Claude Nadeau, musique classique - clavecin, orgue... musique baroque

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mardi 6 décembre 2011

Vivaldi : les Quatre saisons

Nouvelle vidéo!

en soliste l'excellent Frédéric Moisan
les musiciens de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh, sous la direction de... devinez qui... Claude Nadeau
c'était le 22 octobre à l'église St Patern à Vannes

Frédéric Moisan joue sur un superbe violon mis généreusement à sa disposition par une mécène d'Arradon

Pour ce concert nous avions demandé à un poète breton, Loeiz Guillamot, de rédiger quatre poèmes correspondant aux saisons, qui ont été publiés dans le programme.

jeudi 17 novembre 2011

Chronique d'un concert raté

Il y a des concerts qui sont des très grands succès. Il y en a d'autres qui sont complètement ratés. Souvent pour des raisons non musicales d'ailleurs. On se retrouve parfois dans des vrais plans galère, et après coup on se dit qu'on aurait dû s'en douter, qu'on aurait dû tout de suite prendre ses jambes à son cou.

C'est arrivé en septembre, à l'occasion des journées du patrimoine. Et je vais vous raconter.

Depuis longtemps j'ai pris la décision de ne plus jouer gratuitement. Pour une raison très simple : tous les plans gratuits que j'ai pu faire ont toujours, toujours été des plans galère. Souvent il y a pourtant beaucoup de bonne volonté, on joue gratuitement pour une association, pour des amis qui viennent de monter un projet, pour une petite structure qui essaie de s'en sortir. Mais l'expérience a malheureusement prouvé, à plusieurs reprises, que ce n'est jamais une bonne idée. Pourquoi?

Peut-être parce que ce qu'on ne rémunère pas ne vaut rien. Vous êtes gratuit, on vous traite donc d'une façon dont on n'aurait jamais traité quelqu'un rémunéré par un cachet de 2000€. De plus, ce genre de prestation se faisant sans contrat, on peut tout vous faire. Vous interrompre en plein morceau, vous faire jouer dans un coin, en musique de fond, ne pas mettre en place les conditions d'accueil minimales...

Donc ce jour-là, j'accepte de jouer gratuitement pour un ami qui essaie de faire vivre un lieu d'art contemporain en milieu rural. D'accord je joue gratuitement, mais là ça va bien se passer, j'en suis certaine! L'exposition s'appelle Aux Armes, et l'idée de jouer un répertoire guerrier pour clavecin dans une ancienne friche industrielle fait très "performance" et me plaît bien.


photo: Yves Michiels, source : Facebook

J'avais d'abord proposé une performance de Musique Post Bourgeoise, puisque c'est une prestation que nous avons déjà présenté dans plusieurs lieux d'art contemporain: Espace Pierre Cardin, galerie Anne de Villepoix... mais l'idée avait été abandonnée faute de budget.

Musique Post-Bourgeoise ne se produit pas gratuitement, et Claude Nadeau, parce que c'est un ami qui organise l'igauguration de son expo, va commettre l'erreur de le faire.

J'ai déjà expliqué dans un autre billet à quel point se préparer pour un récital est un véritable marathon, c'est une préparation physique et psychologique, et c'est d'une difficulté prodigieuse.

On me trouve donc un clavecin, on l'emmène sur place. Dans l'après-midi, le musicien qui devait assurer la première partie de la soirée se désiste! Le responsable du lieu me dit donc, d'un ton badin : eh bien Claude vous pourrez jouer un peu plus longtemps, voilà tout? - Euh...! euh oui, bien sûr, enfin... oui sans doute. C'est à ce moment que j'aurais dû commencer à me douter de quelque chose. Tout le reste allait débouler dans la suite.

Rien à dire sur l'accueil charmant qui m'a été réservé : on me prie de déjeuner à la table familiale, on me laisse le calme nécessaire pour accorder le clavecin... puis l'heure du récital arrive. Il était prévu à 19h30 si ma mémoire est bonne. 18h30 le compte a rebours a commencé, 19h je finis l'accord du clavecin, 19h10 je revêts mon costume de scène -un uniforme de l'armée!- 19h15 maquillage, 19h20 zen, zeeeen, le récital est dans 10 minutes. Exercices de respiration profonde, le marathon va commencer. 19h30, le récital ne commence pas, bon... le quart d'heure bourguignon sans doute. Moi, je suis prête, prête à jouer, sur les starting blocks, la tension à son comble, l'énergie positive prête à jaillir.

19h40, toujours pas de signal de départ.
19h50 on me dit qu'on attend toujours untel, et untel... je m'impatiente.
19h55 j'estime que ça suffit le foutage de gueule, qu'on attend des gens qui ne viendront peut-être même pas, que c'est à eux de se présenter à l'heure et pas à nous de nous assujettir à leurs horaires, et je fais le forcing pour y aller. J'y vais.

Forcément, parti comme cela, le concert ne peut qu'être mauvais. Un jeune homme vient me demander s'il peut se servir de sa caméra durant le concert, je lui réponds que oui à condition que ce soit sans flash. J'arrive au clavecin, je joue la tonitruante entrée en matière, la Canonnade de Balbastre (tiens, un autre bourguignon!).

Je me rends compte que le jeune homme de tout à l'heure est installé avec son trépied, qu'il filme et qu'il semble bien avoir l'intention de filmer tout le concert. Après ce premier morceau, je lui glisse donc "SVP, pas de captation". Hein? qu'il me dit - Pas de captation. Captation. Pas de vidéo quoi! Hein? je veux dire que vous stoppez immédiatement cette caméra! - Je suis sur scène, alors que je suis obligée d'avoir cette conversation...

Evidemment, prestation gratuite, pas de contrat. Mais lorsqu'il y a un contrat, on le sait bien, tous les contrats-type mentionnent la fameuse phrase "En dehors des émissions d’information radiophoniques ou télévisées d’une durée de trois minutes au plus, tout enregistrement ou diffusion, même partiel, des représentations, objet du présent contrat, devra faire l’objet d’un accord écrit". C'est d'autant plus incroyable que personne ne m'a ni informée de cette captation, ni même n'ait demandé mon accord!

A partir de ce moment de la soirée, pourtant en début de concert, je commence à être très énervée. Mais très énervée. Ce ne sont pas des conditions pour jouer, et tout le reste du concert ne pouvait qu'être dans la mauvaise énergie de tout cela mis ensemble.

OK j'ai joué dans toutes les circonstances. Musicienne en paroisse pendant 20 ans, adepte des fêtes médiévales, des banquets et autres animations de rue, j'en ai vu d'autres. Cependant, un récital de clavecin ça ne s'improvise pas. C'est extrêmement exigeant et si les conditions partent en quenouille, ça ne fonctionne pas...

Après le concert, alors que les invités du vernissage se pressent autour d'un verre, je me change, je n'ai qu'une envie, partir au plus vite. Je suis en rase campagne ; pour autant je trouve un taxi (c'est un exploit!) pour m'amener à la gare la plus proche: Vénarey-les-Laumes.


photo: geomichel, allez voir son blog

Le guichet est fermé. Seul un automate pourri monte la garde. Il ne fonctionne pas. Je traverse le souterrain glauque et puant pour rejoindre le quai n°2 où passera tout à l'heure le dernier train pour Dijon. Je suis seule sur le quai, nous sommes quasiment en rase campagne. J'ai dans la main droite un sac qui contient les partitions et les somptueux facsimilés que je viens de jouer, plutôt mal d'ailleurs. Je n'aime pas être mauvaise, je n'aime pas mal jouer, ce n'est pas mon habitude. J'ai envie de vomir. Je me demande ce que je fais là. Je n'ai pas dîné. J'ai faim. Je suis dégoûtée. Un néon grésille que le quai désert.

Qu'est-ce que je suis venue faire dans cette galère.

dimanche 13 novembre 2011

Marine, son mari, son amant, en direct à la radio!

Aujourd'hui, une auditrice étonnante dans un jeu sur France Bleu Bourgogne : Marine de Dijon, son mari, son amant... et les joies du direct!!! (même l'animatrice en reste coite!) :-D

samedi 5 novembre 2011

Charles Aznavour

entendu hier à l'antenne de France Bleu Bourgogne, en direct du Zénith de Dijon où se produisait Charles Aznavour

Baroque Obama !

vu sur le web!

avec des airs de Chevalier de St Georges... ;-)

vendredi 4 novembre 2011

Je suis une guerrière gauloise! à Alésia

photo prise à la Foire Internationale et gastronomique de Dijon, en avant-première de l'ouverture du Muséo Parc d'Alésia le mars

mercredi 26 octobre 2011

Les quatre saisons de Vivaldi, La Notte et La tempesta di mare à Vannes

Merci à tous pour ce beau concert! bravo aux musiciens de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh, qui se sont tellement investis: Hélène Checco 1er violon solo, Catherine Lucquin, Christopher de Villiers, Rodolphe Gault, chef d'attaque, Carla Pallone ; Ronan Bellec, alto ; Lionel Jégo violoncelle continuo et Sara Avent violoncelle ; Charles-Henry Bénéteau, théorbe ; Elisabeth Allain, contrebasse ; et nos merveilleux solistes Jean-Luc Chauvel flûte à bec et Frécédic Moisan violon!

Bravo au public ;-) car l'église était pratiquement pleine, merci à toute l'équipe pastorale de l'église St Patern qui nous a si bien reçus, et merci Stéphanie pour les jolies photos que voici (cliquez pour agrandir):

Quelques extraits en musique!

   

   

lundi 3 octobre 2011

Livres en vignes au Clos Vougeot et chapitre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin

voici le compte-rendu de la soirée que j'ai rédigé pour le magazine de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin:

"Si l'équinoxe marque le début de l'automne, c'est un soleil estival qui dorait les vignes déjà rousses pour le chapitre de l'équinoxe et de la plume. En Bourgogne les gourmands savent que la chasse est désormais ouverte, mais c'est un étrange gibier à plumes qui s'est installé au Clos Vougeot tout au long du week-end, puisque le salon Livres en vignes accueillait quelque 80 écrivains.

Gens de plume et gens de vignes, jeunes auteurs et écrivains insignes se sont donc endimanchés pour la soirée, curieux, enthousiastes, méfiants, ravis, blasés, ou gourmands : ce soir pour une fois c'est bien leur plumage qui est à l'égal de leur ramage. Leurs ouvrages sont à l'étage, sagement rangés sur les tables pour attendre les lecteurs qui viendront demain, nombreux. Les bulles pétillent dans les coupes, les trompes du Débûché de Bourgogne sonnent, la cloche appelle à table, les agapes peuvent commencer.

Chacun cherche sa place, et c'est la diversité des convives qui frappe : il y a certes les habitués, rompus au us de la Confrérie ; il y a les hôtes étrangers, pour qui cette soirée est le point culminant d'un long voyage, depuis Halifax, Vancouver, Dallas, le Connectticut, la Côte d'Ivoire, ou même le Japon ; il y a les gens très sérieux, les futurs intronisés, les débutants, les mal à l'aise, les conjoints, et les saltimbanques - un certain nombre d'écrivains parmi ceux-là. Il y a les sommeliers, les maîtres d'hôtel, les cuisiniers, le chef, béni des dieux (gloire à lui!), il y a les Cadets de Bourgogne et les Trompettes du Château du Clos de Vougeot. Tous ces gens convergent dans un gai cérémonial, joyeux sabbat d'équinoxe où l'on va sacrifier à Bacchus et à Epicure.

Et puisque l'équinoxe est le moment du parfait équilibre entre le jour et la nuit, la soirée sera à l'envi. 585 assiettes d'oeufs en meurette arrivent en même temps, ils sont tous à parfaite température. Six grands vins et pas un faux accord. Même les sonneurs du Débûché n'ont pas réussi à offrir un seul canard aux mélomanes chasseurs : la perfection serait-elle donc de ce monde?

Des officiers de la Confrérie aux officiers de bouche, des célébrités intronisées aux anonymes invités, tous égaux devant l'équilibre des plaisirs équinoxiaux. Et s'il est vrai qu'on ne parle ni religion ni politique à table, le Grand Maître de la Confrérie s'est tout de même permis -mais en ce soir de fête, n'a-t-il pas tous les droits? - de suggérer à l'un des intronisés, conseiller du Président de la République, d'enjoindre le Chef d'Etat à boire quand même un peu de vin... Qui sait si dans l'élection présidentielle qui se tiendra en 2012 en France, un peu d'épicurisme ne ferait pas la différence?..."

Le repas gastronomique à la française tel que pratiqué au Clos Vougeot, au Patrimoine mondial immatériel de l'UNESCO, vu par Des Racines et des ailes:

la suite de l'article très prochainement...

dimanche 4 septembre 2011

Interview de Stromae

15000 personnes au concert de rentrée à Dijon, le plus grand concert gratuit de l'est de la France! Hit by Moscow, Bastien Lellemant, Yuksek, Gaëtan Roussel et Stromae étaient de la fête, et j'ai au le privilège de réaliser une interview exclusive du maestro pour France Bleu Bourgogne, partenaire de l'événement organisé par la Ville de Dijon:

Je vous laisse apprécier l'ambiance de la soirée!

Voir également la vidéo du Bien Public:

Stromae à Dijon par LeBienPublic

lundi 22 août 2011

chant grégorien moderne à l'Abbaye de Cîteaux pour la Saint Bernard

Vendredi j'ai passé la journée en vadrouille, à réaliser des reportages radio pour ma chronique d'été, chronique tourisme en Côte d'or pour France Bleu Bourgogne. Je suis donc allée promener mon micro en pays de Beaune, avec bien sûr la visite des Hospices de Beaune, en attendant d'y retourner pour la vente des vins en novembre, du centre historique, mais aussi du Spa en Bourgogne de Nathalie Molinier. Belle et riche journée! Je suis restée à la radio jusqu'à 22h pour charger les rush sur mon ordinateur, mais l'équipée valait la chandelle!

En fin de journée, au moment de rentrer, j'aperçois un panneau: "Abbaye de Cîteaux - 8 km". C'est trop bête pensai-je, de passer à côté sans y aller. J'oblique donc par le chemin des écoliers.

J'arrive, la cloche tinte:

les vêpres vont commencer. La musicienne en moi est ravie, quel coup de chance, j'arrive juste à temps pour écouter les moines chanter. L'Esprit devait guider mes pas, car c'étaient les vêpres solennelles de la saint Bernard, l'un des personnages les plus importants de l'ordre de Cîteaux! pour cette communauté fondée par Robert de Molesmes en 1098, c'est l'un des événements les plus importants de l'année. Alors comme j'avais mon matériel d'enregistrement avec moi, j'ai posé le micro sur le banc et j'ai enregistré l'intégralité des vêpres, pour partager ce moment magique avec les gens que j'aime.

J'ai été très étonnée de constater à quel point le chant des moines est moderne! est-ce qu'on peut appeler ça du grégorien? Bonne question. Quand on regarde dans le temps, il y eut le chant ambrosien, puis un certain nombres de "codificateurs" qui ont voulu noter la pratique orale, Guido d'Arezzo, ou le pape Grégoire le grand qui a donné son nom au chant "grégorien", et qui n'a fait que codifier sa pratique. Puis tout au long des siècles on a continué d'enrichir le répertoire: quand on s'intéresse à la question, on peut dire de certains chants grégoriens qu'ils sont "tellement XVIIIe!" ou "tellement XIXe"! Et je ne parle pas de la messe de Dumont... il y a une logique dans l'histoire: pourquoi cesserions-nous d'enrichir à notre tour la tradition?

Je ne sais pas qui est l'instigateur de cette liturgie moderne et en français à laquelle j'ai participé vendredi; mais j'ai été conquise et je pense que c'est notre rôle comme musiciens de continuer d'alimenter la tradition. Merci aux anges gardiens qui m'ont guidée vers l'abbaye de Cîteaux!

Bernard de Clairvaux est un personnage étonnant. A la fois il a prêché une croisade, et à la fois il est l'auteur des "Sermons sur le Cantique des cantiques", poème d'amour charnel et spirituel de la Bible. C'est cet aspect de St Bernard que je veux retenir. Je préfère l'amour à la guerre; cela semble un lieu commun de le dire, mais l'actualité nous montre que même de nos jours c'est loin d'être évident...

dimanche 21 août 2011

Ecoutez!

Qui veut travailler avec moi?

je viens de mettre en ligne mon CV d'animatrice radio et ma maquette...

l'occasion de réécouter certaines de mes meilleures chroniques :-)

cliquez ici

eh oui, pour moi, musicienne et animatrice, c'est un peu le même métier... avec un instrument différent. Dans les deux cas, j'ai envie de partager, de dire "écoutez comme c'est beau!".

Et puis après tout, plusieurs "créateurs" sont aussi animateurs radio: je pense à des écrivains comme David Abiker, des musiciens comme Frédéric Lodéon, et tant d'autres...

lundi 15 août 2011

du clavecin aux Prix pour l'avenir de la langue bretonne - Ofis ar brezhoneg

Le 17 juin dernier, l'Office de la langue bretonne a remis ses "Prix pour l'avenir de la langue bretonne" en choisissant de le faire dans le très bel écrin de l'auditorium des Carmes, à l'école de Musique de Vannes, en profitant de l'affluence du Salon du Livre de Vannes. voir les lauréats sur le site de l'Ofis, l'article sur Agence Bretagne Presse en français et en breton, et sous l'oeil attentif des caméras de France 3 Bretagne

A cette occasion, il m'a été demandé d'ouvrir et de clore la cérémonie avec de la musique bretonne au clavecin. J'ai donc commencé par jouer un prélude et une gigue du compositeur vannetais Charles de Mars que j'affectionne tout particulièrement. J'ai aussi joué le cantique "Pe trouz war an douar", que le public s'est empressé de chanter avec moi! et puisque les bergers à la crèche "jouent haubois, résonnez musettes", je me suis prise à imaginer qu'ils auraient bien pu être un couple de sonneurs, et j'ai enchaîné sur un laridé vannetais en mode ancien. Au clavecin! On me dira plus tard dans la salle que certaines personnes n'ont eu qu'une envie: se lever et danser! N'est-ce pas après tout aussi l'un des rôles du clavecin, certes plus habitué à jouer des danses comme l'allemande, la gavotte, la courante, la sarabande?

J'appréhendais cette cérémonie, car j'ai toujours peur qu'on n'écoute le clavecin qu'avec complaisance, par politesse, en pensant ouais, finalement, bof. Mais à ma grande surprise, énormément de gens sont venus me voir après la cérémonie pour me dire à quel point ils avaient été conquis, qu'ils avaient découvert plusieurs facettes de l'instrument, et c'est toujours un moment magique pour un musicien.

L'occasion de tisser un parallèle entre le clavecin et le breton : il nous appartient de composer son histoire à venir. Dans les deux cas c'est ancien, c'est fragile, il faut prêter attention si on veut l'entendre, il a plus de littérature qu'on ne le pense, et si on n'y fait pas attention on ne l'entendra plus.

J'ai été frappée d'entendre plusieurs lauréats des prix venir chercher leur trophée et s'exprimer en français, s'excusant presque de ne pas être locuteur du breton. Remarquez, tant qu'ils posent des actions pour promouvoir cette langue, après tout... mais on a du mal à trouver crédible des personnes qui ne joignent pas les actes aux paroles. Je connais des personnes qui "s'excusent" depuis dix ans de ne pas parler breton. S'ils avaient vraiment voulu, vous ne me ferez pas croire que depuis 10 ans ils n'auraient pas trouvé quelques minutes tous les jours pour au moins potasser une méthode Assimil?...

Apprendre le breton est une décision. On peut ne pas la prendre et défendre quand même la langue; c'est déjà pas mal. Mais pour avoir fait l'effort de m'y mettre, je me suis rendu compte qu'on a une perception complètement différente de la question à partir du moment où on est à l'intérieur, où on fait partie des locuteurs.

Aussi je n'ai pas pu m'empêcher de répondre, avant mon dernier morceau, à toutes ces personnes qui s'excusent de ne pas parler breton en disant "oui, mais vous comprenez, moi mes parents ne parlaient pas breton..." eh bien les miens non plus! Un jour on se lève et on se prend en mains, c'est tout. Si vous avez vraiment envie de défendre le breton, parlez-le! Si vous ne trouvez pas le temps pour le faire, c'est que votre motivation n'est pas assez forte, ce qui est possible aussi et ce n'est pas répréhensible. Mais arrêtez de vous cacher derrière vos parents ou de dire "oh moi je viens du pays gallo". Apprendre le breton est une décision, vous la prenez et vous y consacrez les efforts que ça mérite, ou pas. Et si vous ne le faites pas, ce n'est pas grave, mais au moins reconnaissez que c'est parce que vous manquez de motivation. D'autres gens s'y mettent, des milliers de gens s'y mettent, et réussissent. Et puis franchement vous aurez beau dans quelques années défendre une langue que plus personne ne parle...

Trouveriez-vous crédible au Québec qu'on dise la main sur le coeur "moi je défends le français" et ce sans le parler? sans blague?...

On ne peut pas aimer qu'à moitié. Si vous défendez le breton sans le parler, alors vos amours sont platoniques... ce qui est tellement moins bien! ;-)

Ah oui tiens : mention spéciale aux "officiels", et c'est quand même pas piqué des hannetons, qui pouvaient bénéficier d'un casque pour la traduction simultanée, et qui ne l'ont porté que pendant les 5 premières minutes pour faire joli. Cela veut dire qu'ils ont passé la quasi totalité de la cérémonie à faire semblant d'être attentif à des paroles auxquelles ils ne comprenaient absolument rien. Cela veut aussi dire qu'ils s'en fichent royalement.

jeudi 14 juillet 2011

"Le baroque pour tous!" article paru dans le Nouvel Observateur

article paru dans le Nouvel Obs du 8 juillet 2011


LA CULTURE SELON CLAUDE NADEAU. Cette claveciniste québécoise, vannetaise d'adoption, manie aussi bien son instrument que le breton. Un mélange détonant.

Claude Nadeau n'est pas morbihannaise, même pas bretonne. Elle est québécoise. Elle défend pourtant mieux que personne la culture locale et ses attraits. Cette étonnante claveciniste, soliste en 2006 et 2007 à l'Opéra de Paris, est venue pour la première fois à Vannes en février 2007 pour un concert.

Plutôt que de jouer des standards du répertoire baroque, elle est arrivée avec une pièce d'un compositeur méconnu mais vannetais, Charles de Mars, et a présenté, à la surprise générale, son concert en breton. Elle parle sept langues, dont celle-ci ! Quelques mois plus tard, la ville de Vannes, décidant d'inviter un artiste en résidence, pense à elle. Cette spécialiste de la musique d'église s'y installe en janvier 2008 et ne l'a pas quittée depuis. Elle y a créé un orchestre baroque : Symphonie de Breizh (www.symphoniedebreizh.eu).

Figure locale, elle a même réconcilié deux frères ennemis : le conservatoire de musique de Vannes, installé dans le bel hôtel de Limur, le long du port, et son voisin, le Vannes Olympique Club ; il n'est pas rare de voir les footballeurs venir à ses concerts - elle-même n'hésite pas à jouer en maillot aux couleurs du VOC, quand elle n'emporte pas son clavecin dans les écoles. L'artiste, animatrice sur Radio France, n'a qu'un mot d'ordre : le baroque pour tous. Sa plus belle balade dans le Golfe? C'est en mer avec le marin écolo Eugène Riguidel, parrain, comme elle, des écoles Diwan.

SOPHIE FAY

»Lire la suite : les coups de coeur de Claude Nadeau dans le Golfe du Morbihan - Chapelle de Tréffléan et son renard sonneur de cornemuse - Église Saint Patern, ses retables et ses chants grégoriens - Librairie Lenn ha Dilenn...

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dimanche 12 juin 2011

colloque Femmes d'ici et d'ailleurs, actrices à part entière !

Lundi 27 juin, je participerai à Lorient au colloque "Femmes d'ici et d'ailleurs, actrices à part entière !" organisé dans quatre villes de Bretagne (Brest, Rennes, St-Brieuc et Lorient).

La Délégation Régionale aux Droits des Femmes et à l'Égalité de Bretagne, en partenariat avec les services de l’État et la Maison Internationale de Rennes, organise 4 séminaires sur l’accès aux responsabilités des femmes d’origine étrangère en Bretagne. Ces séminaires régionaux s'inscrivent dans le cadre du plan régional d'intégration des populations immigrées (PRIPI) et ont pour objectifs de rendre visible et valoriser la contribution des femmes d’origine étrangère, d’identifier les freins et les leviers, de dresser des pistes d’actions pour enrichir les politiques publiques et de favoriser la mise en réseau de femmes.

Les objectifs :

- rendre visible la contribution des femmes à la vie locale, dans les domaines économiques, politiques et sociaux,
- amener une lecture positive des parcours migratoires des femmes,
- agir sur les représentations souvent erronées sur les femmes, leurs compétences, leur niveau scolaire et de formation.., lutter contre les stéréotypes,
- favoriser la mise en réseau des femmes et la constitution de réseaux d’entraide, de solidarité dans les différents domaines,
- donner la parole aux femmes et proposer d’autres modèles d’identification aux jeunes,
- rendre visible les inégalités et discriminations subies par les femmes,
- repérer les freins et les leviers pour améliorer la situation des femmes,
- construire un plan d’action à dérouler sur la durée du PRIPI et qui proposerait des pistes d’actions qui pourraient enrichir l’ensemble des politiques publiques: CUCS, emploi, sports, jeunesse…

Pour consulter le programme des séminaires : Programme PRIPI synthétique 36,11 kB
Pour consulter la fiche de présentation des séminaires, trouver un contact départemental, et télécharger le coupon d'inscription : Présentation séminaires Femmes d'ici et d'ailleurs actrices à part entière 152,76 kB

J'interviendrai au milieu de femmes chef d'entreprises, de repsonsables associatives et d'actrices du monde sportif et culturel. Je participerai à la 3e table ronde, dans l'après-midi. Ce colloque se tiendra à l'Université de Bretagne-Sud (UBS).

OU : comment "en tant que femme" on peut partir du Québec, débarquer en Bretagne, y créer un orchestre baroque et parler breton. En gros, quoi. Ca promet.

jeudi 26 mai 2011

Musique classique et langue bretonne à Vannes

Concert très privé pour 130 élèves du collège et des écoles Diwan de Vannes et d'Auray. Les musiciens de Symphonie de Breizh devant un public exceptionnel

Mardi, 130 élèves du collège et des écoles Diwan de Vannes et d'Auray étaient invités au palais des arts pour un concert, en avant-première, de la musicienne baroque Claude Nadeau et de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh.

« C'est très rare d'avoir un spectacle sensibilisant les enfants à la musique baroque, souligne Bertrand Deléon, directeur de l'école Diwan de Vannes. Nous avons la chance d'avoir une musicienne passionnée qui adapte un concert avec des contes en breton. Comme quoi, on peut décliner la culture bretonne de plusieurs façons... »

Si la musicienne québécoise a perdu son charmant accent, elle maîtrise parfaitement la langue bretonne. L'occasion pour elle de montrer une approche pédagogique sur la présentation des instruments et d'avoir des échanges avec les élèves en version très originale.

Ouest-France, 26 mai 2011

mercredi 25 mai 2011

Symphonie de Breizh repart pour une seconde saison - Vannes

Ouest-France / Bretagne / Vannes / Archives du mardi 24-05-2011

Neuf concerts en Morbihan, une sensibilisation dans les écoles, une politique tarifaire attractive pour les moins de 25 ans (un concert pour le prix d'une place de cinéma), des partenariats bien sentis, un orchestre de jeunes musiciens motivés, de la musique baroque en rapport avec l'histoire et les compositeurs bretons...

La recette de Symphonie de Breizh est bonne. L'orchestre baroque a réussi son examen de passage auprès du public. Emmené par sa chef, Claude Nadeau, il repart pour une seconde saison. Symphonie de Breizh donne son 4 e et dernier concert à Vannes, le 24 mai. Ce concert, Ar mor barock, a la mer pour thème au travers d'oeuvres d'Haendel, Purcell, Rameau. Des places sont à gagner sur ouest-france.fr.

Mardi 24 mai, à 20 h 30, au Théâtre Anne-de-Bretagne. Entrée : 15 €. pour les moins de 25 ans, le billet sera au prix d'une place de cinéma.

mardi 24 mai 2011

Concert baroque. La mer comme source d'inspiration

article du Télégramme, lundi 23 mai 2011

Le quatrième et dernier concert de la première saison de Symphonie de Breizh se tient mardi 24mai, au Palais des arts. Cette formation, créée et dirigée par la claveciniste Claude Nadeau, a cette fois-ci travaillé sur le thème de la mer, avec pour compositeurs Rameau, Vivaldi, Marin Marais, Handel, Purcell... D'où le titre donné à ce concert: «Ar mor barok». L'orchestre baroque Symphonie de Breizh cherche à interpréter la musique baroque en respectant les instruments et techniques utilisés à l'époque, en se basant sur des sources datant des XVIIeet XVIIIe siècles. Mardi soir, Serj Plénier, baryton, tiendra le rôle de soliste et narrateur. Et sept jeunes musiciens accompagneront Claude Nadeau. Pour attirer les jeunes justement, Symphonie de Breizh a imaginé un tarif spécial: une place de concert au prix d'une place de cinéma! Pour en bénéficier, les moins de 25 ans doivent s'inscrire sur la page Facebook de l'événement. Pratique Concert à 20h30 Tarifs: de 12 à 15EUR. Tél.09.51.71.31.73.

Un air baroque va souffler sur le palais des arts - Vannes

Ouest-France, 23 mai 2011 Ce mardi 24 mai, à 20 h 30, l'orchestre baroque Symphonie de Breizh sera en concert. Il sera rejoint sur scène par un musicien du bagad de Vannes.

Trois questions à... Claude Nadeau, claveciniste et créatrice de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh.

Qu'est-ce qui vous a amenée, vous la musicienne de Montréal, à vous attacher à la Bretagne ?

Un diplôme de musique ancienne en poche, je suis d'abord arrivée en 1998 à Paris, où j'ai reçu le premier prix de clavecin et où j'ai été soliste à l'Opéra. Dix ans plus tard, mes pas m'ont menée à Vannes où j'ai eu la chance d'obtenir une bourse de janvier 2008 à décembre 2009 et de devenir artiste en résidence. Ces années m'ont permis de découvrir qu'il y avait en Bretagne des musiciens classiques très talentueux qui ne demandaient qu'à jouer de la musique baroque. Je voulais faire quelque chose de cette richesse insoupçonnée, d'autant plus que le public était demandeur.

C'est sur ce constat qu'est né l'orchestre baroque Symphonie de Breizh ?

Oui. Il fallait absolument que le public et les musiciens se rencontrent. Un ensemble de jeunes professionnels s'est alors cristallisé autour de moi, en Bretagne. Notre orchestre baroque était né, avec le désir de révéler que ce style musical n'était pas propre à la cour de Versailles. Il existait aussi à Vannes. Les productions de Charles de Mars, organiste à la cathédrale au début du XVIII e siècle, en étaient d'ailleurs la preuve.

Nous voulions également montrer que le baroque était la plus moderne des musiques anciennes, avec ses émotions poussées à l'extrême, avec ses excès et son dynamisme, à l'image des terres celtes.

Quel va être le maître mot du concert Ar Mor Barok que vous donnerez mardi ? Le plaisir. Le partage. La rencontre avec le public. Le baryton Serj Plénier racontera l'histoire de la mer, mise en musique par des compositeurs baroques comme Marin Marais, Purcell. Sur scène, nous serons quinze musiciens. Le bagad de Vannes nous rejoindra pour jouer un air de musique classique. Il n'y aura pas de barrière, il n'y aura que de la musique.

Mardi 24 mai, à 20 h 30, au Théâtre Anne-de-Bretagne. Entrée : 15 €. Pour les moins de 25 ans, le billet sera au prix d'une place de cinéma. Renseignements : www.symphoniedebreizh.eu

dimanche 3 avril 2011

Clovis Cornillac, Régis Wargnier, Claude Lelouch... Festival international de cinéma policier de Beaune

clap de fin pour le Festival international du film policier de Beaune! J'ai eu le privilège de couvrir l'événement pour France Bleu, seule radio présente et partenaire de l'événement.

Clovis Cornillac, Claude Lelouch, Jean-Christophe Grangé, Danielle Thiéry, Régis Wargnier, la gagnante du prix du premier roman policier aux Editions du Masque Do Raze, Lionel Chouchan qui nous a raconté l'histoire du festival (autrefois à Cognac), Alain Suguenot député-maire de Beaune, et les réalisateurs Michaël Roskam, dont le film "Bullhead" a remporté un prix, et même le réalisateur montréalais Jacob Tierney, auteur du film "Good neighbours". Quel tourbillon d'images, de sons, de rencontres!

photos souvenir!

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écouter! interview de Clovis Cornillac
interview de Claude Lelouch + Alain Suguenot
interview de Lionel Chouchan, créateur du festival de Beaune, de Cognac, d'Avoriaz
interview de Michaël Roskam, réalisateur de Bullhead, lauréat du festival
interview de Jacob Tierney, "Good neighbours"
interview de Régis Wargnier
Le Off! Pascale Champion, Ciné-clap

jeudi 17 mars 2011

Union baroque de la musique et de la gastronomie - Mensuel du Golfe du Morbihan

L'orchestre Symphonie de Breizh cumule les premières. Ce vendredi, la formation se déplace à Questembert pour donner un concert-dîner gastronomique au restaurant Le Bretagne.

En musique comme en cuisine, il y a des mariages détonants. Celui du baroque et de la haute gastronomie en est un que Claude Nadeau, directrice artistique de l'orchestre vannetais Symphonie de Breizh, et Jérémie Le Calvez, nouveau chef du restaurant étoilé Le Bretagne à Questembert, s'apprêtent à célébrer. Ce vendredi, ils concoctent une soirée aux petits oignons pour un public nourri de spectateurs-goûteurs. Au menu : un concert baroque-dîner gastronomique inscrit pour la première fois sur la carte du célèbre restaurant questembertois tenu par Frédéric et Alain Orillac.

De la musique baroque bretonne

Donné dans la chapelle Saint-Michel, située en face du restaurant, le concert ouvre les réjouissances. Sous la direction de Claude Nadeau, claveciniste de renom et artiste un temps en résidence à Vannes, l'orchestre baroque vannetais va y interpréter le Stabat mater de Pergolese. "Une œuvre qui touche la relation mère-fils, l'essence la plus sacrée de l'être humain", relate la chef d'orchestre. Deux autres compositeurs seront joués : Vivaldi et Daniel Daniélis, "un compositeur vannetais", précise Claude Nadeau dont une des nombreuses activités est aussi de rechercher et exhumer la musique baroque bretonne.

Sept musiciens vont donner corps à ces œuvres , accompagnés des solistes Le Chenadec père et fille, respectivement contre-ténor et soprano. Le tout présenté et animé par Claude Nadeau et son éloquence enjouée, teintée d'humour et de bonne humeur. Un cocktail imparable pour vous faire apprécier la musique baroque, trop souvent taxée d'élitisme.

et quelques extravagances gustatives

A 21h30, les convives qui le souhaitent passent à table, dans le cadre posé et stylé du Bretagne. Le chef Jérémie Le Calvez, installé aux commandes des cuisines pour son talent et sa créativité, prépare d'ores et déjà un menu gastronomique rehaussé de quelques extravagances gustatives, propres à l'art baroque !

L'orchestre Symphonie de Breizh se produit également le samedi 19 mars à 15 h 30, en showcase gratuit, à la Fnac de Vannes. Puis le mardi 22 mars à 20 h 30 au Palais des arts de Vannes.

> Concert-dîner gastronomique, vendredi 18 mars au restaurant Le Bretagne à Questembert. Concert à 19h30 à la chapelle Saint-Michel; dîner à 21 h 30. Tarifs : 14 € pour le concert seul ; 90 € pour la formule concert + dîner. Réservation indispensable au 02 97 26 11 12.

mercredi 16 mars 2011

Un concert baroque pour titiller les papilles

L'orchestre Symphonie de Breizh investit la chapelle Saint-Michel, à Questembert, pour un concert suivi d'un dîner gastronomique. Le restaurant étoilé Le Bretagne à Questembert s'associe à l'orchestre Symphonie de Breizh pour un concert-dîner, vendredi 18 mars. Les musiciens joueront à la chapelle Saint-Michel.

« Ce qui m'intéresse, ce sont les 95 % de personnes qui ne connaissent pas la musique classique », lance Claude Nadeau. La claveciniste dirige l'orchestre baroque Symphonie de Breizh. Vendredi 18 mars, elle sera chef de cinq musiciens et deux solistes, Violaine Le Chenadec, soprano et son père, le contre-ténor Raoul Le Chenadec, pour un concert-dîner gastronomique à Questembert.

Le concert se déroulera dans la chapelle Saint-Michel, 120 places. Juste en face du Bretagne, le restaurant étoilé où se déroulera le dîner (45 couverts). L'établissement est habitué à ce genre de soirées. Il a par exemple reçu la pianiste Brigitte Engerer, à L'Asphodèle, la salle de spectacle de Questembert. C'était complet. « Nous aimons la musique et les musiciens, et nous trouvons que cela se conjugue bien avec la gastronomie », souligne le propriétaire, Frédéric Orillac. Cela lui permet aussi d'attirer une nouvelle clientèle.

Vendredi, c'est un programme de musique baroque qu'on pourra écouter. Novices, n'ayez pas peur de ne rien y connaître. Claude Nadeau explique toujours, de façon vivante et pédagogique les oeuvres. Et puis, en matière de musique classique, il suffit simplement d'oser s'asseoir devant l'orchestre, et de se laisser porter...

Il y aura le Stabat Mater, de Pergolese. « C'est l'histoire d'une mère (la Vierge Marie), qui voit mourir son fils (Jésus) », résume Claude Nadeau. Suivront Sinfonietta en do majeur de Vivaldi, et un motet, Fulgete Serta Syderum de Daniel Daniélis. « C'était un compositeur vannetais. Notre patrimoine est riche », souligne la chef d'orchestre, qui a été artiste en résidence à Vannes, pendant deux ans.

Après le concert, place au dîner. Le nouveau chef du Bretagne, Jérémie Le Calvez, n'a pas encore décidé du menu, mais une surprise aux courbes baroques pourrait bien s'inviter dans l'assiette du dessert...

Christine BAUCHEREL. Ouest-France

et pour les gourmands, voici le SUBLIME dessert baroque qui nous a été préparé par Jérémie Le Calvez spécialement à cette occasion : dôme de chocolat avec poudre d'or, renfermant des griottes exquises...

mercredi 5 janvier 2011

Webconcert privé : n°1 de la webtv Brezhoweb!

Le webconcert privé de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh, enregistré le 18 décembre à Plescop, explose l'audimat sur la chaîne Brezhoweb! Depuis le 1er janvier, c'est l'émission la plus regardée de cette webtv bretonne

Ne vous laissez pas impressionner par la minute en breton en début de vidéo, c'est une chaîne régionale! Si vous ne parlez pas encore brezhoneg (sisi y'en a... bah voui... je vous rassure ça s'apprend), sachez que je présente tout simplement les trois oeuvres:

Jean-Pierre Danigo: Credo, extrait d'une messe composée pour l'office de la Cathédrale de Vannes (1769) - inédit

Kevin Haas (né en 1986) : Fantaisie pour voix et instruments baroques sur Jesus Krouedur (noël breton) - création

Marc-Antoine Charpentier : Une vierge pucelle (extr. No�ls pour les instruments)

Comme quoi, OUI musique classique et technologie peuvent faire bon ménage et OUI il y a un public, et même un public jeune, pour la musique classique! Yes we can! :-)

samedi 1 janvier 2011

Bonne année 2011 - Bloavezh mad! - Boune anade!

allez, en occitan provençal :
A l'an que ven! Que se siam pas mai que siguem pas mens!

allez, en breton!
Bloavezh mat ha didrubuilh,
Kalz a vleunioù da gutuilh,
Bara da bep hini
Ha yec'hed e-leizh an ti !

allez, en québécois!
C'est dans l'temps du jour de l'an
qu'on se donne la main qu'on s'embrasse
c'est l'bon temps d'en profiter
ça arrive rien qu'une fois par année!

mercredi 22 décembre 2010

Musique sacrée bretonne avec Symphonie de Breizh

article paru aujourd'hui dans Ouest-France

L'orchestre Symphonie de Breizh était en concert à l'église samedi 18 décembre. L'ensemble baroque vannetais a présenté son spectacle "Nedeleg e Breizh". Sous la direction de Claude Nadeau, claveciniste, des trésors ont été exécutés de main de maître. Le messie, de Haendel, chant lyrique interprété par Bleunwenn Mével, soprano, a ébloui les auditeurs (photo). Des chants de Noël en breton ont aussi été présentés. retrouvez bientôt trois extraits de ce concert, qui a fait l'objet d'une captation pour la web tv Brezhoweb

mercredi 1 décembre 2010

Neige en Bretagne : c'est déjà Noël à Vannes, en musique!

Concert baroque. Ambiance de Noël au Palais des arts

"Comment ça, c'est Noël avant l'heure? Moi, je suis contente car c'est déjà tout blanc dehors", note Claude Nadeau, claveciniste et chef de la Symphonie de Breizh, une formation de musiciens professionnels créée en 2010, qui "marque son ancrage au territoire breton". Après un premier concert le 5octobre, la voilà de retour, ce soir, toujours au Palais des arts, dans une formation plus intimiste de sept musiciens. Dont une chanteuse, Bleunwenn Mevel, membre des choeurs de l'opéra de Rennes mais aussi collaboratrice sur un album des Tri Yann. "J'aime beaucoup ses deux facettes", souligne Claude Nadeau, elle aussi de la partie derrière son clavecin. Au programme: la beauté des Noëls du XVIIIe siècle. Dont quelques-uns de Bretagne. L'occasion pour le public de découvrir une création originale, "Le cantique de Noël pour orchestre baroque", arrangé par Kevin Haas, membre du bagad de Vannes. Plus qu'un concert, "une histoire qu'on raconte tout long de la soirée. Avec beaucoup de pédagogie. Ce n'est pas un collage de morceaux, c'est un spectacle". Pratique Concert de Symphonie de Breizh, mercredi, à 20h30, au Palais des arts, et samedi 18 décembre, à 20h30, en l'église Saint-Pierre de Plescop. Tarif: 15 et 12 €. Billetterie ouverte dans le réseau Ticketnet (Leclerc, Virgin, etc.).

article de Emmanuel Nen, paru dans Le Télégramme du 1er décembre 2010

Des noëls du XVIIIe siècle au théâtre, ce mercredi

L'orchestre baroque Symphonie de Breizh convie à un concert intimiste de musique de chambre (violon baroque, alto, violoncelle, flûte à bec, cornemuse baroque, clavecin/orgue, soprano), ce mercredi 1er, au Théâtre Anne-de-Bretagne.

Les musiciens joueront des noëls du XVIIIe siècle : noëls pour les instruments (Charpentier) ; concerto pour la nuit de Noël (Corelli) ; extraits du Messie (Haendel) ; noëls traditionnels bretons (Jesuz krouedur, Pe trouz war an douar, Kanomp Nouel) ; extraits de la messe "Cum quatuor vocibus".

La formation, créée en 2010, a adopté le parti pris de jouer la musique baroque de façon historiquement documentée, en utilisant les instruments même pour lesquels elle a été écrite, ainsi que les techniques d'époque.

Ce mercredi 1er, à 20 h 30, au Théâtre Anne-de-Bretagne. Prix : 15 et 12 €. Tél. 09 51 71 31 73 ou http://www.ticketnet.fr

article de Denis Riou paru dans Ouest-France, Vannes, 1er décembre 2010

mercredi 24 novembre 2010

Nedeleg e Breizh

L'orchestre baroque Symphonie de Breizh poursuit sa première Saison et vous invite à son prochain concert: "Nedeleg e Breizh" - noëls baroques et noëls bretons

mercredi 1er décembre au Théâtre Anne de Bretagne à Vannes et
samedi 18 décembre à l'église St Pierre de Plescop Noëls pour les instruments -Marc-Antoine Charpentier
Concerto pour la nuit de Noël - Archangelo Corelli
Extraits du "Messie" - G.F. Handel
noëls traditionnels bretons: Jesuz krouedur - Pe trouz war an douar - Kanomp Nouel...
extraits de la messe "Cum quatuor vocibus" composée en 1772 par Jean-Pierre Danigo pour l'office du 28 décembre à la Cathédrale de Vannes (une PREMIERE - jamais rejouée à Vannes)

Achetez vos places en ligne : http://www.ticketnet.fr/shop/fr/manif.asp?idmanif=216835&idtier=78768#AncreTopPage ou réservez par téléphone : 09 5171 3173

Après le succès de son premier concert du 5 octobre au Théâtre de Vannes (16 musiciens sur instruments d'époque) l'orchestre baroque Symphonie de Breizh vous convie à un concert intimiste de musique de chambre - 7 musiciens : violon baroque, alto, violoncelle, flûte à bec, cornemuse baroque, clavecin/orgue et soprano soliste. Les musiciens Pascal Jolivet, Anne Magaud / Gilles Bourras, Bertrand Le Conniat, Virginie Bédrine, Philippe Suzanne, Bleunwen Mével et Claude Nadeau vous invitent à cette soirée exceptionnelle pour vous faire découvrir la beauté des noëls du XVIIIe siècle.

Créé en 2010, l'orchestre baroque Symphonie de Breizh a adopté le parti pris de jouer la musique baroque de façon historiquement documentée, en utilisant les instruments même pour lesquels elle a été écrite ainsi que les techniques d'époque, et en s'appuyant sur les sources originales, dans un travail sincère de redécouverte permanente des trésors des XVIIe et XVIIIe siècles. Il regroupe, selon les concerts, de 7 à 20 musiciens professionnels, payés et déclarés (nooooon? - siiiiiiii!), contribuant ainsi, modestement, Ã  créer des emplois dans le secteur musical et participant à l'économie culturelle en Bretagne. L'orchestre Symphonie de Breizh ("Breizh" est le nom de la Bretagne, en breton) souhaite par ailleurs marquer son ancrage au territoire en présentant au public les oeuvres des compositeurs bretons (Daniel Daniélis, Jean Matho, Jean-Pierre Danigo...) en les intégrant au répertoire plus habituel (Bach, Vivaldi, Handel...).

PS : pour nous mettre dans l'ambiance de Noël, du vin chaud vous sera offert à l'entracte! mais chuuuuuut...

j'espère avoir personnellement le plaisir de vous renconter lors de cette soirée!

A greiz kalon,

Claude Nadeau, claveciniste et chef :-) et pour vous mettre en appétit... un petit extrait de notre concert du 5 octobre :-)
http://www.youtube.com/watch?v=-PcF5QXZqjc 58 secondes de bonheur et d'énergie! (Bach, 3e concerto brandebourgeois, 3e mouvement)

prochains concerts : 22 mars "Stabat Mater, Tad ha Merc'h" Cantate de Bach et Stabat Mater de Pergolèse, solistes : Raoul Le Chenadec et Violaine Le Chenadec

24 mai: "Piiiiirates!" quand la musique raconte la mer et les corsaires!

Orchestre baroque Symphonie de Breizh

9 ave Victor Hugo 56000 VANNES
09 5171 3173
www.symphoniedebreizh.eu

Voir la vidéo (3 extraits)

jeudi 7 octobre 2010

"Une autre image du classique avec Symphonie Breizh"

"Lancement réussi pour l'orchestre baroque Symphonie de Breizh"

article sur Agence Bretagne Presse + vidéo

"Une autre image du classique avec Symphonie de Breizh"

article paru dans Ouest-France

Avec Claude Nadeau et son ensemble baroque, on découvre une autre image de la musique classique

Il y a encore du chemin à faire pour parvenir à drainer les foules de jeunes Vannetais à des concerts de musique classique. Mais la démarche de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh peut sûrement contribuer à donner une autre image de cette musique. En tout cas, les mélomanes, avertis ou non, présents mardi soir au premier des quatre concerts qui seront donnés au théâtre Anne-de-Bretagne par l'ensemble, ne se sont pas ennuyé. Les applaudissements nourris qui ont ponctué les oeuvres interprétées (Vivaldi mais aussi Lully et Bach) en attestaient.

Mercredi 1er décembre, prochain concert : noëls baroques et traditionnels.

lundi 4 octobre 2010

Symphonie Breizh dépoussière le classique

Sous la direction de Claude Nadeau, le nouvel orchestre baroque vannetais jouera son premier concert demain mardi, au théâtre. Attention, ovni !

article paru le 4 octobre dans Ouest-France (Vannes)

Entretien - Claude Nadeau, musicienne

Parlez-nous de votre orchestre, qui n'est pas tout à fait comme les autres...

C'est un orchestre professionnel made in Vannes. Il rassemble une quinzaine de musiciens issus des ensembles majeurs de la région. Il y a la mention Breizh, car c'est aussi l'esprit du baroque, le feu, la flamme. Notre but, c'est de créer une économie culturelle avec le soutien de la mairie de Vannes, de l'agglomération et en lien avec les PME.

Il n'y avait pas d'ensemble baroque à Vannes et Lorient quand je suis arrivée en résidence artistique en 2008. Mais la Bretagne, ce n'est pas que de la musique folklorique.

Comment ça se ressent dans votre interprétation ?

Déjà, nous jouons avec les instruments de l'époque. Les cordes sont en boyaux d'animaux, la flûte est en bois (traverso). On veut recréer l'oeuvre comme elle était au début, retrouver la musique classique dans son énergie. Il ne faut pas oublier que le Concerto brandebourgeois de Bach, que l'on entendra demain, s'est joué pour la première fois dans une taverne en Allemagne !

D'après vous, la musique classique est ennuyeuse ?

Je trouve qu'on en a fait une musique de mort. Mais ce n'est pas la musique classique qui est ennuyeuse, ce sont les usages. A l'époque, les femmes se pâmaient devant les musiciens et on en est loin ! Nous, on est plus proches de la musique irlandaise, on veut redonner à la musique ce côté vivant. Nous sommes des trentenaires, on n'est pas des vieux schnoks. On essaie de décaper la musique pour retrouver le trip du baroque.

Quelle est la programmation de demain ? Nous allons jouer notamment du Vivaldi, avec le concerto pour traverso et la sinfonia pour cordes. Du Bach donc, et la suite du ballet Le temple de la paix, de Lully, avec l'entrée des Bretons.

On veut attirer tout type de public, des jeunes, c'est sûr... Ce que je veux qu'on dise en sortant du concert, c'est : "Je n'aime pas la musique classique, mais ça, j'aime !"

Julia FOUQUET

Mardi 5 octobre, au Théâtre Anne-de-Bretagne, salle Ropartz, 20 h 30. Tarifs. 15 €, 12 € tarif réduit. www.symphoniedebreizh.eu

billets en vente sur Ticketnet.fr

mercredi 22 septembre 2010

"Symphonie de Breizh ovationnée à Quelven" - Ouest-France du 22 septembre 2010

 La formation Symphonie de Breizh : Claude Nadeau (au centre), orgue et direction artistique ; Bleunven Merel (soprano), Justine Curatolo (mezzo), Pascal Jolivet (violon), Anne Magaud (violon), Bertrand Le Conniat (alto), Virginie Bedrine (violoncelle)

Symphonie de Breizh ovationnée à Quelven

"Symphonie de Breizh, la nouvelle formation musicale, fondée et dirigée par Claude Nadeau, a donné son premier concert, dimanche à la chapelle de Quelven. La soirée était organisée par Jean-Yves Le Juge avec le partenariat de Bernard Delhaye (L'art dans les chapelles).

Les prestations des jeunes musiciens, tous professionnels, étaient trés attendues. La chapelle était comble bien avant le début du concert, à 17h. Le répertoire, de haute qualité et largement ovationné, alignait des oeuvres de Pergolèse, Handel et des Morbihannais, Daniel Danielis et Jean-Pierre Danigo. Actuellement formation de chambre, l'objectif du groupe est d'évoluer vers la structure d'orchestre baroque, dédié à la musique des XVIIe et XVIIIe siècles. Ce dernier rendez-vous de la saison marquait la clôture des Jeudis de Quelven et de l'été de L'art dans les chapelles."

Ouest-France, 22 septembre 2010

dimanche 12 septembre 2010

" L'Art dans les chapelles. Concert de clôture avec les Jeudis de Quelven"

article paru dans Le Télégramme"

Mercredi, à la chapelle Notre-Dame de Quelven, en Guern, Jean-Yves Le Juge, organisateur du festival de musique Les Jeudis de Quelven, et Bernard Delhaye, président de l'Art dans les chapelles, accueillaient Claude Nadeau, la directrice de l'orchestre Symphonie de Breizh, de Vannes, pour mettre au point le programme de la Journée du patrimoine, le dimanche 19 septembre. Ce jour-là, sous la présidence de Corinne Chauvin, sous-préfète de Pontivy, ce sera la clôture de la 19e édition de l'Art dans les chapelles, en partenariat avec l'association Les Jeudis de Quelven, qui fête son dixième anniversaire cette saison.

Le programme

De 14h à 16h30, une visite guidée du sanctuaire avec accès à l'orgue est proposée; à 17h précises (les portes seront fermées à 17h03), un concert baroque sera donné par l'orchestre Symphonie de Breizh, sous la direction de Claude Nadeau; au programme, deux concertos pour orgue de Haendel, un Stabat Mater de Pergolèse, un extrait d'une messe de Jean-Pierre Danigo, un motet de Daniel Daniélis; à 18h, la journée s'achèvera avec le verre de l'amitié.

"Esprit de redécouverte"

L'artiste claveciniste, Claude Nadeau est née à Montréal (Québec) dans une famille de musiciens; elle parle le breton. Après ses études à l'université et au conservatoire, en 2007, elle devient soliste à l'Opéra de Paris et se produit dans le monde entier. Artiste en résidence à Vannes, de janvier 2008 à décembre 2009, elle a créé l'ensemble Symphonie de Breizh, composé d'une dizaine de musiciens et de deux chanteuses. "Notre ambition, souligne-t-elle, est de jouer la musique baroque en utilisant les instruments ainsi que les techniques de l'époque et en s'appuyant sur les sources originales, dans un esprit de redécouverte des trésors des XVIIe et XVIIIe siècles".

lundi 16 août 2010

"Claude Nadeau, claveciniste engagée, a séduit le public - Plouha" - Ouest-France

AAAAAHHH mais c'est que, après tous ces efforts, cela fait vraiment plaisir d'avoir un bel article!

Claude Nadeau, claveciniste engagée, a séduit le public - Plouha

Dans le cadre du festival de breton, mercredi soir, Kalon Plouha avait invité Claude Nadeau, claveciniste, à la chapelle de Kermaria à l'acoustique exceptionnelle.

Une artiste qui a plusieurs cordes à son arc

Claude Nadeau s'intéresse tant au répertoire baroque que contemporain. Tr�s active, elle anime aussi des émissions à la radio, à France Bleu Breizh Izel.

Une sarabande, en écho é la danse macabre, a reçu une ovation soutenue du public comme pour ses autres interprétations remarquables des musiques de Charles de Mars, d'Alan Stivell, de Didier Squiban ou encore d'Yves Ribis. Ayant plusieurs cordes à son arc, elle excelle dans l'art de réciter des poèmes en breton.

Une musicienne engagée

" La musique, il faut que cela vive. Il faut avoir du bonheur et en donner. Je construis mon concert en contrepoint, en symbiose avec l'esprit du lieu ", explique-t-elle. Claude Nadeau milite en faveur de la diversité culturelle et s'élève en fervente défenderesse des cultures minoritaires et régionales. "Le patrimoine musical ou architectural menace de disparaître si l'on n'y prend garde", poursuit-elle. Avec ce festival du breton à Plouha, la culture bretonne se pérennise.

et et pour ajouter à mon bonheur, voici un petit mot que je reçois du compositeur d'une de mes pièces, Monsieur Pierick Houdy (photo). Je dis "Monsieur", car pour ce compositeur de 81 ans joué partout autour du monde, on peut bien dire "Monsieur"!

Bien chère Claude,

Quelle soirée éblouissante !
Je savais que tu jouais magnifiquement du clavecin ( ou, comme aurait dit François Couperin; tu possèdes absolument "l'art de toucher le clavecin"), mais j'ignorais tes dons de conteuse, ta manière magistrale de faire comprendre les rouages de la musique, ton "sens" de la scène, enfin. Et tout cela dans la plus grande simplicité. La musique, la poésie et toi n'étaient qu'une seule réalité. Et l'interprétation de ma musique fut pour moi un régal.

Il faut que nous nous revoyions pour parler de tout cela et de ce que tu sais, comme personne, faire avec la musique.

après autant de travail, comme cela fait du bien de savoir qu'on a donné du bonheur aux gens!

Plus de photos du concert : (merci Thérèse et Jean-Yves!)

Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne

Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne Claude Nadeau clavecin baroque Bretagne

vendredi 6 août 2010

Récital

C'est tellement dur préparer un récital.

Peut-être que certaines personnes tirerent un grand orgueil à pouvoir dire "mmmm'ouaiseuuuuh... moi je fais un récital en sooooloooo euh... je suis un grand sooooliste" mais franchement je trouve que préparer un récital est un travail de dingue.

C'est un vrai marathon, qui exige une grande forme physique : faire le show tout seul, tenir 1h20 seul sur scène, sans jamais pouvoir se cacher derrière les autres, surexposé, en ne pouvant compter que sur soi-même, c'est incroyablement difficile.

Passer successivement d'une émotion extrême à une autre émotion extrême, rire, pleurer, s'exposer, offrir son coeur, ses tripes, son savoir-faire et sa technique tout seul sur scène devant un public est un effort surhumain.

Sans compter tous les à-côtés, préparer le programme qui sera remis au public, réfléchir à comment on va s'habiller (en accord avec le caractère des morceaux qu'on joue, bien sûr), préparer ce qu'on va dire au public pour présenter ses piéces, c'est du boulot. Transporter le clavecin, veiller à ce qu'il arrive en un seul morceau, s'assurer que le lieu du concert soit disposé à le réceptionner, courir autour de l'église pour trouver le sacristain qui détient la clé, et qui croyait qu'on arrivait à une autre heure, poser le clavecin, l'accorder...

Se recueillir dans sa loge, tout seul, se maquiller devant son miroir en chantonnant les notes du premier morceau (ne pas oublier le doigté qu'on vient de changer en haut de la page 4, ne pas rater le tremblement lié dans l'allemande), stresser parce qu'on sait le compositeur dans la salle, ou tel programmateur de festival, essayer de se concentrer pendant que le public s'adonne à des mondanités, flipper tout seul dans la sacristie quand l'organisateur vient vous dire qu'on va commencer dans 5 minutes et garder son calme pendant le "mot du maire"...

Y aller. Entrer en scène. Paraître clame et sûre de soi. Sourire. Ne pas se prendre les pieds dans le bas de sa robe longue. Sourire. Saluer. Papillons. On respire, on se jette à l'eau, point de non-retour.

Parfois je me dis que c'est surhumain comme effort. C'est l'effort d'un sportif de haut niveau, d'un athlète professionnel qui travaille sur la discipline, sur l'entraînement intensif, le mental, la visualisation de sa performance. C'est une vocation. Mais je ne sais rien faire d'autre.

article dans Ouest-France (édition St-Brieuc): "Un festival dans le Goêlo pour découvrir le breton et sa culture"

Du 9 au 13 aoüt, du lundi au vendredi, Kalon Plouha propose de nombreuses activités liées au breton lors de son festival.

Les principales activités proposées pendant la semaine

Bob Simon animera l'atelier théâtre. C'est l'un des meilleurs acteurs de théâtre de Bretagne. Cette approche est idéale pour ceux qui souhaitent parler le breton, quel que soit leur niveau, hormis les débutants.

Des gens de métier vous proposent un stage à trois niveaux, de cinq jours pleins, pour apprendre le breton ou se perfectionner. Il y a la possibilité de financement par la formation continue de l'entreprise.

Des initiations au breton, sur quatre jours, 1 h 30 par jour, sont enseignées jusqu'au jeudi, des cours d'initiation au breton pour les jeunes (8 ans minimum) et par les jeunes et de l'initiation au breton pour les adultes.

clavecin breton Claude Nadeau De la musique et du chant

Un stage de Kan-ha-Diskan, sur cinq jours à raison d'1 h 30 par jour. Les cours seront donnés dans la bonne humeur par Gilbert Philippe et Gilbert Donval, bien connus dans le pays de Guingamp.

Le mercredi 11, à 21 h, c'est une soirée clavecin, à la chapelle Kermaria. Un concert de musique baroque (compositeurs bretons pour clavecin) sera présenté en breton par Claude Nadeau, artiste vivant é Vannes et animatrice bilingue à la radio France Breizh Izel.

Un salon du livre, une conférence et une veillée

Le jeudi 12, à la salle Hermine, autour de l'exposition sur l'histoire de la langue bretonne prêtée par l'office de la langue bretonne, se tiendra un salon du livre qui sera ouvert au public tout l'après-midi, à partir de 14 h.

Une visite du moulin Saint-Michel, d'Étables-sur-Mer, sera présentée en breton par Bernard Cadoret, à partir de 18 h.

à 20 h en français et à 21 h en breton, à l'Hermine, une conférence sera donnée par Pierrette Kermoal, éditrice de la revue Aber, sur le recueil de poèmes Pirc'hirin ar mor (Pèlerin de la mer), de Roparz Hemon.

Le vendredi 13, à 20 h 30 pour clôturer la semaine, les stagiaires présenteront des saynètes, chanteront et lanceront la veillée et les danses.

Renseignements et inscriptions, Kalon Plouha, tél. 02 96 22 49 79 ou internet : kalon.plouha@wanadoo.fr et http://kalon-plouha.bzh.bz/

lundi 19 juillet 2010

A ne pas rater ce soir : William Christie + Trisha Brown sur Mezzo

Trisha Brown Pygmalion Rameau MezzoCe soir à 19h30, rendez-vous sur Mezzo en direct du festival d'Aix en Provence, William Christie dirige Pygmalion et Hippolyte et Aricie de Jean-Philippe Rameau dans la chorégraphie de Trisha Brown.

Rameau! sublime Rameau, j'ai toujours dit que c'est sa tête qu'il faudrait mettre sur les billets de banque. Certainement l'un des plus grands musiciens français, qui a écrit dans tous les genres. Et surtout, génie de la Tragédie Lyrique, précurseur de l'art total : de la musique, de la danse, du théâtre, des artifices, du grand déploiement, c'était déjà tout ça la tragédie lyrique de Rameau.

Et ce soir, William Christie remet ça, en confiant la chorégraphie à Trisha Brown, pour un Pygmalion qui sera sûrement exceptionnel. Heureusement qu'il y a la télé pour retransmettre le tout. C'est sur Mezzo dès 19h30, et en HD par dessus le marché.

Ramiste, je suis définitivement ramiste.

samedi 17 juillet 2010

Récital "Compositeurs bretons pour le clavecin, du XVIIIe au XXIe siècle" le 11 août à Plouha (22)

C'est dans la sublime chapelle Kervaria an Iskuit, à Plouha (22), que j'aurai le bonheur de jouer, le mercredi 11 août prochain, dans un concert tout clavecin.

Ce concert est présenté dans le cadre du festival du breton du Goëlo, organisé par Kalon Plouha.

Cette chapelle, dont les plus anciennes parties datent du XIIIe siècle, est classée Monument historique. Ses deux plus beaux atouts sont son porche, qui comporte les douze statues des ap�tres, mais surtout une fresque qui court à l'intérieur de l'église et qui représente une danse macabre du moyen âge, l'une des seules en France et la seule en Bretagne avec celle de l'église de Kernascléden (si si, là où il y a les colonies de chauve-souris!)

Avec des oeuvres de Charles de Mars, Pierick Houdy, Yves Ribis, mais également des musiques traditionnelles bretonnes arrangées pour clavecin sur la base du travail d'Alan Stivell ou Didier Squiban, vais-je réussir à faire danser les morts?

Venez nombreux à ce concert exceptionnel et invitez vos amis!

Voir l'affiche

jeudi 15 juillet 2010

orchestre baroque Symphonie de Breizh : première saison

Première Saison de l'orchestre baroque Symphonie de Breizh : "Que la fête commence !"
direction artistique : Claude Nadeau

pré-saison
Dimanche 19 septembre Notre-Dame de Quelven (Guern)
orgue historique de 1709
concert de clôture de l'Art dans les Chapelles
Handel, Pergolèse

Saison 1 - Arvest kentañ

au Théâtre Anne de Bretagne (Vannes), salle Ropartz

mardi 5 octobre - d'ar meurzh 5 a viz here
Lully - Bach - Vivaldi : 18 musiciens

mardi 1er décembre - d'ar meurzh 1 a viz kerzu
Nedeleg e Breizh - noëls baroques et noels traditionnels : 7 musiciens

mardi 22 mars - d'ar meurzh 22 a viz meurzh
Stabat mater de Pergolèse et motets de Daniel Daniélis : 12 musiciens

mardi 24 mai - d'ar meurzh 22 a viz mae
Piiiirates! quand la musique raconte les corsaires : Purcell, Vivaldi, Biber, musique baroque d'Amérique latine - 15 musiciens

toutes les infos sur www.symphoniedebreizh.eu

Handel, Cantate "Armida Abbandonata" - Soliste : Bleunwenn Mevel

Purcell, "la danse des singes", extr. Fairy Queen

"Le baroque casse la baraque" - Ouest-France, 13 juillet 09

"Les musiciens prenaient rapidement la mesure de l'allant de Claude Nadeau dirigeant de façon dynamique son orchestre. Un concert de qualité marqué par deux rappels du public. Dimanche, l'enthousiasme était présent dans le public, et parmi les musiciens" Le Télégramme, 14 juillet 09

mercredi 26 mai 2010

des concerts de musique classique à la télé en HD sur Mezzo

Pourquoi Bach et Handel ont-ils réécrit deux, trois fois parfois les mêmes oeuvres? Je veux dire : pourquoi retrouve-t-on certains thèmes écrits d'abord pour orgue déclinés ensuite pour choeur dans une cantate (Jesu bleibet meine Freude...) ou certains concertos originellement composés pour deux clavecins transposés ensuite pour violon et hautbois?

Parce qu'à l'époque il n'y avait pas de disques.

Et que le seul moyen de réécouter une oeuvre, sans disque ni radio, était de la rejouer ; et tant qu'à la rejouer, autant varier les plaisirs et réemployer à bon escient un thème qui a été apprécié par le public.

Je me souviens lorsque j'étais ado d'un concert qui avait été diffusé dans l'émission Radio-Canadienne "Les beaux dimanches" : un programme tout Mozart avec l'orchestre de chambre I Musici de Montréal. Je l'avais enregistré sur une cassette VHS (tout d'un coup je me sens vieille...) et je l'ai tellement réécouté que je me souviens du programme exact : il y avait l'ouverture de la Flûte enchantée, la Symphonie concertante, un mouvement du concerto pour deux pianos, et le motet Exultate Jubilate. L'équipe technique qui avait réalisé cette émission, avec les moyens des années 80, sait-elle qu'en réalisant un tel programme elle a contribué à susciter des vocations?

Il n'y a pas beaucoup de musique classique à la télé, hélas, sauf le soir très tard ou sur des chaînes spécialisées. Heureusement celles-ci existent, et on peut espérer qu'au hasard du zapping certains se laisseront séduire par une phrase tombée juste au bon moment.

La chaîne Mezzo diffuse justement ce soir la première d'une série de soirées en direct des plus célèbres scènes mondiales : ce soir, lever de rideau à la Scala de Milan à 20h avec Daniel Barenboim qui dirigera en direct l'Or du Rhin de Wagner. Une chaîne qui diffuse à 100% HD! Le concert comme si vous n'y étiez pas, car même en admettant que ayez acheté une place à la Scala, vous n'auriez as pu saisir le délicatesse du geste de chaque musicien ni voir vibrer la peau des timbales, et puis de toute façon le chef vous tourne le dos, alors... ;-)

Le concert mieux que nature, y a-t-il de quoi faire peur au musicien?

Une vraie question, car désormais on ne peut plus se contenter de bien jouer, il faut en plus être beau de près, de loin, en travelling et en contre-plongée. Choisira-t-on bientôt le casting d'un opéra non plus seulement en fonction des voix mais aussi de la joliesse des minois des chanteuses? (d'aucuns opposeront que c'est déjà le cas depuis toujours...!) Et j'en vois déjà dans les rangs de mon syndicat de musiciens qui craindront de possibles glissements, et s'inquiéteront -à juste titre sans doute- de la juste rémunération des musiciens dans le merveilleux monde de l'audiovsuel...

L'audiovisuel est-il l'ennemi du spectacle vivant?

Je veux croire que non, et même que le phénomène "vu à la télé" puisse contribuer à remplir les salles de spectacle. Je fais le pari que le téléspectateur est assez intelligent (si, si...) pour comprendre qu'un concert à la télé c'est formidable, mais que rien ne remplace l'expérience unique de vivre un concert à quelques mètres d'un vrai musicien qui joue en direct, et dont le son vivant fait vibrer l'air jusqu'au tympan de vos oreilles, et non pas la membrane de votre chaîne hifi.

A vous de juger : Barenboim ce soir, Pierre Boulez demain, en direct sur Mezzo, à 20h les deux soirs. Et pour ceux qui veulent du spectacle bio, inscrivez-vous à ma liste de diffusion je vous enverrai personnellement une invitation pour le premier concert de la Saison 1 du nouvel orchestre baroque Symphonie de Breizh -direction : Claude Nadeau!- le 5 octobre prochain !

mardi 27 avril 2010

Musique Post-Bourgeoise : comptez les people!

Notre dernier concert-performance de Musique Post-Bourgeoise à la galerie Anne de Villepoix consacré l'un des événements hype du Paris branché!

Olivier Urman, alias Dr Urman : texte paranoïaques lus au mégaphone
Constantin Leu, alias Karl Marx : danse contemporaine et autres gesticulations
Claude Nadeau, alias la Baroque star : claviers et organ vitaux

JEU : identifiez et comptez les people présents à cette soirée, sur le site Say Who, qui sert essentiellement à répondre à la question "ouais, euhhhh y'avait qui?"

oui, mon rouge à lèvres est bleu ! c'est ça la barock attitude (yeah)

Manifestation des agriculteurs à Paris ce matin

ma petite vidéo de la manifestation ce matin : les tracteurs envahissent Paris pour une manifestation des agriculteurs sous le slogan "Fauchés comme les blés"

vendredi 19 mars 2010

Concert baroque à Paris : ensemble TACTUS

Julien ROUSSEL : violoncelle baroque
Jérôme CHABOSEAU : viole de gambe
Jon Michael McLEAN : théorbe
Claude NADEAU : clavecin

oeuvres de Vivaldi, Geminiani, Barrière, Corette...

Le premier concert du nouvel ensemble baroque TACTUS... à ne pas manquer!

Concert participatif : chacun donne le prix qu'il estime être juste

Date : dimanche 21 mars 2010
Heure : 16:00
Lieu : Chapelle de l'Agneau de Dieu
Adresse : place Henri Frenay (face à la Gare de Lyon)
Ville : Paris, France

Page Facebook de l'événement!

vous allez voter d'abord, puis vous venez au concert ensuite! ;-)

vendredi 5 février 2010

Match au Stade de la Rabine : quand foot et culture font bon ménage

article paru dans Le Télégramme :

Voc. Cinq bonnes raisons d'aller à la Rabine

Deuxième match de la semaine pour le Voc, ce soir (20 h) contre Guingamp. Un derby breton après la Coupe de France. L'affiche est attrayante, d'autant que la Rabine sera copieusement remplie. Pas convaincu ? Voici cinq bonnes raisons pour venir encourager le Voc.

1. C'est un derby breton Vannes - Guingamp, un match de championnat pas comme les autres. Car il s'agit d'un derby breton, le Nord contre le Sud. Voilà un piment supplémentaire, même si l'enjeu sera la victoire pour les deux équipes, mal classées en Ligue 2. Le Voc sera d'autant plus revanchard ce soir qu'il a pris une belle raclée au match aller, 4 à 1. Un derby breton oui, mais aussi le vainqueur de la Coupe de France contre le finaliste de la Coupe de la Ligue.

2. Le stade sera aux trois-quarts plein Hier, plus de 3.200 billets ont été vendus. Ce qui laisse supposer la venue de 5.000 spectateurs ce soir. Un stade aux trois-quarts plein, ce n'est pas si courant. Pas plus tard que mardi, pour le 1/16e de finale contre Grenoble, ils n'étaient que 1.750 à avoir bravé le froid. Les indécis peuvent encore acheter leurs billets dans presque toutes les catégories (de 10 à 21 € la place) à la boutique du Voc, au bas de la rue Thiers jusqu'à ce midi, puis au guichet du stade à partir de 16 h, ou à l'espace culturel Leclerc.

3. L'envie de prolonger l'euphorie de la coupe Ils étaient certes peu nombreux mardi soir, mais ils ont vécu un grand moment, avec de multiples rebondissements. Sept buts au terme de la prolongation : le spectacle était au rendez-vous avec un public debout à chanter et exhorter les Blanc et Noir. Et pourquoi ne pas prolonger l'euphorie ? Aux spectateurs de jouer, et de suivre le rythme des deux clubs de supporters, le Voc Populi et les Hermines du Voc.

4. Parce que Claude Nadeau sera là ! La plus Vannetaise des Québécoises, Claude Nadeau, assurera le lever de rideau, entre 19 h 15 et 20 h, accompagnée d'un compère musicien. Évidemment, elle "ne vient pas avec le clavecin sur la pelouse" mais elle entend bien "faire monter l'ambiance à la Rabine". Et pourquoi pas, espère-t-elle, faire danser la mascotte D'Aucy ! Claude Nadeau à la Rabine : un clin d'oeil à la Bretagne, normal pour un derby.

5. Une merguez-frites le samedi, c'est le top ! Ils ne vont pas chômer, les 30 bénévoles du Voc chargés de la préparation des merguez-frites, le plat préféré des supporters de football. Jean-Paul Boulaire, le responsable, a prévu 400 baguettes de pain, 300 kg de frites, 500 saucisses chipolata et autant de merguez. Le match ayant été repoussé du vendredi au samedi, les spectateurs auront un avant-goût de Ligue 1 ce soir !
Emmanuel Nen

lundi 18 janvier 2010

Ecoutez-moi sur France Bleu dans mon nouveau magazine culturel


Ca me manquait... ça y est, je me remets à la radio ! et pas n'importe laquelle : à partir de cette semaine, j'anime un magazine culturel sur France Bleu Breizh Izel, une station du réseau Radio-France.

Livres, expositions, concerts... rencontres avec les gens qui font l'actualité culturelle, retrouvez-moi

le vendredi de 13h30 à 14h30 (Cultures Breizh) et de 18h30 à 20h (agenda culturel)
le samedi de 13h à 16h (Breizh o pluriel) avec mes invités
le dimanche de 16h à 18h (Henchoù treuz, Chemins de traverse) et de 19h à 20h (ar Veilhadeg, la veillée, qui laisse la place aux conteurs et aux diseurs)

On peut m'écouter en direct sur
http://players.tv-radio.com/radiofrance/playerfrancebleu.php?tag=france_bleu_breiz_izel_mp3
ou sur le site de France Bleu http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-bleu/?tag=breiz où certaines émissions sont également disponibles en baladodiffusion (podcast, en langue barbare).

Voici l'application iPhone pour écouter France Bleu.

Douze ans après "Les petits matins mozartiens", l'émission de musique classique que j'ai animée pendant six ans sur CISM 89,3 FM à Montréal, je reprends donc du collier, et je retrouve le plaisir jubilatoire de partager avec les auditeurs mes découvertes, mes coups de coeur, et la musique que j'aime. Grâce à internet, vous pourrez m'écouter d'où que vous soyez dans le monde, et découvrir, si vous n'en êtes pas locuteur, les belles sonorités de la langue bretonne car mes émissions sont bilingues. France Bleu Breizh Izel est d'ailleurs la seule radio de service public à assurer une place à cette langue celtique.

Bien évidemment, cette émission s'inscrit en contrepoint de mes concerts, et vous pourrez continuer de venir me voir sur scène (toutes les dates sont sur ce blog!) A bientôt !

mardi 22 décembre 2009

Cette année, mes voeux je les DANSE !

Joyeux Noël! Nedeleg laouen! Feliz Navidad! Merry Christmas!

vendredi 27 novembre 2009

Nouvelles vidéos de concerts : Daniélis, Balbastre, Danigo, Pergolèse

Un peu de musique dans ce monde de brutes...


Jean-Pierre Danigo : Messe "cum quatuor vocibus" - Christe Eleison

Domine Deus (extr. Credo)
Ensemble baroque Symphonie de Breizh, direction Claude Nadeau. Solistes : Bleunwenn Mevel, soprano et Justine Curatolo, mezzo

Stabat Mater (Pergolèse)
concert du 13 août 2009 à Plescop (56)

Daniel Daniélis : motet Caeli rores
motet "Jesu dulcissile pastor" (extrait)
par des chanteurs issus de la Maîtrise de Vannes, direction Christophe Le Marrec concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Conservatoire de Vannes Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue continuo

motet : Jesu mi

Balbastre : A la venue de Noël (orgue solo)

Jehan Titelouze : Ave Maris Stella (alternatim) Concert de professeurs et d'élèves, semaine thématique sur la musique ancienne Lilan, ténor (classe de Agnès Brosset) Volny Hostiou, serpent Claude Nadeau, orgue - concert d'élèves du 20 novembre 2009, auditorium des Carmes, Vannes

mercredi 18 novembre 2009

Le Serpent, un instrument qu'on n'entend pas souvent...

article paru dans Le Télégramme d'hier :

"Le Conservatoire de musique de Vannes accueille un jeune artiste, Volny Hostiou, spécialiste du "serpent", ancêtre du tuba, de la famille des cornets, pour une semaine consacrée à la musique ancienne. Jeune musicien de 28 ans, né à Quimper, spécialiste du tuba, Volny Hostiou se consacre aujourd'hui à cet instrument moins connu, apparu en France à la fin du XVIe siècle. Il enseigne le tuba et dirige les ensembles de cuivres du Conservatoire de Rouen. Quasiment abandonné dès le milieu du XIXe siècle, le serpent a été redécouvert il y a une vingtaine d'années et réintroduit en musique ancienne par une poignée de musiciens. Proche du cornet à bouquin, il était l'instrument privilégié d'accompagnement de la voix dans la musique d'église, puis dans les orchestres militaires et symphoniques.

Un concert et deux auditions

Premier rendez-vous de cette semaine spéciale, ce soir, à l'auditorium des Carmes, pour un concert-conférence autour de la "Musique ancienne", avec Claude Nadeau, claveciniste concertiste, en résidence depuis quelques mois à Vannes, organiste également, et Volny Hostiou. Deux autres temps forts sont programmés durant cette semaine à l'auditorium des Carmes: jeudi 19 novembre, à 18h30, audition cuivres; et vendredi 20, à 18h30, audition cordes et voix. Pratique Concert-conférence, mardi 17 novembre, à 20h, à l'auditorium des Carmes, place Maurice-Marchais. Entrée libre pour les trois rendez-vous."

J'ajouterai que franchement c'est une superbe expérience, car le serpent est un instrument que l'on n'entend pratiquement jamais... D'ailleurs avant de jouer avec Volny, même moi je n'avais jamais entendu un serpent autrement que sur disque. C'est un bonheur de jouer avec Volny Hostiou, véritable virtuose passionné par son instrument. Le concert d'hier a été superbe... rendez-vous jeudi et vendredi! Et comme toujours... bient�t les vid�os du concert! ;-)

Auditorium des Carmes. Le serpent � l'honneur
23 novembre 2009 - Le T�l�gramme

L'auditorium des Carmes accueillait, mardi soir, pour son second concert, un bien curieux serpent. Rencontre avec un instrument atypique.

Un serpent. Outre l'animal � la si mauvaise r�putation, qu'est-ce que c'est? �Notre volont� ce soir, expliquait Volny Hostiou, est de vous faire d�couvrir cet instrument et ses possibilit�s�. Il s'agit donc d'un instrument de musique... Encore que! Le serpent a longtemps �t� consid�r� comme... une voix: au XVIIesi�cle du moins, le joueur de serpent se trouvait avec les chanteurs, pas avec les instrumentistes. Cet anc�tre du tuba �tait employ� alors essentiellement dans les �glises. On a ainsi jou� du serpent � la cath�drale de Vannes en 1685.

Jou� par cinq musiciens en France

Aux c�t�s de Claude Nadeau, (clavecin et orgue), le jeune instrumentiste-chercheur a expliqu� au public attentif, l'usage du serpent, son histoire, tout en interpr�tant quelques airs de la p�riode baroque. A l'issue du concert, une partie du public a tenu � �changer avec Volny Hostiou et � voir de pr�s cet instrument rare. A ce jour, il en existe une centaine et seuls cinq musiciens en jouent de fa�on professionnelle.

jeudi 8 octobre 2009

Livre-photo, Anniver-concert

merci encore mille fois à tous ceux qui m'ont fait le beau cadeau de leur présence à mon anniver-concert le 15 septembre dernier. Mon ami Philippe Suzanne, que vous avez entendu à la cornemuse bourbonnaise, est aussi un excellent photographe. J'ai réalisé un livre-photo avec ses plus beaux clichés. Merci pour votre talent et pour votre amitié, tout cela est désormais consigné dans un livre pour la postérité! à bientôt pour d'autres concerts et de nouvelles aventures...

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mardi 6 octobre 2009

Concert : clavecin d'avant-garde

Il y a des concerts qu'on est particulièrement contents d'avoir faits. Ce fut le cas hier, à la Société de Curiosités, salle étonnante en plein Paris.

Musique Post-Bourgeoise y poursuivait sa résidence, "6 signatures de la main gauche". Pendant cette série de 6 concerts, les textes et les chorégraphies sont conjuguées avec plusieurs signatures musicales. Hier, c'était avec le clavecin :

olivier urman, alias "Docteur Urman" : textes paranoïaques dits au mégaphone
constantin leu, alias "Karl Mark", est le support visuel
claude nadeau, alias "la Barock Star", au clavecin, "déconstruit" des oeuvres de JS Bach

Pour chacune des chansons, j'ai utilisé un procédé de déconstruction sur une oeuvre de JS Bach - partita, aria des variations Goldberg, ou choral. La matière musicale est triturée, inversée, étirée, tronquée, sériellisée, recomposée, comme une sculpture contemporaine qui serait réalisée avec d'anciens matériaux.

Etonnant, étrange, eh oui... mais précisément n'est-ce pas la nature même de la musique "expérimentale", qui renouvelle l'expérience d'écoute?

dimanche 27 septembre 2009

30e anniversaire du retour sous pavillon français du Bélem à Brest : chants de marins et musique bretonne

J'ai joué hier à bord du Bélem, plus ancien bâtiment français navigant ! A l'occasion du 30e anniversaire du retour sous pavillon français, nous avons effectué à bord une prestation de chants de marins et de musique bretonne, en compagnie du chanteur Serj Plénier et du talabarder Louis Abgrall. Le bateau était amarré au port de Brest. Commencé sur le pont, notre concert a migré dans le grand roof, où les vents soufflaient moins fort en 2e moitié de soirée. Quel cadre pour interpréter cette musique! à bateau de tradition, musique de tradition...

Quinze marins, Le pont de Morlaix, Jean-François de Nantes, Le trente-et-un du mois d'août, le Forban... la voix de Serj, grave et chaleureuse, vaut bien le tonnerre de Brest! Mais à la fin de la soirée, c'est celle du Commandant Yves Piriou, qui nous a charmés : ce bretonnant de Plogoff connaît bien tout le répertoire de chants de marins, et il possède la voix pour les chanter, sacrebleu! Ce qui nous a amenés à initier une réflexion, avec le Président de la Fondation Bélem, Paul Le Bihan, hôte de cette soirée : et si les stages de marine à voile qui ont lieu à bord du bateau incluaient un volet chants de marins? En effet ce répertoire n'est pas initialement destiné au concert dans les cabarets des ports, mais la plupart sont des chants de travail. Et si on remettait ces chants dans leur contexte? Une idée à creuser!

En attendant, bon anniversaire au vénérable bateau qui fête ses 113 ans! son historique

vendredi 4 septembre 2009

vous êtes tous invités à mon ANNIVER-CONCERT

Mardi 15 septembre, 20h à minuit : vous êtes tous invites à mon ANNIVER-CONCERT

Autrefois réservée aux salons, souvent écrite pour des événements privés, la musique classique est-elle réservée aujourd'hui à l'écoute attentive dans les salles de concerts obscures, où le silence n'est troublé que par le bruit des papiers de bonbons que déballent des mémés toussottantes?

Pour son 34e anniversaire, la claveciniste Claude Nadeau pose la question : LA MUSIQUE CLASSIQUE EST-ELLE COMPATIBLE AVEC LA VRAIE VIE? et organise une soirée en forme d' "expérience artistique" : transformée en salon des temps modernes, la salle bleue du Théâtre L'Archipel (17 bd de Strasbourg, Paris 10e) accueillera musiciens et autres artistes pour un "boeuf" ("jam session") sur scène. Certaines personnes pourront, assises aux premiers rangs, écouter attentivement ; d'autres, installées au bar ou au buffet, écouteront distraitement ; d'autres enfin s'adonneront à des occupations sociales, mondaines, voire même libertines pour renouer avec l'esprit des salons baroques.

Bar sur place (vin 3€, champagne 5€, softs...)
Buffet participatif (apportez vos spécialités)
Les musiciens apportent leurs instruments ; les danseurs viennent avec leurs corps ; les comédiens apportent leurs masques
Les autres n'apportent pas de cadeau inutile mais peuvent contribuer librement à la location de la salle.

Annoncez votre présence par courriel à anniv @ claudenadeau.net
Vous pouvez inviter vos amis les plus sympathiques. Cette invitation (imprimée) sera demandée à l'entrée.

Dress code : baroque, élégant, chapeauté, déguisé, ou n'importe quoi qui a du style L'événement sur Facebook : http://www.facebook.com/home.phpeid=123321357631

mardi 25 août 2009

Musique Post-Bourgeoise à La Société de Curiosités

Ne ratez cette série pour rien au monde. Concerts de musique actuelle très étrange, du 7 septembre au 26 octobre

photo : Musique Post-Bourgeoise au Théâtre Pierre Cardin, le 4 mai 09

"Musique Post-Bourgeoise, c'est la solution immédiate et fiable à tous vos problèmes de fixation

Quelle que soit votre application, Musique Post-Bourgeoise met au service de vos travaux domestiques son savoir-faire professionnel, vous met en garde contre les pièges à éviter et vous conseille sur la méthode la plus adaptée pour fixer tous les objets souhaités

La musique post bourgeoise est une alternative à la consommation musicale boulimique"

olivier urman, alias Docteur Urman : textes paranoïaques dit au mégaphone
constantin leu, alias Karl Marx : danseur contemporain, est le support visuel
claude nadeau, alias La Barock Star : clavecin et machines
cyril atef, alias Congopunk; claude estèbe alias Le Japonophile et cedric labrousse alias Maître Labrousse donneront leurs talents avec eux.

Programme des "6 signatures de la main gauche" à la societé de curiosités Presentation et signatures du livre jaune de la post bourgeoisie avec un cd 13 titres et un film post bourgeois
en coproduction avec le studio getsound

7 sept : lecture du manifeste post bourgeois et du nota bene
concert en trois parties avec Claude Nadeau aux machines

21 sept : concert avec cyril atef à la boite à rythme

5 oct : concert avec Claude Nadeau au clavecin

12 oct : concert avec un autre mégaphoniste; Cedric Labrousse, premier secrétaire du barreau de paris

19 oct : concert de nouveaux titres et chorégraphie sur orgue farfisa

26 oct : concert japonais
texte traduit et dit par Claude Estebe dit "le japonophile"

Réservation impérative à : lasocietedecuriosites@gmail.com

mardi 18 août 2009

Orgue à vendre au Québec, pas cher pas cher

approchez, appppppprochez Mesdames et Messieurs, voici que le Québec brade son patrimoine religieux, son seul, son unique patrimoine historique, LE VOICIIIII!!!!! pour vous braves gens ce sera non pas trente mille, non pas vingt mille mais seulement 19 499,99$ (12 500€) pour un orgue à tuyaux TROIS CLAVIERS , l'opus 100 de Casavant (!!!) allez-lez-leeez on se fait plaisir pour trois fois rien!

A titre de comparaison, c'est le type d'orgue (3 claviers, 47 jeux) qu'on pourrait retrouver, en France, dans une cathédrale (eh oui, au Québec, pays d'orgue s'il en fut un, la moindre église paroissiale est équipée d'un orgue de cathédrale). Et pour les connaisseurs, Casavant est un peu l'équivalent de Cavaillé-Coll, dont il fut l'élève d'ailleurs. Au bas mot, l'instrument doit valoir dans les 500 000€... (on compte généralement 10 000€ par jeu environ pour un orgue neuf)

Honte aux Québécois qui liquident leur culture sans état d'âme! c'est tout ce qu'on avait et on l'a vendu!

Je souligne au passage qu'il s'agit de l'église Saint Louis DE FRANCE : pas mal de pays on une paroisse St Louis de France, en hommage à la France éternelle (hum), où personne ne réagit et tout le monde s'en fout !

Allez Mesdames, allez Messieurs, on liquide tout, tout est à vendre, même l'âme de notre pays!

http://montreal.kijiji.ca/c-acheter-et-vendre-instruments-de-musique-Orgue-Casavant-1946-Organ-W0QQAdIdZ138878949

D'autres paroisses, un scandale dont personne ne parle

Lu dans le journal Le Flambeau:

Un vent de rébellion a soufflé sur l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, lors de l'office du 6 mai dernier. La proposition de l'archevêché de fermer la fabrique pour concentrer la mission pastorale à l'église Saint-Clément a reçu une fin de non-recevoir des paroissiens.

Joyau du patrimoine, l'église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, considérée longtemps comme la "cathédrale de Maisonneuve", fait face depuis quelques années à des difficultés financières récurrentes. L'église qui possède un des plus beaux orgues Casavant en Amérique du Nord affiche un déficit annuel d'une centaine de milliers de dollars. lire la suite

Depuis la rédaction de l'article, l'église a été fermée, tout comme l'église Saint Clément de Viauville, évoquée dans l'article pour "relocaliser" les fidèles, qui sera transformée en "centre de soins". Je me permets de souligner que l'orgue de Très St Nom, Casavant 4 claviers, 6000 tuyaux, a été restauré dans les années 90 pour plus d'un million de dollars aux frais du contribuable. J'avais eu le privilège de donner un concert en 98 dans cette église, qui comporte par ailleurs de magnifiques vitraux du célèbre maître-verrier Guido Nincheri ainsi que des toiles marouflées de grande valeur.

On ferme ces églises, on vend les orgues, on liquide le patrimoine et tout le monde s'en fout. C'est un SCANDALE !

samedi 15 août 2009

"Symphonie de Breizh, une première réussie" (Ouest-France)

La municipalité et la commission culture ont accueilli l'ensemble Symphonie de breizh, jeudi 13 août, dans l'église Saint-Pierre-ès-liens.

Plus d'une centaine d'amateurs de musique baroque ont apprécié ce moment de grâce. "Symphonie Breizh, est la seule formation baroque en Morbihan. Cette musique est accessible à tout le monde. Je souhaite apporter un soutien approprié auprès de la communauté d'agglomération, du Morbihan, pour ce travail de vulgarisation culturelle. J'ai eu du plaisir à recevoir cet ensemble", commente Nelly Fruchard, maire de Plescop.

Concert baroque. Symphonie de Breizh promeut les auteurs locaux (Le Télégramme)

Ce week-end, la formation "Symphonie de Breizh", emmenée par Claude Nadeau, a donné un concert baroque à l'église paroissiale. Le public d'une centaine de mélomanes s'est déclaré conquis par la prestation et le choix des oeuvres présentées.

Une messe du vannetais Danigo

L'ensemble "Symphonie de Breizh" s'est créé en 2009. Né de la passion de musiciens et chanteurs professionnels, il promeut sur la région la musique baroque et les compositeurs locaux. Les cinq musiciens et deux chanteuses ont interprété en exclusivité une messe écrite par le compositeur vannetais Jean-Pierre Danigo. L'ensemble a également présenté au public des oeuvres de Haendel, Pergolèse, mais surtout de compositeurs bretons et vannetais. Nelly Fruchard, maire de Plescop, a souhaité, avec la commission culture, accueillir l'ensemble baroque sur la commune. Deux des auteurs sont des religieux de la paroisse de Vannes: "il y a des tas de trésors à découvrir dans le pays vannetais, par le biais entre autre de l'abbé Moisan. L'interprétation de Danigo, par exemple, n'avait été jouée qu'une seule fois auparavant, à Versailles". Pour elle, "le groupe apporte un plus à la musique en Bretagne et a un véritable avenir".

mardi 11 août 2009

Symphonie de Breizh à Plescop jeudi 13 août (article de Ouest-France)

paru aujourd'hui dans Ouest-France

Trois questions à Claude Nadeau,
directrice artistique de Symphonie Breizh

Qui êtes-vous ?
Je suis claveciniste (premier prix de conservatoire), organiste, chef de choeur, issue d'une famille de musiciens d'église au Québec. Je suis spécialisée en musique ancienne mais je m'intéresse aussi aux musiques traditionnelles, au chant grégorien. Je suis aussi présidente du comité de soutien de Diwan Paris.

Parlez-nous de "Symphonie de Breizh" ?
Nous sommes cinq musiciens accompagnés par deux voix de chanteuses. Nous avons envie de sortir du cadre musical classique et de créer de l'économie culturelle. L'ambition serait de faire grandir l'orchestre pour créer une formation d'une vingtaine de musiciens. Nous souhaitons aussi mettre en valeur le patrimoine culturel vannetais qui compte nombre de compositeurs.

Quel est votre projet sur Plescop ?
Le concert du 13 août à l'église Saint-Pierre-ès-liens, à 20 h 30, pour une ouverture vers les musiques sacrées et baroques. Nous jouerons en exclusivité une messe écrite par un compositeur vannetais, Jean-Pierre Danigo. Le coeur du programme sera le Stabat Mater de Pergolèse, des pièces de Haendel, Jean-Pierre Danigo, et Daniel Danielis, lui aussi compositeur vannetais. Ce programme est une exclusivité pour Plescop !

Jeudi 13 août Saint-Pierre-ès-liens, 20 h 30, participation libre.

Article paru dans Le Télégramme:

L'orchestre baroque Symphonie de Breizh se produira le 13 août à l'église de Plescop. Parmi les morceaux programmés, des oeuvres de compositeurs vannetais.

Plescop accueille, jeudi 13 août, à l'église paroissiale, l'orchestre baroque Symphonie de Breizh. La formation est composée de cinq musiciens, accompagnés par deux voix féminines. Symphonie de Breizh souhaite sortir du cadre musical classique pour créer une économie culturelle. "Nous proposons des projets musicaux, afin qu'à plus ou moins long terme, nous puissions gérer nos propres emplois. Notre ambition serait de faire grandir l'orchestre pour créer une formation d'une vingtaine de musiciens", souligne Claude Nadeau, directrice artistique et claveciniste.

Mise en valeur du patrimoine vannetais

La formation souhaite mettre en valeur le patrimoine culturel vannetais, qui compte nombre de compositeurs. "Sans être passéistes, nous souhaitons un retour aux sources", précise-t-elle au nom du groupe. Le concert du 13 août, à l'église Saint-Pierre-es-Liens, est une ouverture vers les musiques sacrées et baroques. La formation jouera un programme exclusif pour Plescop. Parmi les morceaux choisis, une messe écrite par un compositeur vannetais, Jean-Pierre Danigo, dont l'interprétation n'a été jouée qu'une seule fois à Versailles. Le coeur du programme sera la "Stabat Mater", de Pergolèse, puis des pièces de Handel, Danigo et Daniel Danielis, lui aussi compositeur vannetais. Pratique Le concert sera donné à l'église paroissiale Saint-Pierre-es-Liens, à 20h30. Participation libre.

samedi 8 août 2009

Nouvelles photos dans mes albums...

jeudi 23 juillet 2009

Téléfilm "Marquise de Pompadour" sur France 2 : non au clavecin karaoké!

Lettre à M. Jean-Marie Sernia

Monsieur,

Je viens de regarder sur France 2 le téléfilm "Jeanne Poisson, Marquise de Pompadour", dont la musique est signée Jean-Marie Senia.

Je ne comprends pas, dans la musique de ce téléfilm, la musique d'inspiration baroque fait une large place à... un affreux son de synthé censé rappeler celui du clavecin... est-ce parce que la prod n'avait pas assez de budget, ou parce que vous n'avez trouvé aucun claveciniste pour interpréter votre belle musique?

Je suis toujours triste d'entendre de telles utilisations de cet instrument, car elles font énormément de tort à tous les clavecinistes. Je ne suis pas du tout puriste (je joue même du clavecin dans un groupe rock), mais le public, qui n'a que somme toute peu d'occasions d'entendre du clavecin en "live", interpréte à tort cet effet sonore des plus désagréables (vous en conviendrez) pour du clavecin. Et tous les jours nous devons réparer les dégâts, expliquer que, non, le clavecin n'est pas une "boîte à clous", comme des musiques largement écoutées telles que celles de ce téléfilm pourraient laisser croire. Oui c'est un instrument qui a une palette sonore un peu moins métallique et un peu plus riche...

Il faut peut-être être claveciniste, faire depuis plusieurs années des animations dans les écoles, des concerts populaires, bref de la vulgarisation pour se rendre compte de l'immense préjudice que l'utilisation de sons de synthé pour représenter notre instrument causent à ceux qui essaient, au quotidien, tant bien que mal, de faire aimer toutes les richesses du clavecin.

Dans ce téléfilm, on a aussi pu entendre des extraits sonores gentiment consentis par des maisons de disques qui sont toujours désireuses de recycler leurs catalogues (au détriment des compositeurs de musique de film d'ailleurs). Comment Ton Koopmann peut-il côtoyer un son de synthé? Il n'y a donc pas à Paris un seul claveciniste qui puisse enregistrer en studio vos compositions??

Excusez ma colère, ce n'est pas votre musique que je critique, mais tous les jours je dois désamorcer des bombes, c'est-à-dire faire face aux idées reçues des gens qui n'ont eu, pour tout contact avec le clavecin, que la musique des films et qui imagine que le clavecin, ce n'est "que" ça. De grâce, la prochaine fois, demandez à un musicien d'enregistrer pour vous. Je vous trouverai un élève qui le fera gratuitement si c'est une question de budget, mais par pitié, plus de synthé!

lundi 13 juillet 2009

Ouest-France au sujet du concert d'hier : "le baroque cassera la baraque"

Paru aujourd'hui dans le quotidien Ouest-France :

"Pas terne le baroque - La rock est sans doute plus populaire que le baroque, n'empêche, l'orchestre Symphonie de Breizh a rempli l'église Saint Patern hier soir. Encore quelques concerts et le baroque cassera la baraque"

la baraque? oh Yes we can! - prochain concert le 13 août à Plescop (56)
www.symphoniedebreizh.eu

Le Télégramme : Concert. La musique baroque résonne à Saint-Patern

Claude Nadeau, claveciniste, "artiste en résidence" à la ville de Vannes, ouvrait, dimanche soir, les Fêtes historiques, à l'église Saint-Patern, où elle donnait un concert de musique baroque. Autour d'elle, quatre musiciens: deux violonistes, Pascal Jolivet, professeur au conservatoire de Vannes et le briochin Frédéric Moisan qui fait un parcours international, Bertrand Le Conniat, à l'alto qui a suivi une formation supérieure au conservatoire de Nantes, et Virginie Bédrine, violoncelliste et enseignante au conservatoire de Vannes. Mais aussi une voix: celle de Bleunwenn Mével, magnifique soprano. "Symphonie de Breizh" a interprété Lully, Daniélis, Nicolas Bernier, Handel, Danigo et Heny Purcell.

Promouvoir la musique baroque en Bretagne
Les musiciens, un peu tendus au début, prenaient rapidement la mesure de l'allant de Claude Nadeau au clavecin, dirigeant de façon dynamique son orchestre. Un concert de qualité marqué par deux rappels du public. Claude Nadeau, les quatre musiciens qu'elle a choisis, et Bleunwenn Mével veulent maintenant promouvoir la musique baroque en Bretagne, et ailleurs. Dimanche, l'enthousiasme était présent dans le public, et parmi les musiciens. A consulter www.symphoniedebreizh.eu

jeudi 9 juillet 2009

Faire-part de naissance : un nouvel orchestre baroque est né

violon baroqueL'ensemble Baroque

Symphonie de Breizh
direction artistique Claude Nadeau

vous invite
à son premier concert


Dimanche 12 juillet à Vannes
20h30, église St Patern

entrée libre

mardi 30 juin 2009

Rendez-nous Leonard Cohen!

Monsieur Eric Mandonnet,
Monsieur Ludovic Vigogne,

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt dans le dernier numéro du magazine L'Express votre article "Sarkozy: histoire d'une révolution culturelle" publié le 18/06/2009. J'ai trouvé votre analyse extrêmement pertinente, étant moi-même dans le milieu culturel (je suis claveciniste) et très intéressée par la politique française.

Dans cet article, vous parlez de plusieurs artistes que j'aime beaucoup, notamment de Leonard Cohen. Vous écrivez:

"Leonard Cohen, dont il avait voulu lire les paroles des chansons en français avant le récital, pour être sûr de les comprendre; il a salué l'Américain à l'entracte de son spectacle à l'Olympia."

Mais Leonard Cohen n'est pas Américain! Il est Québécois, et même Montréalais (né le 21 sept 1934 à Montréal, comme nous l'apprend un clic dans Wikipédia). Il a fréquenté la même université que moi, l'Université McGill, où son souvenir est omniprésent, et tous les montréalais s'enorgueillissent de compter cet artiste parmi les "gloires" de la ville.

Pour le coup, ce n'est pas l' "omni-président" qui a des lacunes culturelles, mais les journalistes...

Ceux qui connaissent bien Montréal vous diront que la musique et la poésie de Leonard Cohen sont profondément montréalaises, ville multicolore dont la "mosaïque culturelle" (qui fait une large place à la communauté juive dont Cohen est issu) est ô combien différente du melting pot états-unien...

Leonard Cohen est tout sauf américain : rendez au Québec ce qui lui revient ! Rendez-nous "notre" Leonard Cohen !

dimanche 21 juin 2009

J'ai mis en musique le dernier défilé du couturier Christophe Le Bo

"Le couturier Christophe Le Bo a présenté jeudi 18 juin à la Maison de la Bretagne à Paris sa collection printemps-été en avant première devant un public averti et attentif. La sonorisation de l'événement était entièrement assurée par la musicienne Claude Nadeau qui a réussi la double performance de chanter et de défiler au milieu des mannequins dans les robes du créateur armoricain... "

Lire la suite de l'article de David Raynal sur Agence Bretagne Presse

jeudi 11 juin 2009

Du clavecin à l'école !

Lundi et mardi dernier je suis allée dans deux écoles primaires de Vannes faire découvrir mon instrument, le clavecin. Voici quelques photos prises à l'école Diwan (bilingue) ainsi qu'un mot rédigé par l'un des professeurs, Gaëtan, qui sera publié dans le journal de l'école:

"Peps" ha klavisin er skol

D'al lun 08 a viz Mezheven he deus degemeret ar skol Claude Nadeau, sonourez klavisin vrudet-tre, arzourez degemeret gant ti-kêr Gwened er skol-sonerezh. Arbennigourez ar sonerezh barok eo ha deuet e oa da ginnig sonerezh ar mare-se hag he benveg: ar c'hlavisin. Plijet-tre eo bet ar vugale gant nerzh ha youl an arzourez, a vouilhe evel klogorennoù gwin Champagn. Santet e veze ur gwir blijadur d'he ferzh oc'h eskemm gant ar vugale diwar-benn ar sonerezh met ivez e brezhoneg, daoust dezhi bezañ a Vro-Gebek (Claude Nadeau eo prezidantez komite skoazell skol Diwan Pariz). Tro o deus bet lod eus ar skolidi da zañsal war un andro sonet ouzh ar c'hlavisin pe da seniñ o-unan. Roet he deus ivez ur gentel vat d'ar skolidi p'he deus diskleriet, o respont d'ur goulenn a-zivout he c'hoant da seniñ klavisin: "Gant youl ha labour e teuer a-benn eus pep tra!" (Ger-stur Diwan e c'hellfe bezañ!)

Du "peps" et du clavecin à l'école

L'école a accueilli, le lundi 08 juin, Claude Nadeau, artiste-musicienne en résidence à Vannes, et spécialiste du clavecin et de la musique baroque. Elle venait présenter la musique de cette époque ainsi que son instrument de prédilection. Les élèves ont été séduits par l'énergie et la passion de l'artiste qui pétillaient comme des bulles de champagne. On sentait un vrai plaisir de sa part à échanger avec les élèves à propos de la musique, mais aussi de le faire en breton, bien qu'elle soit Québécoise (Claude Nadeau est la présidente du comité de soutien de l'école Diwan de Paris). Certains élèves ont pu danser un andro, arrangé par l'artiste pour le clavecin, ou jouer par eux-mêmes sur le clavecin. Elle a aussi donné une bonne leçon aux élèves lorsqu'elle leur a déclaré, répondant à une question sur son envie de jouer du clavecin: "Avec de la volonté et du travail, tout est possible!" (Ce pourrait être la devise de Diwan!)

mercredi 27 mai 2009

Classe de chant à Pontivy

Aujourd'hui à 17h, concert de la classe de chant d'Agnès Brosset à la chapelle St Ivy de Pontivy (face à la basilique Notre-Dame de Joie). J'ai le plaisir d'accompagner les élèves au clavecin dans leurs pièces de répertoire baroque (Vivaldi, Handel, Monteverdi, Locke...). L'examen de chant (entrée en 3e cycle et CFEM) sera vendredi après-midi, envoyez-leur vos ondes positives!

dimanche 24 mai 2009

Le temps des cerises

"Allez-lez-lez-lez-leeeez! Quatre euros les deux kilos de cerises bio, on termine, allez mesdames!"

C'était la fête sur le marché Aligre ce matin. Entre deux (quatre, dix, vingt?) militants qui vous tendent un tract pour les élections européennes (le dimanche 7 juin n'oubliez pas!), les affaires se tractent. Le plein pour la semaine chez mon producteur bio préféré, et un petit détour chez le Baron rouge pour finir (vin bio à 4,20 le litre : en plus il est bon!)

Mais voilà : que faire avec deux kilos de cerises bio?

Les deux recettes d'aujourd'hui sont rythmées par les airs d'Alcina de Handel, du Mozart, du Bach, du Vivaldi, bref un programme long comme ça que j'apprends à vitesse TGV : Frédérique Lory, l'excellente pisniste qui accompagne la classe de chant d'Agnès Brosset aux conservatoires de Vannes et Pontivy a une double tendinite et j'ai été appelée (que dis-je : réquisitionnée, conscrite!) pour la remplacer dans l'accompagnement des élèves sur le répertoire baroque! Leur examen est jeudi prochain, ni une ni deux, une centaine de pages de musique à apprendre, j'aurai bien besoin des vitamines A et C des cerises!

Première recette, la plus facile : les cerises à l'eau de vie

Vous lavez vos cerises. Vous lavez votre joli bocal. Vous placez joliment vos jolies cerises dans votre joli bocal. Pour faire plus joli, je coupe l'extrémité de la queue (qui c'est qui a dit "castratrice"? non mais ho, ce ne sont que des cerises...) pour ne laisser dépasser qu'un centimètre (honni soit qui mal y pense). On rajoute un peu de sucre si on veut, on couvre d'eau de vie - le mieux c'est de demander à un vieux voisin qui a le droit de bouillage et qui vous refilera du "fort", en vrai, en naturel, sans tous les additifs chimiques des alcools sur le marché, les histoires, commérages et autres anecdotes de voisins en prime. Si comme moi vous habitez en ville, vous pouvez mettre du calva, vodka, alcool à fruits, voire même rhum...

Et après? Ben c'est tout. On attend un mois, ou deux, ou plus, on met un joli ruban sur la collerette et on l'offre à des amis chez qui on va dîner.

Deuxième recette, pas beaucoup plus difficile : la crème de cerises

Pour faire des kirs absolument extraordinaires... Le plus long est de dénoyauter les cerises, mais il existe un outil pour cela (voir photo) qui vous facilitera la vie. Pareil que pour la 1re recette, vous entassez vos cerises, cette fois-ci équeutées et dénoyautées, dans un pot de verre, ou un pot de terre (mais pas dans un pot de fer, malheureuse!), couvrez de sucre, couvrez d'alcool. Et vous l'oubliez le plus longtemps possible. Après une macération de plusieurs mois, on enlève les fruits que l'on presse pour récupérer le maximum de liquide, on filtre dans une gaze (c'est normal s'il reste un dépôt trouble dans le filtrat), on rajuste le niveau de sucre en confectionnant si besoin un sirop avec du sucre (beaucoup) et de l'eau bouillante (peu), et on complète les niveaux en rectifiant le degré d'alcool avec encore du calva.

Enfin, pour ceux qui ne le sauraient pas, la chanson "Le temps des cerises" n'est pas si bucolique qu'il n'y paraît, puisqu'elle a été écrite pour l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire de Paris, la Commune. Lisez à ce sujet l'article de "Wikipédia"...

Qui a une bonne recette de confiture de cerises? ou autre chose avec ce fruit?

Au fait, pour ceux (oui ceux) prêts à me taxer d'horrible féministe coupeuse de queues de cerises, je vous signale que je recommande fortement de garder lesdites pour en faire des tisanes diurétiques (qui favorisent l'élimination d'eau). Utiles tant pour ces dames (cellulite, SPM, cure d'amaigrissement) que pour ces messieurs (goutte, prostate...!) :-)

mardi 19 mai 2009

Concert baroque à Paris, "Lamenti"

Musique baroque du 17e siècle italienne et anglaise (Monteverdi, Frescobaldi, Strozzi, Purcell, Dowland), entrecoupée de poésies d'un maître bouddhiste vietnamien, Thich Nhat Hanh.

Brian Cummings, contre-ténor
Frederico Yacubsohn, viole de gambe
Claude Nadeau, clavecin
Benoît Damant, récitant

Mercredi 20 mai à 20h30 Théâtre L'Archipel, 17 bd Strasbourg 75010 Paris (métro Strasbourg Saint Denis)

vidéos

The Fatal hour, Purcell : http://www.youtube.com/watch?v=vn5JcDn8kjs
Flow my tears, Dowland : http://www.youtube.com/watch?v=2aM1oYBliic
Greensleeves http://www.youtube.com/watch?v=ccsI39xoF1U

Billetterie

Page Facebook de l'événement

jeudi 14 mai 2009

Vidéos du concert du 6 mai à Vannes

Suite pour clavecin de Mars
Port an Deorai, gigues de Alan Stivell
Pe trouz war an douar, noël vannetais
Suite vannetaise pour clavecin électro de Yves Ribis, 1er mouvement, Gwerz Marv Jean Jan
3e mouvement : An-Dro

Voir toutes mes vidéos sur Youtube

Article paru dans Le Télégramme:

Claude Nadeau défriche des trésors cachés

C'est la plus vannetaise des Québécoises: la claveciniste Claude Nadeau joue ce soir à l'Auditorium des Carmes sur le thème "compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui".

Bretons, elle vous a compris! Née à Montréal il y a 33 ans, la Québecoise Claude Nadeau est "tombée dans la marmite bretonne" depuis dix ans. Cette claveciniste est en résidence artistique à Vannes, mais elle cite plus volontiers l'expression bretonne: "Arzourez degemeret, ça veut dire artiste accueillie." Ce soir, elle veut "redonner aux Vannetais ce qui leur appartient". Son concert s'articulera en trois temps. Première partie: elle va jouer deux suites de Charles de Mars, qui a été organiste à la cathédrale de Vannes pendant 45 ans au début du XVIIIe siècle. "Ces trésors cachés font partie de notre patrimoine". Deuxième temps de son concert: elle va jouer deux suites de compositeurs contemporains locaux. Il y aura d'abord une suite de Pierick Houdy, un étellois de 80 ans qui a vécu 25 ans au Québec: ce morceau, "La gigue et la gavotte", n'a été joué qu'une fois, l'année dernière, pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec.

Une musique vivante

Claude Nadeau va aussi interpréter une suite en trois mouvements pour clavecin électrique, écrite par Yves Ribis. Ce guitariste lorientais de 52 ans a beaucoup composé pour Arz Nevez. "Je vais la jouer avec un boucleur, ce qui me permet de jouer en canon avec moi-même. C'est important de montrer que le clavecin n'est pas un instrument de musée". Dans la dernière partie de son concert, Claude Nadeau va réarranger de la musique traditionnelle bretonne: une suite de gigues écossaises d'Alan Stivell, deux suites de Didier Squiban et deux cantiques bretons.

Avec les félicitations des joueurs du Voc!

A ses yeux, c'est le temps fort de sa résidence artistique à Vannes, qui a commencé début 2008 et va durer au moins jusqu'à la fin de l'année. Elle s'est infiltrée dans la vie culturelle locale. Son leitmotiv: "créer des passerelles" et montrer que la musique classique peut plaire à tout le monde. Son dernier projet, mené en collaboration avec le Voc, en est une parfaite illustration: "Le stade est juste à côté, je veux entretenir des rapports de bon voisinage! J'ai invité les joueurs à venir au concert clavecin et percussions du 24 mars. Une dizaine sont venus, ils m'ont dit qu'ils avaient adoré. Il ne faut pas opposer la culture et le sport. On partage des valeurs communes: entraînement intensif, discipline, technique, esprit d'équipe..."

Laurent Guenneugues

article paru dans Ouest-France:

Claude Nadeau dépoussière le clavecin

Claude Nadeau joue les compositeurs vannetais d'hier à aujourd'hui, ce soir aux Carmes. Elle va même amplifier son clavecin et jouer avec une pédale "loop".

La claveciniste québecoise, en résidence artistique à Vannes, ne considère pas son instrument comme une pièce de musée. Ce soir, elle joue classique, contemporain, acoustique et amplifié.

Entretien

Claude Nadeau, cela fait un an et demi que vous êtes en résidence à Vannes. Vous donnez ce soir un concert de clavecin à l'auditorium des Carmes. Quel en est le programme ?

Déjà, c'est le moment fort de cette résidence. J'ai décidé de bâtir le programme autour de trois axes qui me tiennent à coeur : le patrimoine avec des oeuvres de Charles de Mars, organiste de la cathédrale de Vannes et compositeur du XVIIIe siècle ; des compositeurs contemporains vannetais, Yves Ribis et Pierrick Houdy ; et de la musique traditionnelle arrangée pour clavecin. J'ai transcrit des pièces d'Alain Stivell et Didier Squiban. Je vais aussi jouer des cantiques bretons, le cantique du Paradis et un Noël vannetais. C'est de la très belle musique.

Des auteurs contemporains écrivent pour le clavecin ?

L'avantage avec des musiciens contemporains, pour des instrumentistes comme nous qui jouons des compositeurs décédés il y a 300 ans, c'est qu'on peut les rencontrer, échanger, s'en faire des amis. L'écriture devient un projet commun.

Pierick Houdy, par exemple, m'a écrit une oeuvre l'an dernier que j'ai jouée pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Je ne l'ai donnée en public qu'une seule fois, là-bas.

Yves Ribis, lui, m'a écrit une suite vannetaise pour clavecin électrique. Le son sera amplifié et j'aurai un pédalier pour enregistrer des sons en direct et les faire tourner en boucle. Du coup, j'aurai les mains libres pour jouer en canon avec moi-même.

C'est la première fois que vous jouez du clavecin avec l'appui de ces technologies ?

Je suis très ouverte à tout ça. Je ne joue pas du clavecin avec une perruque XVIIIe. Ca n'est pas un instrument de musée qui a eu son heure de gloire et qu'on doit laisser prendre la poussière dans un coin. On peut le brancher sur un ampli Marshall.

Pour autant, je ne joue pas de la musique électronique. Le clavecin est équipé de capteurs. On l'amplifie sans déformation en respectant une certaine authenticité. Si Bach revenait, il se servirait de ces technologies pour écrire de la musique.

Quand j'entends des trucs qui me plaisent, je ne vais pas me priver de les jouer parce qu'ils n'ont pas été écrits pour le clavecin. Je transcris la partition. C'est ce que j'ai fait avec des pièces d'Alan Stivell et de Didier Squiban.

Denis Riou

lundi 11 mai 2009

Artistes, producteurs et revendeurs

Réveil à 5h ce matin pour prendre le TGV pour Vannes où j'accompagnerai les examens de la classe de chant d'Agnès Brosset, après courte nuit... puisque hier soir, après avoir passé une partie de la journée à répéter pour le concert du 20 mai à l'Archipel (Paris), j'ai passé une superbe soirée chez le directeur de cette salle, qui est également le producteur du label Saphir.

Moments magnifiques autour d'une délicieuse T'fina pkaila préparée par notre hôte, désireux de faire se rencontrer des musiciens et de susciter des projets. Instant d'anthologie sur la terrasse de l'appartement pendant lequel je me fais expliquer la mécanique quantique (rien que ça) par Laurent Naouri et Karen Vourc'h, qui est d'ailleurs comme moi une ancienne de l'Université McGill !

A la fin du dîner, propositions malhonnêtes de notre hôte, qui avait bien une idée derrière la tête en nous invitant chez-lui : cinq musiciens autour de la table... et des projets d'enregistrement chez Saphir. C'est comme cela que ça commence, autour d'un plat et avec du bon vin, avec de l'amitié, de la complicité et de la bonne cuisine. C'est ça, le métier de musicien... ou plutôt, c'est cela que ça devrait être...plus souvent...

Jeudi dernier je reçois un coup de fil d'une personne qui me demande si mon groupe de musique ancienne médiévale est disponible pour une animation musicale dimanche 17 à Tourcoing. C'est dans une semaine! je vérifie auprès de mes compères, je réponds oui. Au moment de passer aux choses plus techniques, je pose la question au nom de qui le contrat doit être fait ; et en fait il s'avère que le contrat est fait à une structure qui revend le spectacle à la Ville. Bon. Je me suis permis de poser la question : avec quelle marge allez-vous revendre notre prestation? En sachant que la profession d'Agent artistique, par exemple, est réglementée, et que la commission sur le prix de vente ne doit pas dépasser les 10%. Les choses sont différentes avec un "producteur" ou "manager", et il n'y a dans ce cas aucune règle sur la commission.

Et donc mon interlocuteur me répond que notre spectacle sera vendu avec une marge de 25%. Rien que ça. Je n'ai pas pu m'empêcher, j'ai rétorqué : "Aaaah non, désolée, nous, nous ne fonctionnons pas comme ça". J'ai regretté ma réaction par la suite, car par les temps qui courent, personne ne peut se permettre de refuser un contrat. J'en ai par ailleurs longuement discuté avec mon entourage, avec mes compères musiciens et avec l'un de mes amis qui est dans le commerce, et le sujet prête vraiment à débat.

Certes tout le monde doit gagner sa vie. je suis tout à fait d'accord de concéder 10% à un agent, qui s'occupe de la carrière d'un artiste ; ou davantage même à un producteur qui gère son écurie, qui suscite des projets et des rencontres, qui s'investit dans un groupe. Mais les prix que nous proposons sont étudiés au plus juste, et souvent même ils sont encore trop chers et le devis ne passe pas, une fois sur deux. La plupart du temps, pour une fête historique, pour une journée de travail musical spécialisé, au final chaque musicien touche entre 180 et 200 euros net. Et qu'une personne revende notre spectacle 25% plus cher, s'octroyant plus de 350€ pour s'être donné la peine de passer deux coups de fil en ayant trouvé nos coordonnées dans Google m'a un peu ulcérée.

C'est peut-être la dure loi du marché. Ce ne sont pas des commissions inhabituelles. C'est vrai que sans cette personne, la proposition nous ne l'aurions pas eue. Vaut-il mieux dans ces conditions accepter le contrat, ou rester chez-soi et ne pas bosser?

Quel monde néanmoins entre ces revendeurs de spectacles et le producteur qui a organisé le dîner d'hier!

Et pourtant, comme musicien, n'avons-nous pas vitalement besoin de gens qui nous apportent des contrats, meme s'ils prennent au passage une commission énorme? Comme je disais dans un précédent billet au sujet d'Hadopi, dans tous les cas ce sont les musiciens qui trinquent; les producteurs, les revendeurs, les majors du disques, eux, gagnent mieux leur vie que nous.

lundi 4 mai 2009

Concerts en mai

J'ai le plaisir de vous inviter à mes prochains concerts :
 
Lundi 4 mai, Théâtre Pierre Cardin, Paris
Cérémonie de gala, remise des prix les David de l'art contemporain
Performance artistique de "Musique Post-Bourgeoise", trio de musique électronique de salon (Olivier Urman, Constantin Leu, Claude Nadeau)
Site internet de la manifestation (gala sur invitation seulement)
 
Mercredi 6 mai, 20h, Auditorium des Carmes, Vannes
Récital de clavecin "Compositeurs vannetais du XVIIIe siècle à aujourd'hui" : musique baroque, oeuvres commandées à des compositeurs vivants, et musique bretonne adaptée pour clavecin. Oeuvres de Mars, Pierick Houdy, Yves Ribis, Alan Stivell, Didier Squiban, et deux noëls bretons.
Tarifs : 12 € et 10 € Billeterie : 02 97 01 62 00 site internet de la Ville
 
Samedi 16 mai, 19h, Moigny sur Ecole
Banquet médiéval - animation musicale sur instruments d'époque
avec l'ensemble An Dud Nevez (Daniel Dupitier, Pierre-Olivier Schmitt et Claude Nadeau)
renseignements et réservations : 01 64 98 00 00 ou mediatheque-moigny-sur-ecole@wanadoo.fr
 
Mercredi 20 mai, 20h30, Théâtre L'Archipel, Paris
Concert de musique ancienne : Brian Cummings, contre-ténor; Federico Yacubsohn, viole de gambe; Benoît Damant, ténor et récitant; Claude Nadeau, clavecin
Tarif : 15€, 12€ et 9,50€  réservations : 0 826 02 99 24 larchipel@larchipel.net et sur le site internet du théâtre
 
Dimanche 31 mai et Lundi 1er juin, Ville d'Agde
Animation de musique renaissance par An Dud Nevez et concert de clavecin
Dans le cadre de la manifestation "Agde au fil du temps"
Infos : 04 67 94 72 70 et sur le site internet de l'Office de Tourisme
 
Bien entendu vous retrouverez des échos de ces concerts, des photos et des extraits musicaux sur ce blog...
 
Au plaisir de vous voir ou revoir lors d'une ces manifestations!

mardi 21 avril 2009

Téléchargement légal, illégal, Hadopi...

Depuis plusiurs années, je propose sur mon site le téléchargement légal et gratuit de plus de 3h de musique extraite de mes divers concerts. J'autorise par ailleurs leur utilisation "dérivée" pour autant qu'on mentionne mon nom et éventuellement mes coordonnées. Ainsi, mes concerts connaissent une seconde vie, et ma musique s'est retrouvée utilisée dans des courts-métrages, et même des jeux vidéos!

Que pensez-vous de cette phrase d'un internaute, relevée dans le quotidien 20 Minutes :

"Le raisonnement "1 téléchargement = 1 vente perdue" est ridicule. Je télécharge comme j'écoute la radio. Si j'aime vraiment un groupe, je vais le voir en concert. Si j'aime un réalisateur, je vais au cinéma. L'industrie du disque, qui vole les artistes et réalise que son système de distribution est cassé cherche des coupables, mais ils ont creusé leur propre tombe" ?

mercredi 18 mars 2009

Claude Nadeau VS les joueurs du VOC (club de Foot de Vannes), en direct le 24 mars

L'arrivée du VOC en ligue pro et leurs succès récents font des joueurs les nouveaux héros des Vannetais. Pourtant la présence du stade en centre-ville pose certains défis de voisinage, notamment avec l'Ecole Nationale de Musique (Conservatoire à rayonnement départemental).

Les supporteurs traversent le Conservatoire pour accéder aux tribunes du stade de la Rabine, et les joueurs passent tous les jours devant l'Auditorium des Carmes, une des plus belles salles de concert classique de Bretagne, sans jamais y avoir mis les pieds (et probablement sans jamais avoir assisté à un concert de musique classique de leur vie)

La claveciniste bretonnante Claude Nadeau est "Artiste en résidence" à Vannes depuis janvier 2008. A ce titre, elle travaille sur les compositeurs bretons, et essaie d'infiltrer sa musique dans la vie vannetaise. Elle a eu envie de tisser un lien entre les "cultureux" et les "sportifs" : "Si moi, musicienne classique, je suis capable de commencer à m'intéresser au foot avec le VOC, pourquoi les sportifs ne pourraient-ils pas s'intéresser à la musique classique?" Après tout, nous sommes voisins, et nos métiers évoquent les mêmes valeurs, de discipline, de travail d'équipe, d'entraînement intensif et quotidien, etc...

Avec la complicité de Pierrick Dano (Intersport), l'un des principaux sponsors du VOC, et de la Direction du Club, Claude Nadeau a décidé d'inviter les joueurs et leur entraîneur à son prochain concert, mardi 24 mars à 19h à l'auditorium des Carmes à Vannes. Elle s'y produira en compagnie de Michel Gastaud, premier percu solo de l'orchestre de l'Opéra de Paris, dans un répertoire de musique classique et de musique actuelle (Bach, Piazzola, une création de Graciane Finzi et une oeuvre de Césarius Alvim, d'origine brésilienne, qui vit et travaille à Brest). A titre de clin d'oeil, les musiciens revêtiront, pour le dernier morceau du concert, le maillot du VOC (mais chut, c'est un secret!)

L'expérience sera-t-elle concluante? Peut-on apprécier la musique classique, souvent ressentie comme élitiste ou inacessible, quand on est un sportif professionnel? Si "du beau sport", ou "un bel effort" sont des valeurs universelles, est-ce que "de la belle musique" peut toucher quelqu'un qui n'est pas mélomane? Est-ce que l'émotion et l'énergie peuvent transcender les codes esthétiques?

C'est ce que nous verrons le soir du 24 mars!

Dernière minute !

Lire l'article du Mensuel du Golfe du Morbihan"

dimanche 8 mars 2009

Etats d'âme : Twitter et le mystérieux musicien du métro

Ca y est, je m'y suis mise moi aussi, je suis sur Twitter. C'est un petit gadget qui a pour but de répondre à la question "Et là, tu fais quoi?..." Vous verrez donc mes humeurs dans cet encart, situé dans la colonne de droite de ce blog. Vous pouvez également me retrouver sur http://twitter.com/claudenadeau et vous abonner pour suivre mes états d'âme! (on n'arrête pas le progrès!)

Je ne suis pas une adepte du "copier-coller", mais je ne peux pas résister à partager avec vous ce texte qui relate une bien curieuse expérience. Il m'a beaucoup fait réfléchir, voyez un peu :

Un violoniste dans le métro "Un homme s'assit dans le métro à Washington DC et commencé à jouer du violon. C'était un matin froid de janvier. Il joua 6 pièces de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c'était une heure d'affluence, il a été calculé que plusieurs milliers de personnes avaient traversé la station, la plupart sur le chemin du travail.

Au bout de 3 min, un homme d'âge moyen remarqua qu'un musicien était en train de jouer. Il ralentit le pas pendant quelques secondes puis accéléra pour rattraper le temps perdu. Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier dollar de pourboire: une femme jeta l'argent dans la caisse, sans s'arrêter et continua à marcher. Quelques minutes plus tard, quelqu'un s'adossa au mur pour l'écouter, mais regarda sa montre et reprit sa course. Il était de toute évidence en retard pour le travail.

Celui qui fut le plus attentif fut un garçon de 3 ans. Sa mère le traînait, pressée, mais l'enfant s'arrêta pour regarder le violoniste. Finalement la mère le tira plus fort et l'enfant continua à marcher en regardant tout le temps derrière lui. Cette action fut répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à avancer.

Durant les 45 minutes où le musicien joua, seulement 6 personnes s'arrêtèrent et restèrent un moment. Environ 20 personnes lui donnèrent de l'argent mais en continuant de marcher normalement. Il reçut 32 dollars. Quand il s'arrêta de jouer et que le silence reprit ses droits, personne ne le remarqua. Personne n'applaudit ou ne manifesta un signe de reconnaissance.

Personne ne le savait, mais le violoniste était Joshua Bell, l'un des meilleurs musiciens du monde. Il joua l'un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d'une valeur de 3,5 millions de dollars.

2 jours avant qu'il ne joue dans le métro, il jouait à guichets fermés dans un théâtre de Boston, où les places avaient été vendues, en moyenne, 100 dollars chacune.

Ceci est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans le métro était une expérience, organisée par le Washington Post, sur la perception, le goût et les priorités des gens. L'argument en était: Percevons-nous la beauté? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L'une des conclusions possibles à une telle expérience pourrait être celle-ci: Si nous n'avons pas un moment pour nous arrêter et écouter l'un des meilleurs musiciens du monde jouer la meilleure musique jamais écrite, combien d'autres choses ratons-nous? "

L'article original du Washington Post (très long et en anglais) et qq vidéos de la scène a cette page http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html

La prochaine fois que vous croiserez un musicien dans le métro, ou dans la rue, ou en train de jouer comme "fond sonore" d'une soirée où personne ne l'écoute, qu'il soit bon ou mauvais, pensez au moins à lui sourire...

samedi 7 mars 2009

Le moyen âge à découvrir et à écouter : concert-conférence à la Médiathèque de Saint Cloud

Article paru dans le journal municipal de Saint Cloud :
(cliquez sur l'article pour agrandir)

Oyez oyez, gentes damoiselles et fiers chevaliers, trouvères et ménestrels! Point de noise, le samedi 7 mars, à 17h30, mais de belles notes avec une conférence-concert à laquelle vous êtes tous conviés. L'Espace musique de la médiathèque ouvrira une brèche dans le temps et ressuscitera les musiques occidentales du VIIe au XIVe siècle. Pour relancer les animations musicales, Cécile Boulet, la nouvelle discothécaire a choisi de commencer par le Moyen âge. Et cela pour deux raisons. D'une part, la conférence musicale de la musicienne Claude Nadeau est à la fois érudite et ludique, accessible aux passionnés comme aux familles, donc bien dans l'esprit de ces moments. D'autre part, la médiathèque dispose d'un fonds assez important de musique médiévale. Ce qui vous permettra, si vous souhaitez poursuivre vos pérégrinations musicales, d'emprunter des disques sans devoir ferrailler.

La musique médiévale, malgré sa richesse et les huit siècles qu'elle recouvre, n'évoque souvent que la musique sacrée et les chants grégoriens. Pendant 1h30, Claude Nadeau, accompagnée de Daniel Dupitier, va s'attacher à nous faire découvrir l'intérêt de ce répertoire méconnu qui voit l'apparition de la polyphonie, de la musique de cour et du chant courtois. Cette artiste, Premier prix en clavecin et invitée comme soliste en 2007 à l'Opéra national de Paris, présentera les instruments du Moyen âge au travers d'enluminures, de textes et de photos de la statuaire des cathédrales ainsi que les bois utilisés et les techniques de jeu. Mais ce sont les instruments eux-mêmes qui se chargeront de nous faire voyager dans le temps : bombarde, harpe gothique, psaltérion à archet, buisine, hautbois du Languedoc et flûtes résonneront dans la " salle ronde " du jardin des Avelines.

mercredi 25 février 2009

Spécial Salon de l'agriculture

Ma mère m'a ressorti cette photo, je dois avoir 5 ans à peine, et déjà le chapeau! Sur le beau tracteur Ford de mon parrain Jean-Marie en Gaspésie (au Québec)...

Un jour à l'issue d'un concert où je tenais le continuo en même temps que je dirigeais, quelqu'un du public était venu me dire que je faisais "un continuo tracteur". J'ai failli mal le prendre, d'autant plus que cette personne connaissait la musique, mais elle s'en est expliquée : un continuo qui emmène les autres musiciens, du verbe tracter quoi! Cela m'a fait penser à François Couperin, qui dit dans "L'art de toucher le clavecin":

"Les hommes qui veulent arriver à un certain degré de perfection ne devroient jamais faire aucun exercice pénible de leurs mains. Celles des femmes, par La raison contraire, sont généralement meilleures. J'ai déjà dit, que la souplesse des nerfs contribué beaucoup plus, au bien-joüer, que la force; ma preuve est sensible dans la différence des mains des femmes, à celles des hommes; et de plus, La main gauche des hommes, dont il se servent moins dans les exercices, est communément plus souple au clavecin". Bref, travaux des champs ou plaisirs d'Euterpe, il faut choisir...

L'occasion de relire cet ouvrage de Couperin, dans lequel, comme beaucoup de jeunes clavecinistes, j'appris à apprivoiser cet instrument. En voici un extrait:

Cet instrument a ses propriétés, comme le Violon a les siennes. Si le clavecin n'enfle point ses sons; si les batemens redoublés sur une même note ne lui conviennent pas extrêmement;, il a d'autres avantages, qui sont, La précision, La néteté, Le brillant; Et L'etenduë. On devroit donc prendre un milieu, qui seroit, de pratiquer quelquesfois les légèretés des Sonades, et d'éviter les morceaux lents qui si rencontrent, dont les basses ne sont point faites pour y joindre les parties lutées, et sincopées qui conviennent au clavecin. Mais les François dévorent volontiers Les nouveautés aux dépens du vrai qu'ils croyent saisir mieux que les autres nations. Après tout, il faut demeurer d'accord que les pièces faites exprès pour le clavecin y conviendront toujours mieux que les autres. Cependant dans les légèretés des Sonades, il y a des morceaux que réüssissent assez bien sur cet instrument. Ce sont ceux où le dessus et la basse travaillent toujours. Comme, par exemple, l'allemande cy-après...."

Et pour revenir à l'agriculture, enfin (c'est actuellement le Salon de l'Agriculture à Paris), je dis souvent que le clavecin est un instrument bio : il est comme il est, avec ses limites et ses possibilités, il joue peut-être moins fort en décibels que d'autres instruments, il tient moins bien l'accord parfois, mais pour certaines choses il a peut-être un peu plus de goût, et c'est ainsi qu'on l'aime, parce qu'il est authentique, profondément organique...

lundi 9 février 2009

Victoires de la musique classique 2009

J'ai assisté hier au gala des Victoires de la Musique Classique 2009 à Metz. C'est la deuxième fois que je prends part à cet événement (voir le billet de l'année dernière, à Toulouse). Je dois dire que le spectacle était particulièrement réussi cette année, avec des artistes époustouflants en direct d'une des plus belles salles de France, le théâtre de l'Arsenal : Robarto Alagna, l'ensemble Matheus dirigé par Jean-Christophe Spinosi, Katia et Marielle Labèque, Lang Lang, l'Orchestre National de Lorraine dirigé par Jacques Mercier et Ariane Matiakh... L'émission animée par Marie Drucker et Frédéric Lodéon était retransmise en direct sur France 3 et par France Inter.

J'ai beaucoup aimé l'intervention des musiciens du Trio Wanderer, lauréat du trophée de l'ensemble de musique de chambre de l'année, pendant laquelle un des musiciens a affirmé que cette Victoire démontrait que le public était encore capable d'apprécier la belle musique, sans céder à la facilité, et pouvait aimer autre chose que la culture bling-bling. Pour une fois qu'on a de la musique classique aux heures de grande écoute, j'espère que cette petite phrase aura fait mouche. Et puisque Patrick de Carolis était dans la salle, peut-être est-ce l'occasion de réfléchir : puisque les chaînes publiques ne sont plus soumises aux diktats de l'audimat pour plaire aux publicitaires, peut-être l'étape de la suppression de la pub pourrait-elle être une opportunité d'avoir l'audace de programmer plus souvent de la musique classique sur les chaînes non câblées?...

J'ai eu l'heureuse surprise hier soir de me faire reconnaître par des lecteurs de ce blog ! Un blog qui se maintient dans les 20 000 visiteurs uniques mensuels en moyenne... merci à vous de vous intéresser à ma musique. C'est vrai qu'avec un instrument aussi improbable que le clavecin, on est bien obligés de réfléchir à des nouveaux moyens de diffusion. N'hésitez pas, visiteurs, à laisser des commentaires, à envoyer un petit mot : cela fait tellement plaisir de savoir qu'il y a des gens derrière l'écran! Et puis, quand on passe des heures seul devant son instrument, avec forcément des moments de fatigue et de doute, cela fait du bien de temps en temps de se retourner et de voir que, non, on n'est pas complètement seul!

Retour à Paris hier soir par le TGV de 20h55, qui était rempli avec une bonne partie des artistes des Victoires de la Musique : incroyable ambiance de fête au bar et dans les voitures, on boit au succès des uns, on fait des affaires, on se dépêche d'engager tel lauréat avant que son agent, dès le lendemain matin, double sa cote... Et puisque la soirée était aux remerciements des uns et des autres, j'y vais moi aussi de mon couplet : merci à Bruno Mantovani pour les fous rires en voiture 3 (rikitikitikak), merci aux éditions Lemoine pour le coup à boire et pour l'harmonium, merci à Philippe Jarourssky d'avoir fait vite ;-) merci au contrôleur de nous avoir laissés faire la fête dans son train, merci à Roberto Alagna pour le biscuit au chocolat (mmmm)... et qui sait, l'année prochaine, peut-être un disque de Claude Nadeau en nomination pour les Victoires?... ;-)

lundi 2 février 2009

La folle journée du clavecin à Vannes

Eh non, malgré toute l'envie que j'avais d'y aller, je ne suis pas allée à la Folle Journée à Nantes, puisque j'ai passé la journée au Conservatoire de Vannes avec des élèves du département claviers (piano, orgue) afin de leur faire découvrir le clavecin. Une folle journée en effet, car aujourd'hui j'ai fait jouer une bonne vingtaine d'élèves sur le clavecin, en consacrant une vingtaine de minutes individuellement à chacun. Et puis, comme à Nantes, ils ont presque tous joué du Jean-Sébastien Bach! :-)

C'est la suite d'un projet pédagogique qui avait commencé à Pontivy (voir le billet à ce sujet) et qui était proposé aux élèves de Vannes, Pontivy et Sarzeau. Environ 75 élèves ont été intéressés, et se sont portés volontaires pour prendre part au projet en plus de leurs heures de cours régulières. Merci aux professeurs de piano et d'orgue de s'être préêtés au jeu et d'avoir collaboré avec autant de complicité! Voici le compte-rendu qu'ont fait Le Télégramme et ouest-France à ce sujet : (cliquez sur les articles pour agrandir)

samedi 17 janvier 2009

Concert "Marie Stuart" au Musée National de la Renaissance : musique française et musique écossaise de la Renaissance au Château d'Ecouen

Marie Stuart
"LA REINE ET LE POETE
Marie Stuart et Ronsard"


Concert de musique Renaissance
par l'ensemble Entheos

DIMANCHE 18 JANVIER 2009 à 15h30 (précises)
au Musée National de la Renaissance : Château d'Ecouen (95)

Artistes interprètes :
Sophie Pattey : Soprano / Claude Nadeau : Clavecin / Céline Ferru : Luth / Brian Cummings : Contre-ténor / Federico Yacubsohn : Viole de gambe 
Benoît Damant : Voix et direction


Informations pratiques
Entrée libre dans la limite des places disponibles
pas de supplément au droit d'entrée
contremarques à retirer à l'accueil du musée le jour même à partir de 14h
t. 01 34 38 38 50 - www.musee-renaissance.fr
Ensemble Entheos, direction artistique Beno�t Damant
39 rue de la Chapelle 75018 Paris  Tel : 06 60 74 51 06
asso_entheos@yahoo.fr  - www.myspace.com/ensembleentheos
Entheos
Ce programme est proposé dans le cadre de l'exposition "Marie Stuart, le destin français d'une Reine d'Ecosse" qui se tient jusqu'au 2 février 2009 au musée national de la Renaissance - château d'Ecouen (et au musée Condé - Château de Chantilly)
Visite-conf�rence à Ecouen pour individuels les samedis et dimanches à 11h
 
 

En attendant le concert, quelques photos en répétition, et un MP3 gratuit en cadeau (faire "clic droit" puis "enregistrer le lien sous") - il s'agit d'un Branle Gay de Pierre Attaignant (1531)

samedi 10 janvier 2009

VOEUX 2009

Meilleurs voeux à tous, et aux souhaits habituels que s'ajoutent ceux d'une année 2009 qui fera un plus large place à la culture, une année où il y aura moins de bruit de plus de musique... Moins de déprime et un supplément d'âme, moins de spéculations hasardeuses et plus de concerts, moins de superficiel et plus de ce qui donne un sens à la vie. Moins de "Bonjour paresse" et plus de travail (rémunéré) pour les musiciens... Car c'est en période de crise qu'on a particulièrement besoin de l'art. C'est trop facile de couper les budgets culturels en premier, comme on l'annonce partout, sous prétexte que la culture serait moins indispensable qu'autre chose : c'est maintenant que la société a le plus besoin de notre musique.

Bonne année 2009, gardez le moral! et ne laissez jamais s'éteindre votre flamme.

Et pour mes amis bretons, Bloavezh mat, joa, prosperite, hag ur banne gwin bemdez! ;-)

lundi 22 décembre 2008

Prochains concerts

31 décembre : Saint-Sylvestre à Pontivy (Palais des Congrès)
18 janvier : Concert au Château d'Ecouen avec l'Ensemble Enthéos, dir. Benoît Damant
22 mars : stage de chant médiéval, dans le cadre des Semaines de la Voix à Vannes
24 mars : concert de musique contemporaine avec Michel Gastaud, percusison, à Vannes
28 mars : conférence concert sur les instruments médiévaux à Vitré
6 mai : récital compositeurs bretons du XVIIIe et du XXIe siècle à Vannes

D'autres dates sont à confirmer et vous seront annoncées prochainement...

Je m'investis beaucoup dans ma Résidence Artistique à Vannes, et par la force des choses je joue un peu moins à Paris et en région parisienne... si vous avez des suggestions de lieux (églises, salles...), de Mairies ou quelque contact qui pourrait être intéressé par l'un de mes concerts: musique de chambre baroque, musique de la renaissance, récital de clavecin..., n'hésitez pas à transmettre mes coordonnées.

dimanche 21 décembre 2008

Soupe pour le Solstice d'hiver

Oyez oyez braves gens, les jours vont commencer à rallonger! :-)

Avez-vous remarqué que dans la plupart des grandes traditions, cette période de l'année est l'occasion d'une fête dédiée à la Lumière? Que ce soit la Hannoukah des Juifs, ou Noël des Chrétiens... qui peut me dire si chez les Musulmans la Fête de l'Agneau a aussi un lien avec la lumière? En tout cas, aujourd'hui à 13:03 c'est le Solstice d'Hiver, que dans l'ancienne tradition on appelait aussi "Yule", un mot que l'on retrouve souvent dans les cantiques anciens en anglais pour désigner Noël.

Je vous propose aujourd'hui une recette de soupe solsticielle, en cela qu'elle est particulièrement symbolique de la lumière, parce qu'elle est très colorée dans des tons chauds, et qu'elle est pleine de vitamines, on en a bien besoin pendant l'hiver!

J'ai d'abord fait revenir des oignons (et un peu d'ail si on aime) dans du beurre. J'ai ensuite rajouté 2 litres d'eau salée et porté à ébullition. Ensuite j'ai jeté dans mon chaudron:

- des rondelles de carottes, comme autant de petits soleils
- des morceaux de courge muscade, on peut aussi mettre du potirron, du potimarron, ou toute autre courge orangée
- un pied de brocoli, vous savez la partie dure que parfois on jette... eh bien chez moi pas de gaspi!
- vous pouvez rajouter d'autres légumes blancs ou orangés, selon ce que vous avez sous la main...
- une pluie de grains de sarrazin - on peut aussi mettre de l'orge. J'en ai mis environ une poignée, ça donne une consistance crémeuse sans ajouter de féculents (comme les pommes de terre) ou de crème.
On laisse mijoter... et on assaisonne selon son goût:

moi j'ai mis du poivre 5 baies du moulin, des feuilles de sauge séchée, du gingembre en poudre, et surtout pas mal de noix de muscade fraîchement râpée au-dessus de la marmite :-)

J'ai aussi ajoutée en fin de cuisson deux demi-clémentines! Quand on ajoute de l'orange dans une recette, il ne faut pas la mettre trop tôt sinon cela devient amer...

On laisse bien mijoter, à feu doux, très longtemps... Un petit coup de moulinette... Et c'est prêt!

Voilà, de la lumière dans l'assiette. On peut préparer cette soupe en écoutant le superbe et lumineux Concerto pour la nuit de Noël de Corelli dans la version de Christopher Hogwood, ou la Messe pour le matin de Noël de Praetorius, dans la version absolument jubilatoire du Gabrieli Consort

dimanche 14 décembre 2008

Découverte du clavecin

Hier à Pontivy, j'ai eu l'occasion d'animer une journée de découverte autour du clavecin. Destinée aux élèves de l'Ecole de Musique (le Conservatoire de Vannes, qui m'accueille dans le cadre d'une Résidence Artistique, étant à rayonnement départemental), ce projet vise à faire découvrir mon instrument aux élèves du département claviers (piano, orgue).

Ce projet se déroule en trois étapes:

1- les élèves intéressés ont reçu une "fiche pédagogique", et s'inscrivent pour un créneau en tête à tête avec le clavecin. Pas de cours magistral, pas de blabla, tout de suite du concret : on met des mains dedans, on écoute ce que l'instrument a à dire, comment il réagit. On plonge d'abord, et on apprend à nager ensuite!

2- je rencontre les élèves pendant une journée d'échange, autant que possible avec les profs aussi, pour discuter de leurs impressions et pour leur donner des clés de compréhension. Comme samedi dernier à Pontivy. Une rencontre similaire est prévue à Vannes les 24 et 31 janvier pour les élèves de Vannes et de Sarzeau.

3 - les élèves les plus motivés pourront, après ces journées, décider de travailler sérieusement un morceau qui pourrait être présenté en masterclass aux Carmes, soit en amont de mon récital du 6 mai, soit à l'occasion des portes ouvertes de fin d'année. Le but de la masterclass, qui pourrait être ouverte également aux élèves d'autres conservatoires de Bretagne et aux amateurs de talent, étant de partager avec un public encore plus large nos découvertes autour de cet instrument, et de montrer la richesse et la diversité des activités du conservatoire...

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