 10e anniversaire de l'orgue de Carhaix.

A l'orgue, Claude Nadeau a commencé les festivités, avec un «Lauda Sion» (de Arauxo) pour le moins rythmé: « Comme une allusion aux danses bretonnes», confie-t-elle. La Québécoise a ensuite accompagné la chorate Cora Cantas dans quatre nocturnes de Mozart. Accompagnée par le clavecin, Béatrice Darmon quitte ensuite le rang des choristes et, en soliste, nous surprend dans « Heureuse une âme indifférente ».

La communion entre l'organiste et la chorale opère ostensiblement dans le «Tollite Hostias» de Handel, puis dans le cantique breton « Mont davedoc'h ». « Pour ce cantique, j'ai transformé mon orgue en cornemuse», dixit Claude Nadeau.

Dans la deuxième partie du concert, Xavier Drifford au violon baroque fait monter les sensations, surtout auprès des enfants qui ont apprécié entendre des animaux envahir l'église: du rossignol jusqu'au chat en passant par la poule et autres volatiles. L'occasion de découvrir des compositeurs bretons, hélas trop méconnus, comme Jean-Odéo de Mars (1696-1756) à travers une suite pour clavecin.

Tout ceci devant une centaine de personnes. Parmi eux, le très ému, Hervé Caill, qui a conçu et réalisé l'orgue en question.

article de David CAEN, paru dans Ouest-France, 7 février 2007.

Concert à l'auditorium des Carmes à Vannes (Bretagne)

Article paru dans Le Télégramme, édition Vannes, le 7 février 2007

vendredi 26 janvier 2007

Concert à l'Opéra National de Paris (Bastille)


Michel Gastaud, Graciane Finzi et Claude Nadeau,
sous les applaudissements du public,
Opéra National de Paris, Studio Bastille,
25 janvier 2007

Merci à tous d'être venus aussi nombreux à notre concert du 25 janvier à l'Opéra National de Paris (Bastille)! On m'a rapporté qu'il y avait même des gens debout... Et merci aux fans qui ont crié bravo à la fin de ce concert! (démasquez-vous! je veux savoir qui vous êtes!)

Au programme : des oeuvres contemporaines pour clavecin et percussion, un mariage qui peut sembler contre nature, au premier abord, mais qui fonctionne étonamment bien!

Du compositeur basque Felix Ibarrondo (né en 1943), "Onyx" - composé en 1984, une pièce très énergique, où l'on entend la dureté de la pierre qui a donné son nom à ce morceau

De Maurice Ohana (1914-1992), Miroir de Célestine, suite pour clavecin et percussion tirée de l’opéra La Célestine, qui se décline en plusieurs mouvements aux titres évocateurs : Le jardin des délices – Miroir du désir impossible – Miroir des sorts – Jardin de nuit – Miroir d'oubli. Une pièce toute en couleurs sonores, en ambiances, et en complicité entre la résonance du clavecin et celle des percussions

enfin, de Graciane Finzi (née en 1945) la Toccata pour clavecin amplifié et percussion, qui a été écrite spécialement pour nous, et qui a remporté un vif succès auprès du public.

Merci à Marc Ducornet d'avoir mis sous mes doigts le "Blanchet", l'un de ses plus fabuleux clavecins : vif, réactif, pétillant, croustillant et tellement sonore! (il m'a même fait porter la banquette de velours assortie...) Merci à Patrick Yègre (accordeur à tempérament!) d'avoir tourné les chevilles (du clavecin!); merci enfin de tout coeur à toute l'équipe de l'Opéra National de Paris, et surtout... surtout... surtout à mon compère Michel Gastaud, qui s'est énormément investi avec moi dans ce projet, sans compter les heures ni les efforts.

Et maintenant, il ne reste plus qu'à trouver d'autres lieux et d'autres occasions, plein plein plein d'autres occasions de faire entendre ce concert afin de partager avec le public le plus vaste possible toute cette musique incroyable !

jeudi 18 janvier 2007

Travail avec Graciane Finzi

Ultime séance de travail ce matin avec la compositrice parisienne Graciane Finzi autour de sa Toccate pour clavecin et percussions, commandée spécialement pour Michel Gastaud et (votre humble servante) Claude Nadeau, que nous jouerons jeudi prochain le 25 janvier à 13h en concert à l'Opéra National de Paris.

Cliquez ici pour imprimer une invitation à ce concert (au format .pdf)

Derniers ajustements sur cette pièce toute en énergie... Une répétition d'où ont surgi parfois quelques bonnes idées de dernière minute : c'est la dernière ligne droite avant le concert pour le fignolage et les détails qui font véritablement vivre la musique!

Que de chemin parcouru depuis la réception du manuscrit de cette pièce (voir le billet de ce jour) et aujourd'hui ! Et quelle merveille de pouvoir prendre un manuscrit, somme toute un simple objet de papier avec des notes écrites dessus, bref de la musique in-ouïe, et le faire vivre, assister à sa naissance, ses premiers pas, ses permiers trébuchements (je parle pour moi!), et finalement de voir la musique prendre son envol!


Graciane Finzi et Michel Gastaud, répétition à l'Opéra National de Paris ( Claude Nadeau? elle est derrière la caméra!)

vendredi 22 décembre 2006

Concert à l'Opéra National de Paris

Vendredi 22 décembre, Opéra National de Paris : Michel Gastaud, percussion; Claude Nadeau, clavecin. Oeuvres de Ohana, Ibarrondo et création mondiale d'une oeuvre de Graciane Finzi

dimanche 10 décembre 2006

Concert à l'église luthérienne de l'Ascension

OUF dernier concert de la série baroque avant février. Le plus dur, en fait, dans tout cela, ce n'est pas de jouer mais de transporter le clavecin... Et quand nous sommes arrivés à l'église, dans le 17e, pas de place pour se garer devant... (ppffff c'est Paris)

On arrive finalement avec le biniou devant l'église et là, que découvre-t-on? Une vingtaine de marches à monter pour accéder à l'église! A monter en portant le clavecin! Quelle galère...

Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire quand on aime son instrument! Et que je n'en entende pas un de plus me dire "Eh ben, pourquoi t'as pas choisi la flûte"...!

lundi 4 décembre 2006

Prochains concerts

Dimanche 3 décembre à 16h à la Chapelle de l’Agneau Vainqueur

2 pl. Henri Frenay, face à la salle Méditerranée de la Gare de Lyon, Paris 12e  plan

Dimanche 10 décembre à 16h30, à l’église Luthérienne de l'Ascension

49 rue Dulong,  Paris 17e  (près de la rue de Rome)

et Vendredi 2 février 2007 Église St Trémeur à Carhaix

et Samedi 3 février 2007 à l’auditorium des Carmes à Vannes
et Samedi 28 avril à l'église de Cerny (91)

Ce concert intitulé "Quand la musique se fait théâtre" met en scène Xavier Drifford, violon baroque et moi-même, Claude Nadeau, au clavecin. Premier prix du Conservatoire National Supérieur de Paris, Xavier Drifford a joué avec les plus grands orchestres baroques français et se joint à moi pour un concert coloré, accessible, contrasté et tonique ! oeuvres de Castello, Biber, Schmeltzer, Muffat, Frescobaldi et Bach.

En avant-première, je vous offre en téléchargement deux extraits de ce concert (également en écoute, parmi de nombreuses autres sélections, dans la boîte à musique dans la colonne de droite) :

Dario Castello, sonate pour violon et basse continue en sol mineur
» écouter (mp3)

Georg Muffat, sonate pour violon et basse continue en ré majeur, 1er mouv.
» écouter (mp3)
Téléchargez d'autres MP3 gratuits sur la page : http://www.claudenadeau.net/mp3.html

"Entre plaisirs bouffons et drame à l'italienne,
Le violon virtuose et le clavecin chatoyant dialoguent :
L'époque qui vit la naissance de l'opéra
Est le théâtre de toutes les passions musicales ! "
tout savoir

Au plaisir de vous voir bientôt à l'un de ces concerts,

Cordialement,
Claude Nadeau

dimanche 3 décembre 2006

Concert à la chapelle de l'Agneau Vainqueur

De retour dans "notre" chapelle pour un concert "à domicile", toujours avec mon compère Xavier. C'est ici même que nous avions créé, le 2 juillet dernier, notre concert "Quand la musique se fait théâtre"... Nous en avons offert aujourd'hui une version plus rodée, plus mûre. Certaines personnes du public sont même revenues nous entendre pour une 2e fois!

Il faut dire que Xavier a participé à la messe ce matin, et nous avons fait un carton à la communion avec "Jesu bleibet meine Freude": violon, orgue et voix, c'était sublime.

Au moment de passer le panier vers la fin du concert (entrée libre, contribution volontaire...) une religieuse qui a assisté au concert nous a mis, au lieu de pièces ou de billets, (j'imagine qu'elle n'a pas trop d'argent sur elle, voeu de pauvreté oblige...) un petit mot d'amour, plié en quatre, comme ceux qu'on fait passer à l'insu du prof à l'école. En comptant la recette nous l'avons découvert, c'est vraiment touchant. Certainement le plus beau témoignage d'appréciation de ce concert... merci ma soeur!

vendredi 24 novembre 2006

Concert à l'Orangerie de Cachan

Au milieu des toiles d'une exposition de peintures, concert dans l'Orangerie de Cachan, un lieu méconnu mais à la sonorité fort appréciable....

Mon compère Xavier Drifford au violon a été particulièrement brillant ce soir!

Allez, on remballe le clavecin, on le porte jusqu'à la voiture, on le décharge jusqu'à la maison... encore une fois! (heureusement qu'il n'est pas trop lourd!) et en route vers de nouvelles aventures!

samedi 18 novembre 2006

Festival du film sur les minorités à Husum (Nord-Friesland - Allemagne)

Quel accueil de la part des Frisons, pour ce premier Festival du Film sur les minorités!

J'ai chanté au gala de remise des prix, où le film "Macbeth" a remporté la petite statuette tant convoitée... Malade comme un chien avec une grosse bronchite, mais heureusement mon médecin s'était faite ma complice et m'a donné ce qu'il fallait pour être en forme pour chanter ce soir!

Longuer vie à ce festival!

mardi 7 novembre 2006

Toccata

Youpi! J'ai récupéré hier la partition, toute chaude encore, de la pièce que nous avons commandée à la compositrice parisienne Graciane Finzi, et qui sera jouée pour la première fois à l'Opéra le 22 décembre avec mon compère Michel Gastaud à la percussion:

Jouer d'après un manuscrit d'auteur est certainement une expérience fascinante : on a l'impression d'être au coeur même de la création, de toucher l'Athanor, le four même de l'alchimiste... Et pourtant, c'est une démarche qui m'est familière en tant que baroqueuse : ne joue-t-on pas en musique baroque, autant que faire se peut, à partir des fascimilés soit des premières éditions d'époque soit à partir du manuscrit? Encore une fois, le très ancien et le très moderne se rejoignent.

Mais il est vrai que la musique contemporaine permet une chose en plus : la possibilité de connaître le compositeur, de le rencontrer, et de discuter avec lui. Quel claveciniste n'a jamais rêvé de pouvoir passer un quart d'heure avec Jean-Sébastien Bach ou Jean-Philippe Rameau pour leur poser mille et mille questions!

Date des concerts : 22 décembre et 25 janvier à l'Opéra Bastille. Graciane Finzi sera là, tout comme Félix Ibarrondo, dont nous jouerons la pièce "Onyx".

lundi 2 octobre 2006

Festival International du Moyen Age à Ivry la Bataille (27)

Grand succès pour ce premier "Festival International du Moyen Age" à Ivry la Bataille, en Normandie! Nous y avons effectué quatre "concerts - découverte des instruments et de la musique du moyen âge", en l'église de cette ville. Quel accueil, tant de la part de la Mairie, de l'équipe de François Melchiori, grand organisateur de cette fête, que du public! Quand on est si bien accueilli, quand on est comme portés par ceux qui nous engagent comme par ceux qui nous écoutent, comment ne pas donner tout ce qu'on a dans le coeur et dans les tripes...!

De retour à la maison aujourd'hui, je trouve dans le boîte à lettres électronique plusieurs petits mots de personnes dans le public, dont celui-ci:

"Je suis un Breton Morbihonnais, résidant dans la région parisienne et de passage hier dans la petite ville d'Ivry la Bataille. Je ne vous connaissais pas, mais quel bonheur hier de découvrir la palette de vos talents qui se conjugue avec votre passsion à transmettre votre art et à le faire partager. Alors oui, bravo, et merci."

Comme cela fait chaud au coeur ! Comme cela efface la fatigue de ces deux jours bien remplis! (4 concerts en deux jours...) Comme cela donne de la nourriture morale lors des longues heures de préparation !

Ce matin à Dreux au sortir de notre hostellerie, La République du Centre nous livrait elle aussi un article qui fait plaisir :


(cliquez pour agrandir)

Enfin, une autre personne du public nous envoie ce petit mot, véritable bonbon qui redonne l'énergie de continuer :

Et le verbe c'est fait chair...
et la musique nous laisse sans voix
instrument du divin
merci à ceux qui nous la transmettent
derniere étape avant le silence
derniere etape avant l'inexprimable
elle nous pemet de l'approcher
merci

Vous pouvez télécharger le programme de ces 4 concerts en cliquant ici, découvrir ici notre instrumentarium, et vous rendre dur la page de présentation de notre groupe, qui se produit non seulement en concert mais également en animation...

Vous qui lisez ces lignes, n'hésitez pas à nous contacter s'il vous venait l'idée d'organiser un de nos concerts chez-vous...

vendredi 15 septembre 2006

Félix Ibarrondo

J'ai rencontré aujourd'hui le compositeur basque Félix Ibarrondo, dont je jouerai une oeuvre, "Onyx", pour clavecin et percussions, au cours des deux concerts que je jouerai à l'Opéra Bastille (22 déc et 25 jan) avec le percussionniste Michel Gastaud.

Pour moi qui suis habituée à jouer de la musique ancienne, c'est-à-dire de compositeurs morts depuis plus de 300 ans, ça fait tout drôle de pouvoir discuter "en direct" d'une oeuvre avec son auteur! C'est une chance, mais en même temps cela place la barre très haute...

Félix Ibarrondo a un site : www.felixibarrondo.com

Notre programme du 22 décembre et du 25 janvier comprendra, outre "Onyx", "Miroir de Célestine" de Maurice Ohana, ainsi qu'une création de Graciane Finzi, commande spéciale pour Michel Gastaud et Claude Nadeau.

dimanche 2 juillet 2006

Photos et MP3 du concert

Vous trouverez à droite dans la galerie quelques photos du concert d'aujourd'hui

On peut télécharger le programme ici

Bientôt, des extraits vidéos !
Aller à la page de présentation du duo

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